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Assurance chômage : "Un instrument de solidarité, pas de pénalisation des chômeurs", rappelle Eric Coquerel
information fournie par Boursorama avec Media Services29/07/2022 à 10:28

Eric Coquerel, président LFI de la Commission des Finances à l'Assemblée ( AFP / LUDOVIC MARIN )

Eric Coquerel, président LFI de la Commission des Finances à l'Assemblée ( AFP / LUDOVIC MARIN )

"Cette idée qu'il faut aller chercher de l'argent, pénaliser les chômeurs, c'est faux, profondément réactionnaire et inégalitaire", a estimé ce vendredi 29 juillet Eric Coquerel, président LFI de la Commission des Finances à l'Assemblée, sur France 2.

Mardi, dans une interview au Parisien, le ministre du Travail Olivier Dussopt a jugé "nécessaire d'aller plus loin" en ce qui concerne la réforme de l'assurance chômage. "Nos règles d’indemnisation doivent tenir compte de la situation du marché de l’emploi, comme le fait, par exemple, le Canada. Quand ça va bien, on durcit les règles et, quand ça va mal, on les assouplit", a-t-il expliqué, reprenant un engagement de campagne d'Emmanuel Macron.

Alors que l'exécutif s'est fixé pour objectif d'atteindre le plein emploi à horizon 2027, soit un taux de chômage autour de 5% contre 7,3% actuellement, le ministre assure que cet objectif est "possible" grâce aux réformes du RSA et de l'assurance chômage.

Sur France 2 ce vendredi 29 juillet, Eric Coquerel, président LFI de la Commission des Finances à l'Assemblée, a montré son désaccord. "L'assurance chômage est un instrument de solidarité, pas un instrument de pénalisation des chômeurs ", a-t-il commencé.

"C'est une caisse que les travailleurs ont décidé de mettre ensemble, comme les retraites et autres, pour justement assurer le fait que quelqu'un soit privé d'emploi pendant un certain temps de sa vie, on est en train de la transformer en pénalisation. Ca ne va pas. C'est l'idée que les chômeurs seraient responsables du chômage", s'est indigné Eric Coquerel.

"Je ne crois absolument pas à cette théorie et je rappelle qu'un chômeur sur deux n'est pas indemnisé. Cette idée qu'il faut aller chercher de l'argent, pénaliser les chômeurs, c'est faux, profondément réactionnaire et inégalitaire", a-t-il conclu.

"Il y a urgence"

Pour Olivier Dussopt pourtant, "il y a une urgence : que la réforme de l’assurance chômage, décidée en 2019 et mise en œuvre en 2021 du fait du Covid-19, voit ses règles prolongées. Elles arrivent à échéance le 1er novembre 2022". Cela passera par un texte de loi présenté à la rentrée, qui sera le premier au menu du Parlement au retour de la trêve estivale à partir de début octobre.

Le ministre explique que le gouvernement entend prolonger ces règles controversées "pour permettre à cette réforme de continuer à produire ses effets positifs et réfléchir à l’étape d’après".

"Il est nécessaire d’aller plus loin", a-t-il fait savoir. "Nous aborderons ce sujet dès la rentrée avec les partenaires sociaux", ajoute Olivier Dussopt.

6 commentaires

  • 29 juillet12:43

    C'est le fond de commerce de Coquerel. Une assurance, normalement, c'est pour les accidents de la vie, pas pour servir un revenu d'inactivité et d'ailleurs, c'est les travailleurs qui cotisent.