Aller au contenu principal
Fermer

Crise de l'hôpital : enterrements, minutes de silence... des actions symboliques ce mardi pour dénoncer des conditions de travail "indignes"
information fournie par Boursorama avec Media Services 08/09/2026 à 08:39
Ajouter Boursorama à vos sources

( AFP / PASCAL POCHARD-CASABIANCA )

( AFP / PASCAL POCHARD-CASABIANCA )

"La situation qu'on a connue dans nos établissements en termes de température, difficulté des conditions de travail, ou (manque) d'effectifs, a atteint un paroxysme" cet été, a dénoncé Philippe Crepel, secrétaire fédéral à la CGT-Santé.

Ils dénoncent les conditions de travail "indignes" et le "mépris" du gouvernement. Les agents de la fonction publique hospitalière sont appelés à des actions symboliques partout en France ce mardi 8 septembre. Entre "brassards noirs, enterrements symboliques ou minutes de silence", les actions illustreront la mort "silencieuse" de l'hôpital, a indiqué lors d'une conférence l'intersyndicale (CFDT-CGT-FO-Sud-Unsa) qui prévoit des rassemblements notamment à Bourges, Strasbourg, Toulouse, Clermont-Ferrand, Pontoise ou La Réunion.

Cet été caniculaire, "la situation qu'on a connue dans nos établissements en termes de température, difficulté des conditions de travail, ou (manque) d'effectifs, a atteint un paroxysme", a déploré Philippe Crepel, secrétaire fédéral à la CGT-Santé. Inadaptés au changement climatique et sans moyens financiers, les hôpitaux en sont réduits aux "moyens de fortune" : couvertures de survie aux fenêtres, draps humides ou bacs à glace, a-t-il rappelé. L'exécutif ne propose que des mesures "court-termistes", soit des climatiseurs mobiles commandés "en dernière minute", parfois "pas aux normes" ou inadaptés aux installations électriques vieillissantes, ont souligné plusieurs syndicats.

Une nouvelle réunion entre syndicats et ministères prévue mercredi

Par ailleurs, "nous sommes les derniers salariés, publics et privés, à ne pas avoir de participation employeur pour notre protection sociale", a poursuivi Philippe Crepel. Les discussions entamées début 2026 patinent, "le ministère est plutôt avare et traîne". La loi prévoit que l'employeur couvre 50% de la mutuelle et participe pour la prévoyance (risques lourds : incapacité de travail, invalidité, décès). Initialement, la fonction publique hospitalière devait se mettre à jour début 2026, mais la dernière loi budgétaire a reporté l'application à janvier 2027, et l'exécutif envisage un report à septembre 2027, "soit après la présidentielle", donc sans réelles garanties, a souligné Emmanuel Tinnes (FO).

L'intersyndicale juge l'enveloppe proposée "très insuffisante" : 400 millions d’euros annuels, soit "28 à 30 euros mensuels par agent", alors que les mutuelles "augmentent chaque année", a dit Yann Le Baron (Unsa). Les syndicats estiment qu’il faudrait "au moins le double" pour une protection digne, "équivalente", par exemple, aux fonctionnaires de la Défense. Le panier de soins et les détails de la prévoyance "n’ont même pas été abordés", a déploré Evelyne Rescanières (CFDT). Sans intégration au budget de la Sécu pour 2027 - discuté au parlement dès octobre - "ce sera à la charge des hôpitaux", a-t-elle ajouté. Une nouvelle réunion entre syndicats et ministères est prévue mercredi, en visioconférence.

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

Pages les plus populaires