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Raphaël Glucksmann a annoncé dimanche sa candidature à l'élection présidentielle de l'an prochain, espérant offrir une alternative à gauche au chef de file de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, qui est déjà entré en campagne.
Le dirigeant du mouvement Place publique avait mené l'alliance de la gauche traditionnelle aux élections européennes de 2024, obtenant 14% des voix. Mais il peine à percer dans les sondages d'intention de vote en vue de la présidentielle, alors que la gauche hors LFI reste fragmentée entre socialistes, écologistes et communistes.
"Je ne prends pas cette décision à la légère", a déclaré Raphaël Glucksmann lors du journal de 20 heures de TF1.
"Si je suis candidat aujourd'hui, c'est pour relever la France. Va-t-on offrir notre pays à l'extrême droite? Je ne me voyais pas me dérober devant un tel choix", a-t-il dit, précisant qu'il participerait à la primaire que le Parti socialiste entend organiser à l'automne.
"Si je gagne cette primaire, il n'y aura plus jamais d'accord avec Jean-Luc Mélenchon. La seule manière pour la gauche de gagner, c'est d'être claire", a martelé le député européen, qui dénonce de longue date les positions qu'il juge pro-Poutine du dirigeant insoumis, ainsi que ses discours flirtant selon lui avec l'antisémitisme.
Raphaël Glucksmann a anticipé une rentrée politique qui s'annonce agitée alors qu'outre Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen à l'extrême droite et l'ancien Premier ministre Edouard Philippe au centre-droit sont déjà entrés en lice.
La dirigeante du Rassemblement national est nettement en tête des intentions de vote en vue du premier tour et donnée victorieuse au second tour face à n'importe quel candidat de gauche.
(Rédigé par Tangi Salaün)

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