( AFP / RONALDO SCHEMIDT )
Le syndicat du constructeur automobile sud-coréen Hyundai Motor a annoncé lundi avoir repris les négociations avec la direction après une grève inédite en dix ans la semaine passée.
Le syndicat réclame une augmentation de salaire de 149.000 wons (92 euros), une hausse de 50% des primes de performance et un relèvement de deux ans de l'âge de la retraite pour toucher plus longtemps les rémunérations.
Les salariés, inquiets de la sécurité de l'emploi dans le secteur en raison des progrès de la robotique et de l'intelligence artificielle, ont fait grève pendant 60 heures cette année, ce qui a coûté quelque 1,37 milliard d'euros à l'entreprise, d'après les calculs de l'agence de presse sud-coréenne Newsis.
Selon le syndicat, 40.000 salariés, dont des employés de bureau, ont participé au mouvement de vendredi.
Des débrayages de quatre heures devaient avoir lieu lundi et mardi, mais ce projet a été abandonné au moins pour le premier jour afin de laisser leur chance aux négociations. Celles-ci doivent démarrer à 14H00 locales, a indiqué un représentant syndical à l'AFP.
"Nous déciderons si nous organisons une grève partielle demain ou non en fonction de l'issue des négociations d'aujourd'hui", a précisé cette source.
Hyundai Motor a déclaré à l'AFP ne pas pouvoir "accepter les demandes du syndicat" en l'état.
Plus tôt cette année, le constructeur a dévoilé un robot humanoïde et son plan de le déployer dans ses usines aux Etats-Unis à partir de 2028, sans évoquer d'intention de faire de même en Corée du Sud.
La direction et le syndicat ont néanmoins affirmé à l'AFP que le conflit social en cours n'avait pas de lien avec ce robot.
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