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Bagayoko (LFI) élu à la tête d'une puissante intercommunalité au nord de Paris
information fournie par AFP 21/04/2026 à 21:54

Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, lors d'un rassemblement contre le racisme, Saint-Denis, le 4 avril 2026 ( AFP / Thomas SAMSON )

Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, lors d'un rassemblement contre le racisme, Saint-Denis, le 4 avril 2026 ( AFP / Thomas SAMSON )

Le nouveau maire insoumis de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Bally Bagayoko, a été élu mardi soir à la présidence d'une des premières intercommunalités de la région parisienne, que lui contestait l'édile socialiste de Saint-Ouen Karim Bouamrane.

A l'issue du conseil territorial qui s'est tenu dans une ambiance tendue, les conseillers territoriaux ont élu M. Bagayoko, avec une majorité de 46 voix sur 79 suffrages exprimés.

Nouveau maire de la deuxième plus grande ville d'Île-de-France après Paris, Bally Bagayoko présidera l'un des établissements publics territoriaux créés il y a dix ans dans le périmètre de la métropole du Grand Paris. Dénommé Plaine commune, il emploie plus de 2.200 agents pour 460.000 habitants.

M. Bagayoko succédera ainsi au socialiste Mathieu Hanotin, maire sortant de Saint-Denis, qu'il avait battu aux municipales dès le premier tour.

Dans un discours de candidat avant le vote, M. Bagayoko avait fait valoir que sa candidature avait "reçu le soutien d'un nombre important" de maires ayant eu "le courage d'assumer une ligne politique sans jamais trembler".

Il avait empoché lundi soir le soutien du nouveau maire d'Aubervilliers, Sofienne Karroumi, qui avait battu la sortante (UDI) Karine Franclet grâce à l'union de la gauche. Trois autres maires avaient posé dimanche avec M. Bagayoko: le nouvel édile LFI de la Courneuve Aly Diouara, le maire écologiste de l'Île-Saint-Denis, Mohamed Gnabaly, et le dirigeant communiste de Stains, Azzedine Taïbi.

Il a annoncé que l'établissement public territorial prendrait des décisions "assez fermes en direction de l'Etat".

Il entend faire de Plaine commune "un outil politique mais dans l'intérêt des habitants du territoire", citant prioritairement les questions de l'eau, du service public, de l'aménagement du territoire et rejetant "une logique de divisions entre les différents quartiers et différentes villes".

Karim Bouamrane, maire de Saint-Ouen-sur-Sein, Paris le 5 juin 2025 ( AFP / Ludovic MARIN )

Karim Bouamrane, maire de Saint-Ouen-sur-Sein, Paris le 5 juin 2025 ( AFP / Ludovic MARIN )

Le socialiste Karim Bouamrane s'était porté candidat à la veille du vote, disant redouter que le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon "préempte" cet outil pour en faire "une caisse de résonance" de sa candidature à la présidentielle de 2027.

Dans son discours de candidat, fréquemment hué par des soutiens de son rival, M. Bouamrane a lancé à M. Bagayoko: "j'ai du respect pour votre combat politique, votre probité et ce que vous incarnez, mais je ne m'inscris pas dans la vision que votre organisation politique porte (…) pour préempter et cet outil, et cette élection".

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