Aller au contenu principal Activer le contraste adaptéDésactiver le contraste adapté
Plus de 40 000 produits accessibles à 0€ de frais de courtage
Découvrir Boursomarkets
Fermer

Energie : dix projets de mini-réacteurs nucléaires (PRM) présentés à l'ASN
information fournie par Boursorama avec Media Services01/03/2024 à 10:32

La centrale nucléaire du Bugey à Saint-Vulbas, le 20 juillet 2023. ( AFP / OLIVIER CHASSIGNOLE )

La centrale nucléaire du Bugey à Saint-Vulbas, le 20 juillet 2023. ( AFP / OLIVIER CHASSIGNOLE )

Les mini-réacteurs nucléaires (PRM) regroupent des réacteurs de taille et de puissance inférieures au parc actuel de réacteurs, qui produisent de l'électricité pour le réseau.

C'est, selon leurs promoteurs, une des solutions d'avenir pour décarboner sur site des industries gourmandes en énergies fossiles. Dix porteurs de projets de mini-réacteurs nucléaires (PRM), à des stades de maturité divers, ont été présentés l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), a précisé cette dernière jeudi 29 mars. L'un d'entre eux est déjà dans les starting-blocks pour déposer d'ici fin mars une première demande d'autorisation.

Au total, dix projets de petits réacteurs modulaires (PRM, aussi appelés SMR en anglais) ont été officiellement présentés à l'ASN, même si "tous ne sont pas à la même maturité", a indiqué Philippe Dupuy, chef de la mission réacteurs innovants, lors d'une présentation à la presse de l'avancement de ce "nouveau nucléaire de proximité" surtout porté par des start-ups. Les PRM regroupent des réacteurs de taille et de puissance inférieures au parc actuel de réacteurs, qui produisent de l'électricité pour le réseau. Au total, plus de 80 projets sont recensés dans le monde.

Le projet de la start-up Jimmy Energy est le plus avancé

En France, la plupart concernent des réacteurs innovants dits de 4e génération (ou AMR en anglais), destinés principalement à produire de la chaleur industrielle ou urbaine. Six des dix projets proposent des réacteurs à neutrons rapides, qui ont l'avantage de brûler une partie des déchets générés par le parc électro-nucléaire actuel. Le projet le plus avancé est porté par la start-up Jimmy Energy dans une autre technologie, un réacteur à haute température refroidi à l'hélium. Ses concepteurs comptent "aller très vite", selon l'ASN. "Même si on les a incités (...) à engager avec nous une pré-instruction d'une partie de leur dossier en terme d'options de sûreté, ils ont décidé de déposer directement une demande d'autorisation de création d'ici mi-mars à fin mars", a indiqué Philippe Dupuy. La demande d'autorisation de création est l'étape qui permet de lancer l'instruction du dossier, un processus pouvant prendre trois ans avant la délivrance d'un avis de l'ASN.

Dans les dix projets recensés par l'ASN, figure Nuward, porté par une filiale par EDF, qui s'appuie sur la technologie actuelle des réacteurs à eau légère utilisée pour la production d'électricité. Actuellement en phase de pré-instruction, Nuward vise un dépôt de demande d'autorisation de création fin 2026 et un premier béton de la tête de série vers 2030, a dit l'ASN. Autre projet bien enclenché, basé sur la même technologie, celui de Calogena qui compte lui aussi déposer sa demande d'autorisation fin 2026 pour sa chaudière nucléaire.

2 commentaires

  • 08 mars09:52

    Les petits réacteurs nucléaires de puissance inférieure à 300 MW seraient un avantage en terme de rapidité de réalisation et de cout. Mais la sureté demandera des examens approfondis avant de les autoriser à fonctionner. Le projet Français EDF avec Nuward intéresse des pays européens pour la production d'hydrogène dit vert mais aussi pour des usines très énergivore (chimie, cimenteries, automobiles ...) et pour le chauffage urbain sur des sites isolés.


Signaler le commentaire

Fermer