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Coronavirus : les banques centrales peuvent-elles sauver les marchés financiers ?
H24 Finance pour Boursorama06/03/2020 à 11:31

(Crédits photo : BCE / FED - )

La Réserve fédérale américaine à la manœuvre

Les derniers jours de février ont été particulièrement violents sur les marchés. Alors que Wall Street vivait sa pire semaine, la moitié des valeurs du CAC 40 ont subi une baisse de plus de 10%.

« Suite à une conférence téléphonique entre banquiers centraux et ministres des Finances du G7 le 3 mars, les autorités économiques ont rappelé leur détermination à faire face à la crise », indique Benjamin Melman (Directeur de l'investissement chez Edmond de Rothschild AM). Mais alors que les observateurs commençaient tout juste à envisager une réaction des banques centrales, la Réserve fédérale américaine est directement intervenue, n'hésitant pas à sortir de son agenda habituel.

Son président Jerome Powell a ainsi baissé de 50 points de base la fourchette de taux directeurs dans la foulée de cet entretien téléphonique, les ramenant entre 1% et 1,25%. Cette décision, prise à l'unanimité au sein de la Fed, est la première baisse de taux directeurs supérieure à 25 points de base depuis la crise de 2008. « Il est clair que la Fed est alarmée par les risques engendrés directement par le coronavirus, mais aussi indirectement via la panique qui a saisi les marchés financiers la semaine dernière », commente James McCann (économiste chez Aberdeen Standard Investments).

Concernant les taux directeurs, la Banque centrale australienne également a baissé de 25 points de base à 0,50% tandis que la Banque centrale malaisienne a réduit de 25 points de base à 2,50%. Ces décisions sont des indicateurs du pessimisme affiché par les banquiers centraux en raison de l'incertitude liée au coronavirus.

Ces actions sont-elles efficaces ?

« La solution ultime au problème viendra d'autres personnes que les membres du FOMC [Ndlr : comité qui établit la politique monétaire de la Fed], notamment des professionnels de la santé », a précisé Jerome Powell pendant sa conférence de presse improvisée. « L'une des possibles interprétations est que la Fed doit avoir conscience qu'en année électorale, le soutien à l'économie provenant de la politique budgétaire sera forcément limité », analyse Bastien Drut (Stratégiste chez CPR AM). Il doute donc de l'efficacité d'une telle décision, Jerome Powell suggérant lui-même que cette action n'aurait pas beaucoup d'impact : « Nous reconnaissons qu'une baisse de taux ne réduira pas le taux d'infection et que cela ne résoudra pas les problèmes de chaînes d'approvisionnement. Nous avons cela en tête. »

Didier Saint-Georges (membre du comité d'investissement de Carmignac Gestion) invite ainsi à « ne pas surestimer les effets de ces baisses de taux sur une activité économique tétanisée par la peur d'un risque de pandémie ». Jean-Luc Hivert (Directeur Général de La Française AM) nuance tout de même que « les banques centrales pourront être efficaces mais ne pourront en aucun cas éviter le ralentissement économique à venir. »

Mais si cette efficacité est contestée, pourquoi un tel empressement pour faire ces annonces ? « Peut-être la Fed dispose-t-elle d'éléments plus inquiétants. Peut-être a-t-elle simplement voulu rassurer alors que l'ampleur des impacts liés au Coronavirus reste difficile à estimer », explique Wilfrid Galand (Directeur Stratégiste chez Montpensier Finance).

Les autres banques centrales vont-t-elles suivre la Réserve fédérale et réduire leurs taux d'intérêt ?

De la part de la Banque centrale européenne, « on peut s'attendre à des actions prochaines », estime Olivier de Berranger (Directeur général délégué de La Financière de l'Echiquier), rappelant que « la BCE s'est fendue d'un communiqué indiquant qu'elle suivait la situation de très près. »

Mais selon Philippe Waechter (Directeur de la recherche chez Ostrum AM, groupe Natixis), cela se manifestera par d'autres moyens d'actions : « Nous ne voyons pas dans la zone euro le déséquilibre observé aux États-Unis entre la courbe des taux et l'orientation de la politique monétaire. La BCE peut maintenir longtemps son taux actuel. Cela ne signifie pas que rien ne doit être fait, mais cela ne passera pas par des taux inférieurs », considère-t-il.

Quant à la Banque centrale chinoise, elle dispose de suffisamment de capacités pour lancer une politique de relance monétaire importante selon les calculs de Pictet AM, puisqu'elle a été plus conservatrice que la moyenne au cours des deux dernières années. « Une baisse de 200 points de base du taux de réserve obligatoire des banques équivaudrait par exemple à injecter 460 milliards de dollars US de liquidités, l'équivalent de 3% du PIB chinois », simulent Sam Perry (Gérant senior) et Patrick Zweifel (Chef économiste).

3 commentaires

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  • jackyz77
    12 mars15:57

    Il se pourrait même que cette "crise" puisse déboucher sur une poussée inflationniste qui aura pour effet de pousser les grands argentiers à augmenter les fameux taux.

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