Le gouvernement veut limiter à 1,5 milliards d'euros la hausse des crédits des ministères, soit "bien plus faible que l'inflation". "C'est l'État qui réalisera à nouveau l'effort le plus important" de réduction des depenses publiques.
( AFP / - )
Le gouvernement envisage de limiter à 0,4% la hausse des dépenses des ministères dans le budget 2027, un chiffre quatre fois inférieur à l'inflation, indique-t-il dans un document transmis mercredi15 juillet au Parlement. Les dépenses militaire et la charge de la dette seraient épargnées.
Si les dépenses de l'administration centrale sont fixées à 708,4 milliards d'euros pour l'an prochain, celles de la sécurité sociale "croîtront plus vite que l'inflation" pour leur part, pour s'élever à 838,3 milliards.
Le gouvernement demandera également aux collectivités territoriales de ne pas augmenter leurs dépenses au-delà de l'inflation en 2027.
Ce document intitulé "plafonds de dépenses du projet de loi de finances pour 2027", ou "tiré à part" en jargon budgétaire, et dont l' AFP a obtenu une copie, limite à 1,5 milliard d'euros la hausse des crédits des ministères l'an prochain, hors défense (+6,4 milliards d'euros).
C'est la mission Ecologie qui enregistre la plus forte hausse de ses crédits (+1,5 milliard d'euros), devant la mission Solidarité (+1,1 milliard), l'Enseignement scolaire (+0,8 milliard), la Recherche et l'Enseignement supérieur (+0,6 milliard), les Sécurités (+0,6 milliard) et la Justice (+0,4 milliard).
En revanche, la mission Travail, emploi et administration des ministères sociaux perd 2,8 milliards d'euros, France 2030 0,4 milliard, les régimes sociaux et de retraite 0,4 milliard, l'Aide publique au développement 0,3 milliard, les Relations avec les collectivités territoriales 0,2 milliard, et les missions Agriculture et Santé 0,1 milliard chacune.
La hausse totale de 1,5 milliard d'euros hors défense est "bien plus faible que celle de l’inflation", observe le document, et, "comparé à la dynamique des dépenses de sécurité sociale et locales, c’est l'État qui réalisera à nouveau l'effort le plus important sans toutefois renoncer au financement de priorités clairement identifiées".
Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait écrit aux ministres le 10 juin dernier, pour les prier de revoir à la baisse leurs demandes initiales, rappelle le "tiré à part".
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