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Des perquisitions menées au siège de Duralex début septembre
information fournie par Boursorama avec AFP 16/09/2026 à 08:11
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( POOL / GUILLAUME SOUVANT )

( POOL / GUILLAUME SOUVANT )

Plusieurs perquisitions ont eu lieu début septembre au siège de la verrerie Duralex, en redressement judiciaire, et une enquête a été ouverte, a appris l'AFP mardi auprès du parquet qui n'a pas souhaité donner plus de précisions.

"Une enquête a été ouverte" par le parquet d'Orléans, a indiqué à l'AFP la procureure de la République Emmanuelle Bochenek-Puren, sans préciser le ou les chefs retenus.

Elle a déclaré que des "opérations judiciaires" avaient été menées début septembre, notamment "des perquisitions", dont certaines au siège de la verrerie à La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret), en banlieue d'Orléans.

Célèbre pour ses verres réputés incassables et fabriqués en France, Duralex, reprise par ses salariés en coopérative en 2024, a été placée en redressement judiciaire le 1er juin, la cinquième procédure de ce type en un peu plus de 20 ans.

La marque avait réussi à lever à l'automne environ 7 millions d'euros dans le cadre d'une levée de fonds auprès des particuliers français, une somme destinée à assurer la poursuite de son redressement.

Une source proche du dossier a décrit à l'AFP des "gros manquements dans la gestion" de l'entreprise par ses salariés, tout en s'interrogeant "sur ce qui est advenu des sommes phénoménales" récoltées par l'entreprise.

L'ancien directeur général de la verrerie, François Marciano, figure emblématique de la reprise en société coopérative et participative (Scop), ainsi que son fils Antoine, qu'il avait nommé directeur financier, pourraient notamment être visés par la procédure.

Interrogé par l'AFP, leur avocat, Me Pierre Lalanne, a indiqué que l'enquête avait une portée "générale", en se refusant à davantage de commentaire pour le moment.

Mi-avril, François Marciano avait été remplacé par Peggy Sadier, qui occupait jusque-là les fonctions de directrice marketing et commerciale. D'après la CGT de l'entreprise, il aurait été "mis à pied" tout comme son fils Antoine.

"Les sorties de François et d'Antoine Marciano sont des licenciements pour faute grave, particulièrement brutaux et qui ne reposent sur aucun élément tangible", avait estimé début juin Me Lalanne.

Trois candidats sont sur les rangs pour reprendre l'entreprise de 243 salariés. Une audience est prévue jeudi au tribunal de commerce d'Orléans pour arrêter le calendrier d'examen des offres.

4 commentaires

  • 16 septembre 09:27

    120 000 euros et non 120 00 euros -
    Quand vont cesser toutes ses aides, défiscalisations et autres !!!
    Combien coûtent sur une année ces déductions d'impôts !!!


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