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FO: Souillot, le réformiste, repart pour un deuxième mandat
information fournie par AFP 25/04/2026 à 16:59

Le secrétaire général du syndicat Force ouvrière (FO), Frédéric Souillot, le 20 avril 2026 à Dijon ( AFP / ARNAUD FINISTRE )

Le secrétaire général du syndicat Force ouvrière (FO), Frédéric Souillot, le 20 avril 2026 à Dijon ( AFP / ARNAUD FINISTRE )

Garantir l'indépendance, revendiquer la paix et rajeunir les troupes: Force ouvrière (FO), troisième centrale syndicale, a reconduit vendredi Frédéric Souillot, le réformiste, au poste de secrétaire général pour un deuxième mandat et voté sa feuille de route.

Le Comité confédéral national (CCN, "parlement" du syndicat) a réélu ce Bourguignon, ancien des forces spéciales, jusqu'en 2030, avec 98,06% des suffrages, a-t-on appris samedi auprès de FO.

Ainsi s'achève le 26e congrès de Force ouvrière, organisé à Dijon, après 5 jours de débats plutôt calmes et des retrouvailles émues dès l'ouverture avec deux des leurs, Cécile Kohler et Jacques Paris, revenus de détention début avril en France, après plus de trois ans de calvaire en Iran.

Sur la feuille de route de l'équipe dirigeante figurent le développement chez les cadres, le rajeunissement de sa base, l'indépendance face aux partis politiques avant l'élection présidentielle de 2027, voire des législatives, et la défense des services publics.

- "Un parcours remarquable" -

"J'ai entendu +De l'argent pour l'hôpital, pas pour les Rafale+, mais cela doit être les deux, mes camarades !", a estimé le leader devant un auditoire partagé entre applaudissements et huées.

"Il a voulu faire consensus en expliquant qu'on avait besoin d'hôpitaux mais aussi de Rafale... C'est dire si l'orientation est claire", a ironisé Fabrice Lerestif (cadre d'Ille-et-Vilaine), critique à l'instar de nombreux délégués jugeant l'homme "absent des médias" et l'accusant de ne pas avoir soutenu des militants condamnés ou des victimes de violences sexuelles.

En aparté, d'autres n'ont pas manqué de se moquer de "sa façon de parler, incompréhensible", ou de ses origines sociales.

Des outrages que le secrétaire général n'ignore pas. Ces insultes, dans le passé, "j'en ai peut-être aussi joué en faisant l'idiot ou le naïf, en répondant: +Ah bah oui mais, si j'avais été à l'école, ça, j'aurais compris", confie-t-il, avec pudeur, à l'AFP.

Les quelques 3.000 délégués réunis ont en outre approuvé les rapports d'activité et de trésorerie de la mandature qui vient de s'achever, avec toutefois des scores plus faibles que ceux obtenus en 2022 par Yves Verrier, prédécesseur de Frédéric Souillot à la tête de FO.

Après un diplôme de pâtissier–confiseur–chocolatier décroché à 16 ans, ce dernier avait été employé chez Thomson puis Schlumberger, avant de rejoindre FO (1994), la fédération des métallurgistes (2008) et d'entrer au bureau confédéral (2015).

"C'est quelqu'un qui a un parcours remarquable, qui a commencé à travailler tôt comme ouvrier et qui sait de quoi il parle", salue l'ancienne Première ministre, Elisabeth Borne, qui a trouvé en lui un "partenaire loyal".

Et loin de le snober, son successeur, Sébastien Lecornu, échange régulièrement avec le leader syndical par téléphone.

- "Encore plus loin" -

Des relations de travail qui ne disent néanmoins rien des opinions politiques de Frédéric Souillot, père de deux garçons et d'une fille mais aussi beau-père d'une fille et d'un garçon, et fils de socialistes.

Tout juste a-t-il rappelé une part de son ADN et de celui de FO: "Je suis, nous sommes, antifascistes, attachés à la démocratie et à la République, une et indivisible ! Nous sommes tous ici antiracistes, anti-xénophobes, contre l'antisémitisme, anti-islamophobes et contre toute idéologie de rejet de l'autre", a-t-il martelé jeudi sous les applaudissements des délégués à Dijon.

À un an de l'élection présidentielle, le leader syndical n'ira pas plus loin et ne compte pas appeler à voter pour un parti ou un autre.

En vue de cette échéance, il a aussi confié à la chaîne de télévision franceinfo qu'il voulait "reparler d'agenda social autonome, et notamment de modèle productif, et de protection sociale collective".

Le quinquagénaire (58 ans), ne dit rien de ses ambitions après 2030. "Je ne me suis pas posé la question d'un troisième mandat", assure-t-il.

"Développement, développement, et développement" de Force ouvrière, est pour l'heure l'unique objectif de cet ancien militaire. Plus jeune, il était au 13e régiment de dragons parachutistes - intégré aux forces spéciales de l'armée française - . La devise de son bataillon : "Encore plus loin".

1 commentaire

  • 18:38

    Totalement inexistant.....


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