( AFP / ANGELA WEISS )
L'activité du secteur privé en France a connu en France son plus fort recul depuis 14 mois, témoignant d'une "accélération de la contraction" dans la deuxième économie de la zone euro, selon le baromètre PMI Flash publié jeudi par S&P Global.
Cet indice a reculé à 47,6 après 48,8 en mars, en raison d'une détérioration de la conjoncture dans le secteur des services, a indiqué S&P Global.
Le climat d'incertitude a "incité ménages et entreprises à une plus grande prudence en matière de dépenses, ce qui a entraîné une baisse du niveau d’activité de l'ensemble du secteur privé", a souligné Joe Hayes, chef économiste à S&P Global Market Intelligence.
L'indice PMI Flash de l’activité des services a ainsi reculé à 46,5 en avril, contre 48,8 en mars, à un plus bas de 14 mois aussi.
L'indice PMI Flash de l’industrie manufacturière a, lui, augmenté à 52,8 en avril (contre 50 en mars), au plus haut depuis 47 mois. La production du secteur manufacturier a enregistré sa plus forte croissance depuis plus de quatre ans.
Pour l'expliquer, S&P Global relève que les risques de pénuries et de hausses des prix ont "conduit les clients à anticiper leurs commandes, entraînant ainsi un rebond des ventes, de l’activité achats et des stocks dans les entreprises manufacturières françaises".
La guerre au Moyen-Orient s'est répercutée "sur les stratégies d’approvisionnement des entreprises", ajoute l'enquête.
Mais "loin d'annoncer une réelle reprise, le rebond de l’activité manufacturière devrait au contraire rester éphémère", a commenté Joe Hayes.
Les pressions sur les coûts des entreprises se sont par ailleurs de nouveau considérablement renforcées, l’inflation des prix payés ayant atteint son plus haut niveau depuis trois ans. La répercussion de cette hausse des coûts sur les prix facturés a cependant été "relativement limitée" à ce stade.
Les entreprises interrogées ont notamment fait état d’une hausse des prix de l’énergie, du carburant, des transports, des produits chimiques et des métaux.
L’emploi a augmenté dans le secteur privé français en début de deuxième trimestre 2026, mais seulement de manière marginale.
Les perspectives d'activité des entreprises se sont, elles, détériorées en avril, la confiance s'étant repliée à son plus faible niveau depuis juillet 2025 (à égalité avec celui enregistré en octobre dernier).
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