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Des enfants palestiniens dessinent leurs espoirs dans un centre artistique de Cisjordanie
information fournie par Reuters 25/09/2026 à 12:52
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par Pesha Magid

L'artiste palestinienne Sarah Abu Madi a transformé son domicile, aux abords d'Hébron, en Cisjordanie occupée, en centre artistique où les enfants utilisent le dessin pour surmonter les violences commises par les colons et les raids militaires israéliens.

Sarah Abu Madi explique avoir fondé ce centre – Rommana, qui signifie "grenade" en arabe – en 2020 afin d'offrir aux enfants un lieu où s'exprimer, dans un contexte d'expansion massive des colonies juives sur le territoire, la violence des colons israéliens ayant connu une forte recrudescence.

"Si un colon ou un soldat fait quelque chose, nous demandons : "Qu'est-ce que cela t'a fait ressentir ? À quoi cela t'a-t-il fait penser ? En quoi cela t'affecte-t-il ?", a expliqué l'artiste.

Talia Sabah, 10 ans, a dessiné ce qui comptait le plus pour elle : des oiseaux s'envolant d'une cage, symbole de liberté, selon elle.

"J'aimerais que l'armée cesse d'intervenir dans nos vies, qu'il y ait la liberté et que nous puissions faire ce que nous voulons de notre vie", a-t-elle confié.

Le studio Rommana est situé à Wadi Al-Samen, un quartier isolé du reste de la ville par six postes de contrôle militaires. La zone est le théâtre de fréquents raids militaires ainsi que d'incursions en provenance des colonies et des avant-postes de colons voisins.

Karam Sabah, 11 ans, raconte : "Mon grand-père maternel possède des terres dans les montagnes, mais les colons y ont établi une colonie, et quiconque monte dans la montagne se fait arrêter".

Environ 600 enfants fréquentent le centre, a précisé Sarah Abu Madi. Son objectif est d'étendre le projet afin que les 3.000 vivant dans le quartier puissent y participer.

Leurs œuvres ont commencé à voyager au-delà de la Cisjordanie. Une exposition a eu lieu au Canada et une autre est prévue au Mexique, a-t-elle ajouté.

(Rédigé par Pesha Magid ; version française Rihab Latrache ; édité par Benoit Van Overstraeten)

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