Donald Trump à Washington, aux États-Unis, le 3 août 2026. ( GETTY IMAGES NORTH AMERICA / CHIP SOMODEVILLA )
"Rien ne plaît plus à la Chine que de voir ce mouvement anti'data centers'" a affirmé le Président américain sur son réseau Truth Social.
"La seule raison pour laquelle des communautés aux Etats-Unis doivent s'opposer aux data centers, c'est si elles veulent finir arriérées et pauvres", a-t-il écrit sur son réseau Truth Social, en assurant que l'installation de ces infrastructures parfois gigantesques fait baisser les impôts et crée des emplois.
"Si nous tuons la poule aux oeufs d'or, vous ne devrez vous en prendre qu'à vous-mêmes. Rien ne plaît plus à la Chine que de voir ce mouvement anti 'data centers' ", a affirmé le président américain, grand partisan d'un développement à marche forcée de l'intelligence artificielle.
Le vice-président JD Vance, interrogé par des journalistes sur ces déclarations, a pris une position moins tranchée , reconnaissant les inquiétudes sur les coûts de l'électricité suscitées par la construction frénétique de ces infrastructures énergivores.
Les centres de données "sont une partie importante de l'économie de l'IA, mais ceux qui les construisent doivent construire les centrales électriques avec les 'data centers' ", a dit JD Vance, considéré comme un candidat potentiel pour la présidentielle de 2028.
"Quand les factures d'énergie grimpent beaucoup, c'est là qu'il y a un vrai problème", a-t-il ajouté.
La contestation devient un enjeu électoral
La construction des centres de données accompagnant le développement de l'intelligence artificielle est devenue un sujet de crispation politique aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat, prévues en novembre.
Dans au moins 21 scrutins à travers 18 Etats, des candidats des deux partis ont utilisé des publicités à la télévision mentionnant ces "data centers" cette année , selon des données marketing citées par plusieurs médias américains.
Les animateurs des mouvements de protestation dénoncent des infrastructures insatiables en énergie, dans un contexte de tension déjà forte sur les coûts.
La colère autour des factures d'électricité vient s'allier à un rejet plus global des géants technologiques et de leurs technologies qui menacent potentiellement l'emploi.
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