Aller au contenu principal
Fermer

France: Accusée de conflit d'intérêts, Pannier-Runacher dénonce des "allégations fausses et calomnieuses"
information fournie par Reuters 08/11/2022 à 16:52

La ministre française de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher

La ministre française de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher

PARIS (Reuters) - La ministre française de la Transition énergétique a dénoncé mardi des "allégations fausses et calomnieuses" à la suite d'informations du média d'investigation Disclose sur un possible conflit d'intérêts avec une société créée par son père dont une partie des fonds serait domiciliée dans des paradis fiscaux.

Selon Disclose, le père d'Agnès Pannier-Runacher, Jean-Michel Runacher, a fondé en 2016 une société civile, "Arjunem", dans le cadre d'une transmission de patrimoine à ses petits-enfants - dont les trois enfants de la ministre alors mineurs - qui proviendrait pour partie de fonds spéculatifs sis au Delaware, aux Etats-Unis, en Irlande et à Guernesey. Il est question de quelque 1,2 million d'euros de parts.

La société pétrolière Perenco, dont Jean-Michel Runacher était alors l'un des dirigeants, détenait des investissements dans ces fonds, affirme en outre Disclose. Un "possible conflit d'intérêts", relève-t-il.

Agnès Pannier-Runacher n'a pas mentionné l'existence de cette structure dans ses déclarations d'intérêts et de patrimoine à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), les enfants étant exclus de ce champ.

Interrogée à plusieurs reprises à ce sujet à l'Assemblée nationale, lors de la séance des questions au gouvernement, la ministre a parlé d'"allégations fausses et calomnieuses" pour "un sujet qui n'a pas de lien avec mes fonctions de ministre".

"En 2016, mon père a souhaité préparer sa succession par une transmission directe à ses petit-enfants. Cette transmission a eu lieu par le biais d'une entreprise française soumise à la fiscalité française, par acte notarié établi à Paris, et dans le plein respect des dispositions applicables par la loi française" a détaillé Agnès Pannier-Runacher, s'engageant à une pleine "transparence".

"Il n'y a donc rien de dissimulé, rien de caché", a-t-elle souligné, rappelant qu'elle n'avait pas à mentionner cette société à la HATVP, la loi prévoyant "expressément que les déclarations de patrimoine ne concernent pas le patrimoine des enfants, y compris mineurs".

"Je précise que je ne bénéficie pas, et ne bénéficierai jamais de ces fonds, n'ayant aucun droit, présent ou futur sur cette société", a ajouté la ministre, précisant que ses enfants n'avaient pas touché d'argent de la société.

S'agissant des accusations de conflit d'intérêts, Agnès Pannier-Runacher a déclaré n'avoir "aucun lien avec la société Perenco".

"Mon père, âgé aujourd'hui de 77 ans, a effectivement travaillé depuis 1979 dans le secteur pétrolier, ce n'est un secret pour personne", a-t-elle dit.

Perenco est "une société étrangère qui exerce ses activités pétrolières hors de France, je n'ai donc pas eu dans mes fonctions de ministre à connaître d'activités de ce groupe", a-t-elle dit.

Face aux interpellations de la Nupes, la Première ministre Elisabeth Borne, en réponse à une question sur sa ministre, a lancé : "Nous sommes dans un hémicycle, pas dans un tribunal."

(Rédigé par Sophie Louet, édité par Tangi Salaün)

14 commentaires

  • 08 novembre 19:23

    denigrez, denigrez , il en restera toujours quelque chose


Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • Raju Modiyam, qui a perdu une jambe dans l'explosion d'une mine artisanale, se déplace à l'aide d'une béquille dans le village de Lankapalli du district de Bijapur, dans l'Etat de Chhattisgar, le 1er avril 2026 en Inde ( AFP / Shammi MEHRA )
    information fournie par AFP 25.04.2026 00:13 

    Elles sont le legs meurtrier d'une des plus anciennes rébellion d'Asie. Dissimulées le long des pistes forestières du centre de l'Inde, des centaines de mines artisanales posées par les insurgés maoïstes menacent toujours la population, malgré la paix retrouvée. ... Lire la suite

  • Photo diffusée par le Département de l'information de la presse du Pakistan (PID), le 25 avril 2026, montrant le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar (c,d), et le chef d'état-major de l'armée, Syed Asim Munir (2e g), accompagnant le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi (c), à son arrivée à la base aérienne de Nur Khan à Rawalpindi, près d'Islamabad ( Département de l'information de la presse du Pakistan (PID) / Handout )
    information fournie par AFP 24.04.2026 23:23 

    Une reprise des pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre se profile vendredi, avec l'envoi de négociateurs des deux camps à Islamabad, sans garantie de discussions directes, deux semaines après l'échec d'une précédente tentative. Parallèlement, ... Lire la suite

  • La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris ( AFP / ERIC PIERMONT )
    information fournie par AFP 24.04.2026 23:12 

    La Bourse de Paris a terminé en baisse vendredi, dans la continuité d'une semaine marquée par les incertitudes et une situation qui reste "opaque" au Moyen-Orient. L'indice du CAC 40 a perdu 69,50 points (-0,84%) à 8.175,82 points. Sur l'ensemble de la semaine, ... Lire la suite

  • Dans la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, le 18 avril 2026, les immeubles effondrés et les commerces éventrés se succèdent  ( AFP / FADEL itani )
    information fournie par AFP 24.04.2026 22:41 

    Voici les derniers développements en lien avec la guerre au Moyen-Orient vendredi : - Le chef de la diplomatie iranienne à Islamabad Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, est arrivé à Islamabad vendredi soir avant des négociations entre l'Iran ... Lire la suite

Pages les plus populaires