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Douanes: L'UE veut un allègement immédiat dans des secteurs clés pour tout accord, selon des sources
information fournie par Reuters 01/07/2025 à 13:41

Une bannière représentant un drapeau de l'Union européenne se reflète dans une fenêtre à l'extérieur du siège du Conseil de l'Union européenne à Bruxelles

Une bannière représentant un drapeau de l'Union européenne se reflète dans une fenêtre à l'extérieur du siège du Conseil de l'Union européenne à Bruxelles

par Julia Payne et Philip Blenkinsop

L'Union européenne (UE) souhaite un allègement immédiat des droits de douane dans des secteurs clés dans le cadre de tout accord commercial avec les États-Unis, ont déclaré des diplomates européens à Reuters, ajoutant que le bloc s'attend à ce qu'un accord comporte un certain degré d'asymétrie, même dans le meilleur des cas.

La Commission européenne, qui coordonne la politique commerciale de l'UE, insiste sur trois points clés dans les négociations commerciales menées cette semaine avec Washington, même si elle accepte le droit de douane américain de base de 10% comme inévitable.

Les deux parties s'efforcent de parvenir à un accord de principe avant le 9 juillet, les derniers détails devant être réglés ultérieurement.

Dans un bref document de négociations envoyé par Washington la semaine dernière, l'administration Trump a seulement présenté ce qu'elle attend de Bruxelles, sans faire de concessions, ont déclaré des diplomates de l'UE au fait du dossier.

Pour tout accord, Bruxelles souhaite en retour une réduction des droits de douane de base aux niveaux antérieurs aux décisions douanières de Donald Trump, ou des droits de douane zéro pour zéro dans les cas où ils existent.

Cela inclut notamment une baisse des droits de douane sur les boissons alcoolisées et les technologies médicales, sur lesquelles les États-Unis appliquent une taxe de 10%.

Parmi ses points clés, l'UE souhaite également qu'un accord couvre les avions commerciaux et leurs pièces détachées, les produits pharmaceutiques et les semi-conducteurs. Pour ces secteurs, les États-Unis n'ont pas encore imposé de droits de douane supplémentaires mais en étudient la possibilité.

En juin, Donald Trump a déclaré que les droits sur les produits pharmaceutiques seraient annoncés "très bientôt".

En deuxième point, l'UE exige aussi une concession de la part du président américain sur les droits de douane de 25% sur les voitures et les pièces détachées, ont déclaré les diplomates européens, ainsi qu'une réduction immédiate des droits de douane sur les importations d'acier et d'aluminium, que Donald Trump a portés à 50% en juin.

Un diplomate a déclaré que les droits de douane sur les voitures constituaient une "ligne rouge" pour Bruxelles.

Enfin, en troisième point, l'UE souhaite que l'allégement des droits de douane commence dès la conclusion d'un accord initial, plutôt que d'attendre des semaines ou des mois pour un accord final.

Selon les sources, une telle situation serait inacceptable pour des nombreux membres de l'UE.

POURSUITE DES DISCUSSIONS

Le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, et le chef de cabinet de la présidente de la Commission européenne, Bjoern Seibert, se rendront à Washington cette semaine dans l'espoir de parvenir à un accord.

Le président américain Donald Trump a suspendu l'entrée en vigueur des droits de douane américain dits "réciproques" jusqu'au 9 juillet, dans l'objectif de conclure des accords avec ses partenaires commerciaux mondiaux.

En l'absence d'accord, les droits de douane américains de base pourraient augmenter à 20% pour les produits européens. Le président américain a même menacé d'imposer des droits de douane de 50% sur toutes les importations de l'UE.

Une semaine avant la date butoir pour la conclusion d'un accord, la Commission européenne a dit aux 27 États membres du bloc que tous les résultats étaient encore possibles, ont indiqué les diplomates.

Si l'objectif d'un allégement douanier immédiat ne se concrétise pas, Bruxelles devra choisir entre accepter des déséquilibres importants ou répondre par des contre-mesures.

Le délai pour la conclusion d'un accord pourrait aussi être prolongé si les négociations n'aboutissent pas.

Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a déclaré lundi que toute prolongation relevait de la décision de Donald Trump, les accords devant être conclus d'ici le 1er septembre.

(Reportage Julia Payne et Philip Blenkinsop ; version française Etienne Breban ; édité par Blandine Hénault)

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