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Crash près de Nancy: émotion et recueillement en hommage aux victimes
information fournie par AFP 02/07/2026 à 15:13

La carcasse du Pilatus PC-6 après le crash à Tomblaine, en Meurthe-et-Moselle, le 28 juin 2026 ( AFP / Jean-Christophe VERHAEGEN )

La carcasse du Pilatus PC-6 après le crash à Tomblaine, en Meurthe-et-Moselle, le 28 juin 2026 ( AFP / Jean-Christophe VERHAEGEN )

La fédération des parachutistes professionnels et la ville de Tomblaine ont rendu hommage jeudi aux victimes du crash d'un avion survenu dimanche dans cette commune près de Nancy, qui a coûté la vie à onze personnes et laissé les habitants sous le choc.

Devant la mairie, un rassemblement s'est tenu et une minute de silence a été observée en mémoire des victimes de cet accident d'aviation légère, le plus meurtrier en France.

Des dizaines de personnes se sont retrouvées aussi à l'aéropôle de Tomblaine, d'où l'avion avait décollé, où la fédération des parachutistes a organisé une cérémonie.

Les victimes sont cinq moniteurs de parachutisme, cinq élèves avec lesquels ils devaient sauter en tandem, et le pilote. La chute de l'avion, qui a eu lieu très rapidement après le décollage, reste inexpliquée.

A l'aérodrome, à l'intérieur d'un hangar où étaient parqués de petits avions, une grande bâche sur fond noir avait été fixée à un mur, sur laquelle ont été imprimés les portraits des cinq parachutistes et du pilote décédés.

A l'intérieur, certaines personnes pleuraient, d'autres se réconfortaient en se prenant dans les bras, dans un moment recueillement, a constaté une journaliste de l'AFP.

Beaucoup écrivaient un mot sur des registres de condoléance.

Sur une grande table avaient été posés les portraits encadrés de toutes les victimes, ainsi que des couronnes de fleurs à leur mémoire.

Quatre jours après le crash, l'émotion reste vive dans la petite ville.

Un enquête judiciaire a été ouverte pour "homicides involontaires" visant à déterminer d'éventuelles responsabilités.

Christian de Rocquigny, le procureur adjoint chargé du pôle accidents collectifs du parquet de Paris, a prévenu mardi que les investigations prendraient beaucoup de temps.

Parallèlement, "une enquête de sécurité" a démarré, confiée au Bureau enquêtes accidents (BEA) de l'aviation civile.

Elle doit déterminer la cause du crash, afin d'améliorer les procédures, et pour faire en sorte qu'il n'y ait pas d'autres dommages.

Depuis l'accident, la structure ayant organisé les sauts, Tandemotion parachutisme, ne s'est pas exprimée dans les médias. "Nos pensées sont tournées avant tout vers les victimes, leurs familles, leurs proches et toutes les personnes que cette tragédie a bouleversées", a-t-elle simplement publié mercredi sur Facebook.

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