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"Décrochage" en France des achats de PME et ETI, selon la société de gestion Argos Wityu
information fournie par Boursorama avec AFP 30/01/2025 à 16:43

Les acquisitions de PME et ETI non cotées par des fonds d'investissement et des groupes industriels en France ont chuté entre le premier et le second semestre 2024, affirme jeudi la société de gestion Argos Wityu, qui pointe du doigt la situation politique actuelle.

( AFP / LUDOVIC MARIN )

( AFP / LUDOVIC MARIN )

Le montant total des transactions a diminué de 15% en France entre les deux moitiés de 2024. Il a augmenté dans le même temps de 12% en Allemagne, de 16% en Italie et même de 22% en Espagne et au Portugal, selon la même source.

"La France a décroché", a déploré le président de la société Louis Godron lors d'une conférence de presse.

La raison ? L'attentisme ambiant, "conséquence directe du bazar politique dans lequel on est, qui est assez affligeant de mon point de vue", a avancé M. Godron.

Les chefs d'entreprises "ont besoin (...) d'avoir un peu de lisibilité" pour réaliser une transaction, notamment sur les futures dispositions fiscales.

Or depuis la dissolution de l'Assemblée nationale de juin dernier, "les entrepreneurs ne comprennent plus rien à part que quelque chose de pas très agréable va leur tomber dessus", a-t-il continué.

La société de gestion publie chaque trimestre des données sur les entreprises européennes non cotées valorisées entre 15 et 500 millions d'euros.

Elle a également indiqué jeudi que les prix payés pour acquérir ces dernières sont repartis à la hausse au deuxième semestre, un point d'inflexion après une longue baisse amorcée à l'été 2021.

Souvent vendues au plus offrant par l'intermédiaire de banques d'affaires, les PME et ETI sont généralement achetées plus cher par des fonds d'investissement que par des sociétés industrielles.

Ces deux profils d'acheteurs poursuivent des buts différents: les fonds achètent généralement des sociétés en utilisant un fort levier de dette afin de les revendre avec une plus-value quelques années plus tard, quand les industriels cherchent plutôt à étendre leur activité ou à avaler des concurrents.

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