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France: Le HCFP juge "cohérent" le scénario économique du gouvernement sur fond de guerre en Iran
information fournie par Reuters 22/04/2026 à 13:35

Vue de la Tour Montparnasse et de la Tour Eiffel à Paris

Vue de la Tour Montparnasse et de la Tour Eiffel à Paris

Le Haut Conseil des finances ‌publiques (HCFP) a jugé mercredi "cohérent" le scénario économique actualisé du gouvernement prenant en compte ​le conflit au Moyen-Orient, tout en prévenant de fortes incertitudes et d'un manque de clarté sur l'impact concernant le déficit public cette année.

Plus tôt ce mois-ci, l'exécutif ​a abaissé à 0,9% sa prévision de croissance pour 2026, contre 1% attendu auparavant, et relevé sa prévision ​d'inflation à 1,9%, contre 1,3% anticipé précédemment.

Pour ⁠établir ces prévisions, il a retenu un scénario de détente progressive conduisant ‌au maintien du prix du pétrole à 100 dollars jusqu'à fin mai avant un reflux vers 80 dollars fin 2026.

"Sous cette hypothèse ​de normalisation progressive au ‌deuxième semestre, le Haut Conseil estime que le scénario économique ⁠actualisé du gouvernement pour 2026 est cohérent", indique-t-il dans un rapport.

Ce scénario "reste cependant soumis à un aléa majeur relatif à l'évolution de l’environnement international", ajoute le HCFP.

En ⁠dépit du ralentissement de ‌l'activité économique, le gouvernement a maintenu son objectif de réduction du ⁠déficit public à 5% du produit intérieur brut (PIB). Pour tenir cet objectif, ‌il a annoncé mardi que six milliards d'euros de dépenses pourraient être ⁠stoppées cette année, dont quatre milliards d'euros pour l'Etat et ⁠deux milliards d'euros "dans ‌la sphère sociale".

"Pour l'État, il s’agirait de mesures de régulation en gestion déjà utilisées ​en 2025, les mesures envisagées pour la ‌sphère sociale restant imprécises. L’impact de ces mesures sur la dépense en comptabilité nationale et in fine ​sur le déficit public n’a pas non plus été clarifié", pointe le HCFP.

Et de prévenir: pour respecter l'objectif de déficit, il faudra une "mise en ⁠oeuvre effective" des mesures d'économies annoncées et "l’absence de mesures discrétionnaires non financées en réponse à la crise".

Pour l'heure, le gouvernement a écarté de quelconques mesures généralisées, comme une baisse des taxes sur les carburants, préférant des mesures de soutien ciblées aux secteurs les plus impactés par la hausse des prix de l'énergie.

(Rédigé par Blandine Hénault, ​édité par Zhifan Liu)

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