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Antibiotiques "vraiment pas automatiques" : nouvelle campagne de l'Assurance maladie
information fournie par AFP 05/11/2026 à 18:04

pour lutter contre le recours excessif aux antibiotiques et alerter sur l'antibiorésistance, l'Assurance maladie lance vendredi, à l'approche de la saison hivernale, une nouvelle campagne d'information ( AFP / LOIC VENANCE )

pour lutter contre le recours excessif aux antibiotiques et alerter sur l'antibiorésistance, l'Assurance maladie lance vendredi, à l'approche de la saison hivernale, une nouvelle campagne d'information ( AFP / LOIC VENANCE )

"Les antibiotiques, c'est vraiment pas automatique" : pour lutter contre le recours excessif aux antibiotiques et alerter sur l'antibiorésistance, l'Assurance maladie lance vendredi, à l'approche de la saison hivernale, une nouvelle campagne d'information revisitant son slogan emblématique de 2002.

Malgré les efforts, la France demeure "l’un des pays les plus consommateurs d’antibiotiques en Europe", en deuxième place, a rappelé la Cnam en amont de sa campagne.

"Le slogan +Les antibiotiques, c’est pas automatique +, a marqué les esprits ; l’actualiser, c’est ancrer le message chez les plus jeunes tout en remobilisant ceux qui le connaissent", selon un communiqué.

Les prescriptions d'antibiotiques en médecine de ville sont reparties en hausse en 2024, augmentant de 4,8% sur un an alors que l’objectif était une réduction d’au moins 25% entre 2019 et 2025.

En 2025, un infléchissement se dessine cependant, selon l'Assurance maladie : la part de Français ayant reçu au moins une prescription d’antibiotiques est passée de 41% à 38% en un an.

Mais de multiples idées fausses persistent, confirme un sondage Ipsos/BVA pour la Cnam, mené du 3 au 14 septembre auprès de 1. 000 adultes.

Près d'un sondé sur deux croit ainsi que les antibiotiques soignent la grippe et quatre sur dix le rhume, alors qu'ils sont inefficaces contre les virus et peuvent entraîner des effets indésirables.

Et 18%  des Français interrogés prennent des antibiotiques en leur possession sans consulter de médecin, 11% les partagent avec un proche, etc.

L'Assurance maladie rappelle les bonnes pratiques : prendre des antibiotiques uniquement sur prescription médicale, respecter doses et durée prescrites, ne jamais utiliser de traitement restant, ne pas les partager, etc.

Car un recours inadapté aux antibiotiques contribue au développement de l’antibiorésistance, "pandémie silencieuse" que l'OMS place dans les menaces majeures.

"Lorsqu'on prend un antibiotique, ça tue toutes les bactéries sensibles", ne laisse "que les résistantes, qui se développent", perturbe le microbiote, a expliqué à la presse le Dr Marie-Anne Bouldouyre, au nom des centres régionaux en antibiothérapie.

Et "chacun peut héberger une bactérie résistante, quel que soit son âge ou son état de santé, et la transmettre à ses proches", a averti le Dr Catherine Grenier, médecin-conseil de la Cnam. Les conséquences d'une infection sont plus graves pour les plus fragiles.

"L'Antibiorésistance impacte toute la médecine moderne car si on ne peut plus traiter la moindre infection, on ne peut plus faire de chirurgie lourde, de chimiothérapie, de transplantation...", a souligné le Dr Bouldouyre.

Entre  5 .500 et 12. 500 personnes décèdent chaque année en France à cause de bactéries résistantes.

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