Le maire de Paris Emmanuel Grégoire a évoqué jeudi une "situation (...) assez critique" dans la capitale en raison de la canicule qui étouffe la France et une bonne partie de l'Europe occidentale depuis une semaine, ajoutant, sans donner de chiffres, que la "mortalité est en hausse".
"On a à peu près tous les indicateurs qui sont dans la situation difficile. C'est à la fois les recours au Samu, les recours aux pompiers, les admissions aux urgences, évidemment les décès", a-t-il déclaré sur TF1.
Un nombre record de 72 départements - dont tous ceux d'Ile-de-France - sont actuellement placés par Météo France en vigilance canicule rouge, la plus élevée possible, seul un quart sud-est du pays échappant à cette classification.
Dans son dernier bulletin, le prévisionniste anticipe pour ce jeudi "encore une journée suffocante", tout en annonçant que 11 départements de la façade atlantique vont rebasculer en vigilance orange à partir de 22h00 (20h00) GMT, à la faveur d'une dégradation orageuse susceptible d'être accompagnée de grêles et de fortes rafales.
S'exprimant de son côté sur France Inter, Zaynab Riet, déléguée générale de la Fédération hospitalière de France, a estimé que la situation dans les Ehpad était "plutôt difficile".
Emmanuel Grégoire a ajouté que, au-delà des personnes les plus âgées, très surveillées après les milliers de décès lors de la canicule de 2003, les gens qui sont également confrontés à des risques sanitaires sont ceux qui ont entre 50 et 70 ans qui "continuent à vaquer à leurs occupations comme d'habitude".
Selon Météo France, la canicule actuelle est d'une intensité similaire à celle d'août 2003, qui avait causé la mort de près de 15.000 personnes en France.
(Rédigé par Dominique Vidalon et Benoit Van Overstraeten, édité par Tangi Salaün)

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