Aller au contenu principal
Fermer

Football/Coupe du monde-Wenger minimise l'influence des pauses fraîcheur
information fournie par Reuters 18/07/2026 à 22:43

par Karolos Grohmann

Arsène Wenger, le directeur du développement du football mondial à la Fifa, a estimé samedi que les pauses fraîcheur introduites lors de la Coupe du monde n'avaient pas affecté le rythme du jeu ni influencé les résultats, mais leur avenir reste incertain.

S'exprimant avant la finale de dimanche entre l'Espagne et l'Argentine, l'ancien entraîneur d'Arsenal a indiqué que la Fifa allait étudier après le tournoi le dispositif des pauses fraîcheur afin de trancher sur leur utilisation dans les prochaines compétitions.

La Fifa a introduit des pauses fraîcheur de trois minutes au milieu de chaque mi-temps de tous les matchs de la Coupe du monde, mais cette mesure n'a pas fait l'unanimité.

Pour leurs détracteurs, ces pauses, qui découpaient en réalité le match en quatre quarts-temps, ont cassé le rythme des rencontres tout en offrant aux diffuseurs plus de deux minutes de publicité supplémentaires. Des supporters les avaient d'ailleurs sifflées en début de compétition.

"Non", a déclaré Arsène Wenger en conférence de presse, quand on lui a demandé si ces pauses avaient eu une influence sur les matches. "Parfois, ils n'aimaient pas ça, et il faudra qu'on analyse, une fois la Coupe du monde terminée, quel a été cet impact."

"Je n’ai pas eu l’impression que cela ait changé les résultats de la compétition. Mais nous sommes là pour répondre aux attentes des personnes qui regardent le football", a-t-il ajouté.

GRAND ÉCART CLIMATIQUE

Durant la compétition, le sélectionneur de l'Espagne Luis de la Fuente et le capitaine néerlandais Virgil van Dijk ont soutenu l'intention à l'origine de cette règle en cas de forte chaleur, tout en s'interrogeant sur sa nécessité par des températures plus fraîches et dans des stades couverts.

Le sélectionneur de l'Angleterre Thomas Tuchel a estimé que ces pauses avaient eu un impact plus important que prévu et qu'elles avaient brisé la dynamique des matches.

Le sélectionneur de l'Uruguay Marcelo Bielsa s'est montré encore plus critique, estimant que ces pauses n'avaient rien apporté au football tout en détruisant son essence culturelle.

Entre le Mexique, le Canada et les États-Unis, la Coupe du monde a été le théâtre d'un véritable grand écart climatique : d'un côté, des matches disputés sous une chaleur suffocante, de l'autre, des rencontres au thermomètre bien plus clément, notamment au Canada et à Boston.

"Dans certains matches, c'était vraiment nécessaire, et comme nous ne voulions pas faire de différence entre les rencontres, nous avons décidé de l'appliquer (à chaque match)," a expliqué Arsène Wenger.

"Lors de quelques matches joués dans des stades couverts, certains n'étaient pas contents face à cette mesure. Mais sur le plan médical, elle était nécessaire dans de nombreux matches. Nous n'avons pas encore tiré de conclusion."

(Reportage Karolos Grohmann; version française Clément Martinot, édité par Vincent Daheron)

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

Pages les plus populaires