Célébrations sur la place Colon à Madrid après la victoire de l'Espagne en finale de la Coupe du monde de football, le 19 juillet 2026 ( AFP / Paul Hanna )
L'Espagne trépigne d'impatience lundi à l'idée de retrouver ses champions de retour des Etats-Unis après leur victoire face à l'Argentine (1-0) au Mondial-2026, un sacre seize ans après une première étoile, dans un pays où le foot se vit comme une religion.
Le trophée doré de la Coupe du monde dans ses bagages, la sélection espagnole doit atterrir selon les services aéroportuaires Aena vers 14h30 locales (12h30 GMT) à l'aéroport Madrid-Barajas, où attendaient déjà au petit matin des supporters aux anges.
Dans la foulée, les joueurs seront reçus vers 17H30 (15H30 GMT) par le roi Felipe VI au palais de la Zarzuela, dans la banlieue de Madrid, selon le maire de la capitale.
Ils seront ensuite accueillis par le Premier ministre Pedro Sánchez au siège du gouvernement, le palais de la Moncloa, à 18H00 locales, selon le programme officiel.
De là, les héros du jour entameront leur défilé à bord d'un bus à impériale en parcourant les grandes artères du centre pour arriver à la place de la célèbre fontaine de Cibeles, siège de la mairie de Madrid où ils sont attendus aux alentours de 21H00, dans une ambiance qui s'annonce survoltée.
Une cérémonie doit y être organisée sur une scène spécialement montée pour célébrer les joueurs, dont la star Lamine Yamal et l'unique buteur de la finale, Ferran Torres, ainsi que le sélectionneur Luis de la Fuente.
Environ un million de personnes sont attendues dans les rues de la capitale, d'après les estimations de son préfet Francisco Martin, qui avait précisé dimanche que 2.050 policiers et 400 agents de la Garde civile seraient mobilisés pour l'occasion.
"Ça mérite bien une fête !"
Certains supporters ivres de bonheur après une (très) courte nuit prévoient de remettre le couvert, à l'image de Bruno González del Yerro, un financier de 32 ans, interrogé par l'AFP: "Il faudra le fêter d'une manière ou d'une autre, vu que ça n'arrive que tous les quatre ans ! (...) Ça mérite bien une fête !"
L'équipe d'Espagne brandit son trophée après sa victoire face à l'Argentine en finale du Mondial 2026 de football, le 19 juillet 2026 à East Rutherford ( AFP / Odd ANDERSEN )
Après une longue nuit de fiesta, Tomas Hernanz, un lycéen de 18 ans, porte, lui, le drapeau rouge et jaune de l'Espagne noué sur ses épaules. Avec son ami Martin Peña, il entend bien "passer toute la journée à Madrid en attendant l'arrivée des joueurs", car "c'est un truc qu'on veut vivre maintenant, et on ne va pas le regretter".
"Dès que je pourrai, je vais aller accueillir nos champions", abonde pour sa part José Márquez, un militaire de 37 ans qui tente tant bien que mal de dissimuler sa fatigue: "Je me suis couché à 2 heures du matin, je n'ai pas beaucoup dormi mais ça valait le coup".
Dès le coup de sifflet final tard dimanche soir, l'Espagne toute entière a exulté de joie après ce sacre célébré lors d'une nuit de folie et de liesse, une soirée toutefois endeuillée par la mort d'un adolescent de 13 ans à Ciudad Rodrigo, dans l'ouest du pays, après l'effondrement d'une fontaine sur laquelle plusieurs supporters étaient montés.
Ce nouveau titre planétaire résonne tout particulièrement dans ce pays passionné de football où ce sport fédère ses 50 millions d'habitants, dont une partie de la jeune génération n'avait pas vécu le premier sacre de la "Selección" au Mondial-2010 en Afrique du Sud.
"Rois" du monde
Lionel Messi après le but de l'Espagne, le 19 juillet 2026 à East Rutherford ( AFP / Pedro UGARTE )
C'est en héros d'une nation que seront accueillis les joueurs dans les prochaines heures.
Les Unes de la presse espagnole regorgeent de superlatifs pour encenser "les rois de tous les temps !", comme l'a titré le grand quotidien sportif "Marca" qui se félicite de cette "deuxième étoile qui vient se broder sur le maillot espagnol après une nouvelle démonstration de jeu collectif".
Une équipe "invincible", s'est même enthousiasmé le quotidien ABC.
Quant aux Argentins, très peu en vue pendant la finale à l'instar de leur magicien Lionel Messi, fantomatique, ils seront accueillis à l'aéroport de Buenos Aires à 17H00 locales (20H00 GMT) par des centaines de milliers, peut-être plus, de supporters tristes mais fiers.
A Madrid, les larmes couleront aussi lundi soir, mais de joie, lors d'un défilé historique tout juste deux ans après avoir remporté l'Euro-2024 en Allemagne.

0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer