Aller au contenu principal Activer le contraste adaptéDésactiver le contraste adapté
Plus de 40 000 produits accessibles à 0€ de frais de courtage
Découvrir Boursomarkets
Fermer

Appels au cessez-le-feu lors de la conférence sur Gaza à l'Elysée
information fournie par Reuters09/11/2023 à 19:01

La France accueille une conférence destinée à coordonner l'aide destinée à l'enclave palestinienne de Gaza

La France accueille une conférence destinée à coordonner l'aide destinée à l'enclave palestinienne de Gaza

par John Irish et Elizabeth Pineau

Les autorités politiques et humanitaires conviées jeudi à l'Elysée pour une conférence sur l'aide à Gaza ont lancé un appel au cessez-le-feu pour préserver les civils pris au piège dans l'enclave palestinienne.

Le président français, Emmanuel Macron, a réclamé une "pause humanitaire" et annoncé une enveloppe supplémentaire de 80 millions d'euros pour le territoire où les violences ont fait des milliers de morts depuis un mois, selon les responsables palestiniens.

"Nous ne pouvons pas attendre une minute de plus pour un cessez-le-feu humanitaire ou la levée du siège, qui constituent une punition collective", a déclaré Jan Egeland, secrétaire général du Conseil norvégien pour les réfugiés.

"Sans un cessez-le-feu, sans levée du siège, des bombardements et des guerres aveugles, l'hémorragie de vies humaines continuera", a-t-il ajouté dans des propos repris par les Nations Unies et la Croix-Rouge internationale.

Emmanuel Macron a jugé "indispensables" une pause humanitaire suivie d'un cessez-le-feu". Les civils "doivent être protégés", a-t-il dit. "Ce n'est pas négociable. C'est une nécessité immédiate".

La France porte son aide humanitaire pour les Palestiniens de 20 à 100 millions d'euros pour 2023, a annoncé le président, qui a appelé les pays présents à augmenter eux aussi leur contribution.

"Les chiffres des engagements pris lors de la conférence sont encore en train d’être consolidés mais il est certain que le milliard d’euros sera dépassé", a fait savoir l'Elysée.

La présidence française n'a donné aucun détail sur la ventilation de ce chiffre, et n'a pas précisé quels montants étaient déjà connus et lesquels étaient nouveaux.

Ce chiffre est à mettre en lien avec l'évaluation des Nations unies qui ont estimé à 1,1 milliard de dollars les besoins immédiats des civils palestiniens privés d'eau potable, de carburant, d'électricité, de nourriture et de médicaments.

La réunion de l'Elysée a mis en exergue la nécessité de coordonner l'aide, ont fait savoir les autorités françaises.

CORRIDOR MARITIME AU DÉPART DE CHYPRE

Le président de Chypre, Nikos Christodoulides, a présenté un projet de corridor maritime au départ de l'île qui permettrait de faire parvenir au départ du port Larnaca, sous protection et après vérification des chargements, de l'aide humanitaire qui serait débarquée sur la côte sud-est de la bande de Gaza.

Si l'hypothèse d'installer des hôpitaux de campagne doit être évaluée, des diplomates ont indiqué que l'Egypte était réticente à l'idée d'accueillir une multitude d'hôpitaux sur son territoire. En l'absence d'une pause humanitaire ou d'un cessez-le-feu à Gaza, il est difficile d'en installer dans l'enclave.

Israël et le Hamas ont répété qu'ils excluaient un cessez-le-feu, amenuisant les espoirs d'une avancée humanitaire rapide.

Israël demande au préalable la libération de tous les otages, tandis que le Hamas dit qu'il ne cessera pas de combattre tant que la bande de Gaza sera assiégée.

A l'Elysée, Philippe Lazzarini, commissaire général de l’Unrwa (agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens), s'est déclaré "très préoccupé par le potentiel de contagion de ce conflit".

"La Cisjordanie est en ébullition", a-t-il affirmé.

Le secrétaire général adjoint aux Affaires humanitaires et coordonnateur des secours d'urgence, Martin Griffiths, lui a fait écho.

"C'est un incendie qui pourrait consumer totalement toute la région", a-t-il mis en garde.

"ROUTE DE LA SOUFFRANCE"

Si la France a apporté son soutien à Israël à la suite de l'attaque du Hamas le 7 octobre qui a fait 1.400 morts et conduit à la prise en otage de 239 personnes, les préoccupations sont croissantes à l'égard des victimes civiles dans la bande de Gaza signalées chaque jour dans les frappes israéliennes menées depuis lors en représailles. Des milliers de personnes ont été tuées, blessées et déplacées.

"Combien de Palestiniens doivent être tués pour que la guerre s'arrête ? Est-ce que tuer 10.000 personnes en 30 jours est suffisant ?", a lancé le Premier ministre de l'Autorité palestinienne basée en Cisjordanie, Mohamed Shtayyeh.

"La route de la souffrance chez les Palestiniens n'a pas commencé le 7 octobre, elle a aujourd'hui 75 ans", a-t-il aussi déclaré, parlant de "violation claire du droit international".

Présent également dans la capitale française, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Shoukry, a estimé que les agissements d'Israël allaient au-delà du droit à se défendre.

Israël n'a pas été invité à Paris. Des représentants français ont indiqué que l'Etat hébreu était tenu informé de l'initiative et des travaux menés.

Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, est venu à Paris, de même que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, des acteurs régionaux comme la Jordanie et des pays du Golfe, les puissances occidentales et les membres du G20 à l'exception de la Russie.

Des institutions internationales et des ONG comme Médecins sans frontières (MSF), qui opèrent à Gaza, ont aussi participé aux débats.

VOIR AUSSI:

ENCADRE-Quelle est la situation humanitaire dans la bande de Gaza ?

(Reportage John Irish et Elizabeth Pineau, édité par Blandine Hénault)

14 commentaires

  • 10 novembre00:52

    on donne encore 100 millions, et dire qu'on était à l'euro près il y a encore quelques mois... qui paiera notre dette abyssale ??? 4000 milliards en 2027 assurément de dettes, le pire monarque de tous les temps qui a ruiné ce pays


Signaler le commentaire

Fermer