L'UE cherche à renforcer sa défense face à la menace russe et au risque d'un désengagement des États-Unis en Europe, mais les 27 États membres restent jaloux de leurs prérogatives en la matière.
Kaja Kallas à Wicklow, en Irlande, le 1er septembre 2026. ( AFP / PAUL FAITH )
"Pas la meilleure voie à suivre". Les réticences de la France, l'Allemagne et l'Italie ont eu raison du groupe d'experts annoncé la semaine dernière par Bruxelles pour orienter la défense européenne, ont indiqué lundi 7 septembre des sources diplomatiques.
La cheffe de la diplomatie de l'UE, Kaja Kallas, avait annoncé la semaine dernière en Irlande la formation d' un groupe d'experts à haut niveau, venant entre autres d'Ukraine ou de Grande-Bretagne , pour réfléchir sur les moyens de renforcer la défense européenne.
Mais l'initiative, qui devait se concrétiser lundi avec une première réunion de ce groupe, a été annulée à la dernière minute, en raison des réticences de l'Italie, rejointe par la France et l'Allemagne , a indiqué un responsable européen sous couvert d'anonymat.
"L'Europe doit obtenir des résultats plus rapidement"
"Certains Etats membres ont jugé que ce n'était pas la meilleure voie à suivre pour le moment", a précisé ce responsable. "Nous cherchons de nouvelles possibilités d'engager le dialogue avec les États membres. Le diagnostic n'a pas changé : l'Europe doit obtenir des résultats plus rapidement en matière de défense", a-t-il ajouté.
L'UE cherche à renforcer sa défense face à la menace russe et au risque d'un désengagement des États-Unis en Europe , mais les 27 États membres restent jaloux de leurs prérogatives en la matière.
L'annulation de cette initiative est un revers pour Kaja Kallas, déjà confrontée à des appels à réformer la diplomatie de l'UE, que certaines capitales, dont Paris et Berlin, jugent peu efficace.
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