Aller au contenu principal
Fermer

Espagne : l'opposition de droite rassemblée à Madrid contre Pedro Sánchez, cerné par des affaires judiciaires
information fournie par AFP 30/11/2025 à 15:25

(g-d) L'ancienne maire de Madrid, Ana Botella, son mari, l'ancien Premier ministre espagnol José María Aznar, la présidente de la région de Madrid, Isabel Ayuso, et le chef du Parti populaire (PP), Alberto Núñez Feijö, participent à une manifestation contre la corruption organisée par le PP, le 30 novembre 2025 à Madrid ( AFP / JAVIER SORIANO )

(g-d) L'ancienne maire de Madrid, Ana Botella, son mari, l'ancien Premier ministre espagnol José María Aznar, la présidente de la région de Madrid, Isabel Ayuso, et le chef du Parti populaire (PP), Alberto Núñez Feijö, participent à une manifestation contre la corruption organisée par le PP, le 30 novembre 2025 à Madrid ( AFP / JAVIER SORIANO )

"Ça suffit !", "Pas un jour de plus !" : l'opposition de droite espagnole et plusieurs dizaines de milliers de sympathisants se sont réunis dimanche à Madrid, pour demander "la démission" du Premier ministre socialiste Pedro Sánchez, cerné par des affaires judiciaires qui touchent son entourage.

Ce rassemblement organisé par le Parti populaire (PP, droite) est intervenu quelques jours après deux revers subi coup sur coup par le dirigeant de gauche : la condamnation du procureur général de l'Etat - qu'il avait défendu coûte que coûte - pour violation du secret judiciaire et le placement en détention provisoire de son ancien bras droit et ministre, José Luis Ábalos, dans une affaire de corruption.

"L'Espagne en a assez de ceux qui se croient au-dessus de tout le monde !", a accusé le patron du PP, Alberto Núñez Feijóo, appelant une nouvelle fois l'exécutif à organiser des élections législatives anticipées.

"Le +Sanchisme+ est en prison et doit être chassé du gouvernement", a-t-il encore tancé face à une foule compacte brandissant des drapeaux espagnols, après avoir énuméré les affaires judiciaires qui touchent notamment la conjointe et le frère de Pedro Sánchez, dans des dossiers distincts.

Manifestation organisée par le PP contre la corruption, le 30 novembre 2025 à Madrid ( AFP / JAVIER SORIANO )

Manifestation organisée par le PP contre la corruption, le 30 novembre 2025 à Madrid ( AFP / JAVIER SORIANO )

La corruption, "c'est leur système, leur mécanisme, leur façon de prendre et de garder le pouvoir", a encore reproché Alberto Núñez Feijóo devant, notamment, le maire de Madrid, José Luis Martínez-Almeida, et l'ancien Premier ministre Mariano Rajoy.

Selon un chiffre communiqué par la préfecture de Madrid à l'AFP, 40.000 personnes étaient présentes dimanche au rassemblement.

A la tribune, la cheffe de la région de Madrid, Isabel Díaz Ayuso, a quant à elle affirmé que "l'Espagne vit son moment le plus critique" en près de 50 ans de démocratie, "abandonnée aux mains d'une mafia, d'un projet totalitaire".

Parmi les manifestants, le même message de ras-le-bol revenait auprès des personnes interrogées par l'AFP : "La situation est devenue intenable", a regretté Daniel Noguera, un étudiant madrilène de 18 ans venu avec son père, déplorant "les prix (qui) augmentent sans cesse", notamment le logement, qui "devient de plus en plus inaccessible".

Pour Marcelle, une retraitée qui n'a pas souhaité donner son nom de famille, la seule solution est ainsi de "convoquer des élections et laisser le peuple décider" dans les urnes, dans ce paysage politique très polarisé.

Un portrait du Premier ministre espagnol Pedro Sanchez lors d'une manifestation organisée par le Parti populaire (PP) contre la corruption, le 30 novembre 2025 à Madrid ( AFP / Javier SORIANO )

Un portrait du Premier ministre espagnol Pedro Sanchez lors d'une manifestation organisée par le Parti populaire (PP) contre la corruption, le 30 novembre 2025 à Madrid ( AFP / Javier SORIANO )

A 78 ans, elle vient à son "deuxième" rassemblement politique de sa vie et se qualifie d'"apolitique", mais surtout d'"anti-mensonges", écornant "le menteur" Pedro Sánchez, à son poste depuis 2018.

Le dirigeant socialiste, qui s'est excusé à plusieurs reprises auprès des Espagnols pour les affaires l'entourant et qui jure qu'il ne démissionnera pas d'ici la fin de la législature en 2027, dénonce quant à lui des attaques ourdies par la droite et l'extrême droite destinées à l'affaiblir.

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • Une électrice vote à Tegucigalpa, le 30 novembre 2025 lors de l'élection présidentielle au Honduras ( AFP / Marvin RECINOS )
    information fournie par AFP 30.11.2025 15:49 

    Les électeurs du Honduras sont appelés dimanche à choisir entre la continuité d'un gouvernement de gauche ou le retour de la droite, dont un candidat à la présidence est soutenu par Donald Trump, qui s'est immiscé dans le scrutin. Trois candidats sur les cinq en ... Lire la suite

  • Le pape Léon XIV à son arrivée à l'aéroport internaiotnal de Beyrouth, le 30 novembre 2025 au Liban ( AFP / Andreas SOLARO )
    information fournie par AFP 30.11.2025 15:37 

    Léon XIV est arrivé dimanche au Liban pour porter un message de paix à ce pays éprouvé par une crise endémique et qui sort d'une guerre meurtrière avec Israël, après une visite en Turquie marquée par le dialogue pour l'unité des chrétiens. Il a été accueilli à ... Lire la suite

  • Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu assiste à son procès pour corruption au tribunal de Tel-Aviv, le 21 avril 2025 ( POOL / Moti KIMCHI )
    information fournie par AFP 30.11.2025 15:25 

    Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a officiellement demandé une grâce présidentielle dans son procès pour corruption, pour mettre fin, selon lui, aux divisions suscitées dans le pays par ses démêlés judiciaires, fort du soutien de Donald Trump qui ... Lire la suite

  • Le pape Léon XIV quitte la Turquie et s'envol pour le Liban
    information fournie par AFP Video 30.11.2025 15:02 

    Le pape Léon XIV quitte Istanbul pour Beyrouth au Liban afin de porter un message de paix au Liban éprouvé par une crise endémique et une guerre meurtrière avec Israël, après une visite en Turquie marquée par le dialogue pour l'unité des chrétiens. Le pape américain ... Lire la suite

Pages les plus populaires