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Ferroviaire: la concurrence est bonne pour la SNCF, plaident ses concurrents
information fournie par Boursorama avec AFP 15/09/2026 à 11:05
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( AFP / SAMEER AL-DOUMY )

( AFP / SAMEER AL-DOUMY )

Les concurrents de la SNCF ont réclamé mardi un abaissement des "freins et barrières" qui pénalisent les nouveaux transporteurs sur le réseau français à grande vitesse, assurant que le partage du rail est bon pour la SNCF elle-même.

A l'horizon 2035, les nouveaux opérateurs apporteront un milliard d'euros de recettes supplémentaires au gestionnaire d'infrastructures SNCF réseau chaque année, indique une étude du cabinet Frontier Economics, diffusée mardi par l'association française du rail (AFRA) qui réunit tous les concurrents de la SNCF.

Ces revenus proviennent des droits de péage ("sillons") payés par tout exploitant faisant circuler des trains sur les voies entretenues par SNCF Réseau, gestionnaire des infrastructures en France, et filiale de la SNCF.

"Ce sont donc des recettes supplémentaires pour l'opérateur historique apportées par les nouveaux entrants", argumente Marco Caposciutti, président de l'AFRA et de Trenitalia France, lors d'un entretien avec l'AFP.

Depuis l'arrivée de Trenitalia France sur les lignes à grande vitesse Paris-Lyon et Paris-Marseille, "il y a plus d'offres et les prix ont diminué", ajoute-t-il, "ce qui est bon pour les voyageurs est aussi bon pour la SNCF, car plus il y a d'opérateurs, plus la SNCF peut développer le réseau".

Selon l'étude, le montant des péages payés par les nouveaux entrants en 2035 pourrait représenter l'équivalent de 40% des péages acquittés aujourd'hui par SNCF Voyageurs, la filiale de la SNCF désormais en concurrence avec les nouveaux arrivants comme Trenitalia ou bientôt Velvet.

Parmi les freins identifiés à l'installation durable de la concurrence, des péages "trois à quatre fois plus élevés en France que dans les pays voisins", selon l'AFRA, et le fait que l'application SNCF Connect, largement utilisée, ne commercialise pas les billets grande vitesse des concurrents.

"Un péage moins cher permettrait plus d'attractivité et une hausse du volume de places supplémentaires proposées" au public, relève M. Caposciutti.

La SNCF fait elle valoir que ses concurrents ne sont pas astreints à la desserte des villes intermédiaires sur le réseau grande vitesse. Et réclame une égalité de traitement: les dessertes (non rentables pour elle) lui occasionnent un manque à gagner de 200 millions d'euros par an, a-t-elle calculé.

L'AFRA réplique dans son étude qu'un nouvel entrant, qui doit faire connaître son offre au public, subit un manque à gagner estimé entre 750 et 900 millions d'euros les cinq premières années par rapport à un opérateur établi comme la SNCF.

1 commentaire

  • 15 septembre 11:18

    Selon l'afra des péages 3 à 4 fois plus cher ce qui sous entend que la SNCF les paie ses péages à ce tarif !!!! Ils veulent avoir une réduction encore plus élevée qu'elles ont déjà en tant que nouveaux entrant !!!


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