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Elle "n'apporte rien à la sécurité de l'Arménie" : le Premier ministre Pachinian ne s'oppose pas à la fermeture de la 102e base russe
information fournie par Boursorama avec Media Services 17/09/2026 à 14:59
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Située près de la frontière arménienne avec la Turquie, cette base est un symbole majeur de l'influence militaire de la Russie dans le Caucase du Sud.

La base russe de Guymri, en Arménie. (illustration) ( AFP / KAREN MINASYAN )

La base russe de Guymri, en Arménie. (illustration) ( AFP / KAREN MINASYAN )

Le Premier ministre Nikol Pachinian a assuré qu'il ne voyait pas d'inconvénient à ce que la Russie ferme sa 102e base située en Arménie, , pourtant un allié traditionnel de Moscou, mais qui cherche à se rapprocher de l'Union européenne.

"Nous n'avons jamais inscrit à l'ordre du jour la question de la base militaire russe opérant en Arménie", a déclaré Nikol Pachinian lors d'une conférence de presse. Mais si Moscou souhaite fermer sa 102e base militaire située à Gyumri, ville du nord-ouest du pays, l'Arménie "ne s'y opposera pas", a-t-il ajouté.

"La 102e base militaire n'apporte rien à la sécurité de l'Arménie" , a-t-il affirmé.

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré début septembre que Moscou était prête à retirer cette base "dès demain" si l'Arménie décidait qu'elle n'avait plus besoin d'une présence militaire russe.

3.000 soldats

Un accord de 2010 a prolongé le droit de la Russie à exploiter jusqu'en 2044 cette base, qui accueille environ 3.000 soldats.

Jeudi, le secrétaire du Conseil de sécurité russe, Sergueï Choïgou, a accusé Erevan de chercher à "rompre ses liens" avec Moscou et à renforcer sa coopération avec l'Otan.

Les relations entre les deux pays, alliés de longue date, se sont fortement détériorées, l'Arménie ayant renforcé ses liens avec l'Union européenne et les États-Unis, après avoir accusé la Russie de ne pas avoir protégé l'Arménie lors des affrontements avec l'Azerbaïdjan.

Le virage européen d'Erevan a entraîné la prise de sanctions économiques par la Russie, qui a notamment interdit l'importation de produits agricoles arméniens, pour lesquels elle est un marché clé.

2 commentaires

  • 18 septembre 14:56

    Vu la détermination de la Russie dans sa lutte à ne pas voir davantage de pays européens et/ou de l'OTAN à sa frontière (qui est quand même la raison première de l'invasion russe de l'Ukraine), je suis surpris de ce ton conciliant, voire laxiste de Poutine vis à vis des aspirations arménienne...
    > "Arménie : on ne veut plus de la Russie et on veut l'Europe et l'OTAN"
    > "Russie : c'est OK. Osef"

    Là aussi, ça sent la baleine sous gravillon...


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