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Argentine: inflation stable à 2,9% sur février, la décélération patine
information fournie par Boursorama avec AFP 13/03/2026 à 08:25

Javier Milei à Asuncion, au Paraguay, le 16 septembre 2025. ( AFP / DANIEL DUARTE )

Javier Milei à Asuncion, au Paraguay, le 16 septembre 2025. ( AFP / DANIEL DUARTE )

L'inflation en Argentine s'est établie à 2,9 % pour le mois de février, un chiffre identique à janvier, attestant que la décélération depuis deux ans s'essouffle légèrement, avant même un éventuel impact de la guerre au Moyen-Orient.

La hausse des prix sur février, communiquée jeudi par l'Institut national de la statistique (Indec), confirme un regain modéré mais continu observé depuis mi-2025, venant après 2,8% en décembre, 2,5% en novembre, 2,3% en octobre et 2,1% en septembre.

Exprimée en glissement annuel, l'inflation atteint 33,1% sur douze mois, confirmant toutefois la tendance lourde à la baisse en deux ans de gouvernement de l'ultralibéral Javier Milei. Il était arrivé au pouvoir en décembre 2023 avec une inflation en glissement annuel de près de 161%, et a clôturé 2025 avec l'indice annuel le plus bas depuis huit ans, à 31,5%.

Mais la légère remontée depuis plusieurs mois jette une ombre sur l'objectif affiché par Javier Milei d'une "inflation commençant par le chiffre zéro" pour août prochain. Sauf, a-t-il toutefois tempéré cette semaine, "si le processus de la guerre s'approfondit et dure plus longtemps que ce que l'on pense".

Pour l'économiste et analyste financier Christian Buteler, du cabinet BSF, l'effort du gouvernement Milei pour contenir l'inflation sur la durée est "important", mais il faut "des réglages beaucoup plus fins" pour passer de 2% et quelques à moins de 1% d'inflation par mois.

"C'est comme quand on commence un régime, les derniers kilos à perdre pour atteindre vraiment son poids idéal sont toujours les plus difficiles à perdre", a-t-il commenté pour l'AFP.

La hausse des prix de février a été tirée principalement par les postes logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles (6,8 %) et, dans une moindre mesure, par les aliments et les boissons (3,3 %).

Pour le ministre de l'Economie Luis Caputo, l'économie argentine "se trouve encore dans un processus de correction des prix relatifs, après plus de deux décennies d'accumulation de distorsions", en référence notamment aux subventions passées à des secteurs comme énergie et transports, que son gouvernement tarit graduellement.

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