Aller au contenu principal
Fermer

Emploi : jusqu’à quatre semaines de congés payés pour les salariés en arrêt maladie

information fournie par Moneyvox 25/03/2024 à 14:14

(Crédits photo:© Richard Villalon - stock.adobe.com)

(Crédits photo:© Richard Villalon - stock.adobe.com)

Le Conseil d'Etat a rendu un avis relatif à l'octroi de congés payés aux salariés en arrêt maladie et un amendement vient d'être adopté par l'Assemblée. L'objectif ? Mettre en conformité le cadre législatif français avec le droit européen.

L'avis publié par le Conseil d'Etat le 13 mars 2024 n'est pas passé inaperçu. Et pour cause : la plus haute juridiction administrative s'est prononcée en faveur de la modification du Code du travail afin que les salariés en arrêt maladie puissent eux aussi bénéficier de congés payés. Face aux craintes des employeurs, le Conseil d'Etat a dans un même temps limité la rétroactivité de cette nouvelle exigence. Tout ce qu'il faut savoir sur ce récent avis qui vient d'être intégré dans un amendement voté par l'Assemblée .

Une prise de position du Conseil d'Etat favorable aux salariés en arrêt maladie

Le mercredi 13 mars 2024, le Conseil d'Etat a rendu un avis important au sujet de la possibilité pour les salariés en arrêt maladie d'accumuler des jours de congés payés. Jusqu'à présent, cette possibilité était exclue par le Code du travail. Une situation qui posait problème au regard du droit d'une directive européenne de 2003, et qui avait incité la Cour de cassation à rendre une série d'arrêts en septembre 2023.

Par cet avis, le Conseil d'Etat a tranché en la faveur d'un alignement du droit français sur la directive européenne. La plus haute juridiction administrative laisse ainsi le champ libre au gouvernement pour introduire une nouvelle disposition dans le Code du travail permettant aux salariés de cumuler des jours de congés tout en étant en arrêt maladie.

Le Conseil d'Etat limite la rétroactivité de ce cumul de congés payés

Avant que le Conseil d'Etat ne rende son avis, les employeurs étaient particulièrement inquiets. Leur crainte ? Que cette nouvelle mesure soit rétroactive, ce qui aurait pu avoir des conséquences financières sur les entreprises se chiffrant en milliards d'euros. Face à ces inquiétudes, le Conseil d'Etat a choisi de limiter la rétroactivité de la possibilité de cumuler des jours de congés payés pendant une période d'arrêt maladie.

Ainsi, les indemnités dues aux salariés au titre des congés payés lors d'un arrêt maladie seront limitées aux 3 dernières années. Dans le cas où le salarié n'exercerait plus le même emploi, cette rétroactivité de 3 ans sera calculée à partir du jour de la rupture du contrat de travail. Le coût pour les employeurs d'une telle mesure, s'il n'est pas négligeable, est ainsi limité, et permet de trouver un équilibre entre l'intérêt des salariés et celui des employeurs.

Un calcul basé sur 4 semaines de congés payés par an

Autre précision d'importance effectuée par le Conseil d'Etat : celle relative au nombre de jours de congés payés qu'il est possible de cumuler en étant en arrêt maladie. En effet, le droit français prévoit 5 semaines de congés payés par an. Mais ce n'est pas le cas du droit européen, qui limite ce nombre à 4 semaines par an, chiffre qui a été retenu par le Conseil d'Etat pour le calcul des congés payés accordés aux salariés en arrêt maladie.

"Le législateur n'est pas tenu […] de conférer aux périodes d'absence pour maladie le même effet d'acquisition de droits à congés que les périodes de travail effectif" a ainsi souligné le Conseil d'Etat dans son avis du 13 mars.

Le gouvernement a déposé dans la foulée un amendement dans le cadre d 'un projet de loi de mise en conformité de la France avec le droit européen. La mesure a été approuvée lundi par l'Assemblée nationale et va donc permettre aux salariés en arrêt maladie d'origine non professionnelle d'acquérir 24 jours de congés payés par an. En cas de maladie professionnelle, les salariés continuent d'acquérir des congés payés pendant leur arrêt au même rythme qu'actuellement (cinq semaines).

10 commentaires

  • 01 avril 09:18

    Totalement absurde.


Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • La Sud-Coréenne Baek Song-yi, qui fait campagne pour le droit des victimes de harcèlement au travail, le 17 juillet 2026 à Séoul ( AFP / Jade GAO )
    information fournie par AFP 23.08.2026 10:11 

    Après un signalement contre un supérieur pour harcèlement, Baek Song-yi n'a jamais eu de nouvelles : la Sud-coréenne fait maintenant campagne pour le droit des victimes à être informées des suites de leurs plaintes pour pouvoir "tourner la page". Cette ex-salariée ... Lire la suite

  • Fabien Roussel (PCF) appelle à "se débarrasser" de Macron et de sa politique
    information fournie par AFP Video 23.08.2026 09:58 

    "Cette rentrée 2026 doit être celle de toutes les colères, de tous les espoirs, de toutes les luttes contre ce président des riches dont nous devons nous débarrasser", déclare Fabien Roussel, secrétaire national du PCF.

  • Juliana Cumming, doctorante à l'Imperial College de Londres et co-inventeuse du "Bioloon", un ballon 100% biodégradable, le 19 août 2026 à Londres ( AFP / HENRY NICHOLLS )
    information fournie par AFP 23.08.2026 09:58 

    Symbole de fête mais cauchemar écologique, le ballon de baudruche s'offre une révolution verte: à Londres, des chercheurs assurent avoir mis au point le premier modèle entièrement biodégradable, qu'ils prévoient de commercialiser d'ici moins de deux ans. "Nous ... Lire la suite

  • Les princes William, au premier plan, et Harry, fils du roi d'Angleterre Charles III, aux funérailles de la reine Elizabeth, le 19 septembre 2022 ( POOL / Paul ELLIS )
    information fournie par AFP 23.08.2026 09:53 

    Le prince Harry, fils cadet du roi Charles III attendu dans les prochains jours au Royaume-Uni, se prépare à un retour délicat dans son pays natal, attendu avec méfiance par une famille royale qu'il a blessée en dévoilant ses coulisses les moins reluisantes. L'annonce ... Lire la suite

Pages les plus populaires