Aller au contenu principal
Fermer

Défense : face aux réticences de Rome, Berlin et Paris, l'UE abandonne à la dernière minute son panel d'experts
information fournie par Boursorama avec Media Services 07/09/2026 à 14:16
Ajouter Boursorama à vos sources

L'UE cherche à renforcer sa défense face à la menace russe et au risque d'un désengagement des États-Unis en Europe, mais les 27 États membres restent jaloux de leurs prérogatives en la matière.

Kaja Kallas à Wicklow, en Irlande, le 1er septembre 2026. ( AFP / PAUL FAITH )

Kaja Kallas à Wicklow, en Irlande, le 1er septembre 2026. ( AFP / PAUL FAITH )

"Pas la meilleure voie à suivre". Les réticences de la France, l'Allemagne et l'Italie ont eu raison du groupe d'experts annoncé la semaine dernière par Bruxelles pour orienter la défense européenne, ont indiqué lundi 7 septembre des sources diplomatiques.

La cheffe de la diplomatie de l'UE, Kaja Kallas, avait annoncé la semaine dernière en Irlande la formation d' un groupe d'experts à haut niveau, venant entre autres d'Ukraine ou de Grande-Bretagne , pour réfléchir sur les moyens de renforcer la défense européenne.

Mais l'initiative, qui devait se concrétiser lundi avec une première réunion de ce groupe, a été annulée à la dernière minute, en raison des réticences de l'Italie, rejointe par la France et l'Allemagne , a indiqué un responsable européen sous couvert d'anonymat.

"L'Europe doit obtenir des résultats plus rapidement"

"Certains Etats membres ont jugé que ce n'était pas la meilleure voie à suivre pour le moment", a précisé ce responsable. "Nous cherchons de nouvelles possibilités d'engager le dialogue avec les États membres. Le diagnostic n'a pas changé : l'Europe doit obtenir des résultats plus rapidement en matière de défense", a-t-il ajouté.

L'UE cherche à renforcer sa défense face à la menace russe et au risque d'un désengagement des États-Unis en Europe , mais les 27 États membres restent jaloux de leurs prérogatives en la matière.

L'annulation de cette initiative est un revers pour Kaja Kallas, déjà confrontée à des appels à réformer la diplomatie de l'UE, que certaines capitales, dont Paris et Berlin, jugent peu efficace.

15 commentaires

  • 07 septembre 18:14

    aerosp Non la France seule n'était pas capable de rivaliser avec la domination américaine d'alors (70) dans l'aviation et le marché croissant des voyages. Aucun pays d'Europe n'avait à lui seul les compétences ni les finances. Les technologies Airbus à l'origine un GIE sont partagées via Airbus Tech Hubs. Les compétences évoluent et on doit les capter partout sinon se faire distancer, la France est souvent trop conservatrice dans l'histoire


Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

Pages les plus populaires