NAIROBI, 26 août (Reuters) - Mekele, la capitale de la province éthiopienne du Tigré, a été visée vendredi par une frappe aérienne dont plusieurs médias locaux contrôlés par les autorités locales en conflit avec le gouvernement fédéral attribuent la responsabilité à ce dernier.
La chaîne Tigrai Television a diffusé des images de bâtiments endommagés et de personnes apparemment blessées allongées sur le sol et recevant des soins.
Deux organisations humanitaires ont confirmé qu'une explosion avait été entendue à Mekele et l'une d'elles a précisé que son équipe sur place avait entendu des tirs de batteries anti-aériennes.
Un peu plus tôt, le gouvernement éthiopien avait appelé dans un communiqué la population du Tigré à se tenir à l'écart des installations militaires en expliquant avoir l'intention de "prendre des mesures pour viser les forces armées".
Legesse Tulu, porte-parole du gouvernement, n'a pas répondu dans l'immédiat à des demandes de Reuters concernant la frappe aérienne.
Celle-ci intervient quelques jours après la reprise de combats entre des troupes gouvernementales et des soldats du Tigré à la frontière entre la région et celle d'Amhara.
Les deux camps se rejettent mutuellement la responsabilité de cette violation du cessez-le-feu entré en vigueur il y a quatre mois entre le pouvoir d'Addis-Abeba et le Front populaire de libération du Tigré (FPLT), le parti qui contrôle la province.
(Reportage bureau de Nairobi, version française Marc Angrand, édité par Sophie Louet)

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