Sous sanctions des États-Unis et de l'Union européenne, le Tagor avait changé à de multiples reprises de pavillon, arborant notamment celui de Madagascar, des Iles Marshall ou du Panama.
La société propriétaire du Tagor a reconnu sa culpabilité (illustration) ( AFP / FRED TANNEAU )
Le propriétaire du pétrolier de la flotte fantôme russe, arraisonné fin mai par la marine française dans l'Atlantique, a écopé d'une amende d'un million d'euros pour défaut de pavillon et refus d'obtempérer, a annoncé jeudi 2 juillet le procureur de Brest. "L'immobilisation administrative du navire va être levée" et le pétrolier "Tagor va pouvoir quitter les eaux territoriales françaises", a précisé le magistrat Stéphane Kellenberger dans un communiqué de presse.
Pavillons de complaisance
La société propriétaire du navire, immatriculée aux Iles Marshall, a reconnu sa culpabilité et a été condamnée par le tribunal de Brest à l'issue d'une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), ou plaider-coupable.
La somme de un million d'euros a déjà été versée, a précisé le procureur, qui ajoute que la société propriétaire du navire "a pris l'engagement d'obtenir dans les meilleurs délais un nouveau pavillon, licite".
C'est le quatrième pétrolier de la flotte fantôme, utilisée par Moscou pour contourner les sanctions occidentales contre ses ventes de pétrole, à avoir été intercepté en mer par la France depuis septembre 2025. Un cinquième pétrolier, le Deliver, intercepté au large de la Sicile le 23 juin, était toujours immobilisé jeudi près du terminal pétrolier du port de Marseille-Fos (sud-est).
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