Le président ukrainien Volodymyr Zelenskiy en visite à Paris
Volodimir Zelensky est arrivé vendredi à l'Elysée pour un entretien avec Emmanuel Macron consacré aux moyens de renforcer la pression sur la Russie à l'heure où le conflit au Moyen-Orient relègue au second plan le front ukrainien.
La guerre lancée le 28 février par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, et la réplique de la République islamique dans l'ensemble de la région, soulèvent des questions sur la fourniture à l'Ukraine d'équipements de défense, aérienne en particulier, par les pays occidentaux, alors que les monarchies du Golfe puisent dans leurs stocks pour faire face aux attaques de drones et de missiles iraniens.
Volodimir Zelensky a souligné que la pénurie de missiles de défense aérienne à laquelle son pays est confronté serait exacerbée par le conflit au Moyen-Orient.
Le président ukrainien a déclaré cette semaine que les pays du Golfe avaient utilisé en quelques jours davantage de missiles PAC-3 contre les frappes iraniennes que l'Ukraine n'en a reçu des Etats-Unis en plus de quatre ans. Il n'a pas précisé quelle était la source de ces chiffres.
"Nous allons parler des systèmes de défense aérienne. Nous voulons obtenir les nouveaux SAMP/T, de nouvelle génération, le plus rapidement possible", a déclaré Volodimir Zelensky dans une interview à Ouest-France publiée vendredi, en référence aux systèmes de missiles sol-air français.
Evoquant les missiles américains Patriot, il a dit avoir besoin du "soutien politique" d'Emmanuel Macron "pour parler avec certains États, afin de nous aider à obtenir des missiles supplémentaires".
La guerre en Iran fait également flamber les prix du pétrole, l'une des principales sources de revenus de la Russie, alors que l'Ukraine peine à tenir financièrement.
L'Union européenne ne s'est toujours pas accordée sur le prêt de 90 milliards d'euros promis à Kyiv, qui espère que le mécanisme sera en place d'ici la mi-avril.
Le principal message de la visite, souligne une source à la présidence française, est de montrer que rien - aucune crise, aucun développement - ne détournera l'attention de l'Ukraine, qui reste pour la France un dossier de sécurité majeur.
(John Irish, Jean-Stéphane Brosse pour la version française)

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