L'Union européenne a dénoncé début septembre des attaques hybrides russes de plus en plus nombreuses. Moscou récuse systématiquement son implication.
( GETTY IMAGES NORTH AMERICA / KEVIN DIETSCH )
La Roumanie a indiqué mardi 8 septembre avoir mis un terme à une opération d'espionnage russe avec l'arrestation d'un citoyen russe accusé d'avoir collecté entre février et juillet des informations stratégiques destinées à des opérations de sabotage dans ce pays membre de l'UE et de l'OTAN.
Le service de renseignement roumain a indiqué avoir, "en coopération avec des partenaires nationaux et internationaux, déjoué" cette opération "coordonnée par la Russie" d'après un mode opératoire déjà observé ailleurs en Europe, selon un communiqué.
L'homme âgé de 40 ans est soupçonné d'avoir photographié et filmé du matériel sur plusieurs bases militaires utilisées par les alliés de la Roumanie, notamment dans la capitale Bucarest.
Multiplication des opérations
Il a documenté les mouvements de personnel et d'équipement de combat , dont "des avions-cargos ukrainiens Antonov".
Selon un communiqué du parquet, qui a requis son placement en détention, ce citoyen russe a agi sur ordre d'une autre personne, qui coordonnait les opérations via des services de messagerie en ligne chiffrés.
Les autorités roumaines ont indiqué avoir déjà déjoué des tentatives similaires en 2024 et 2025.
L'Union européenne a dénoncé début septembre des attaques hybrides russes de plus en plus nombreuses. Moscou récuse systématiquement son implication.
De son côté, la police moldave a annoncé mardi le placement en détention provisoire d'un homme de 49 ans originaire d'Azerbaïdjan "soupçonné de collecte non autorisée d'informations au nom de représentants des services spéciaux de la Fédération de Russie".
1 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer