( POOL / MARTIN MEISSNER )
L’Allemagne a conclu l’année 2025 sur une croissance trimestrielle un peu meilleure que prévu, mais la faiblesse de l’industrie et des exportations continue de peser sur l’emploi, avec un pic de chômeurs atteint en janvier depuis 2014, selon des données publiées vendredi.
Entre octobre et décembre, le produit intérieur brut (PIB) allemand a progressé de 0,3%, selon l'institut Destatis. A la mi-janvier, celui-ci tablait, dans une estimation précoce, sur une croissance de 0,2%.
"Ce sont surtout les dépenses de consommation privées et publiques qui ont augmenté" à la fin d'une année "particulièrement mouvementée pour le commerce extérieur", note l'office statistique.
L'institut confirme également la hausse de 0,2% du PIB sur l'année 2025, après une première estimation mi-janvier.
"Il y a encore des surprises positives concernant la conjoncture en Allemagne", relève Jens-Oliver Niklasch de la banque LBBW.
Mais "on ne se réjouit de ce chiffre [trimestriel] que parce que nous sommes plus ou moins bloqués à une croissance nulle depuis trois ans", relève-t-il.
Après être sorti de deux années consécutives de récession, Berlin espère une relance plus forte en 2026, portée par des centaines de milliards d'euros d'investissement publics pour la défense et les infrastructures.
Mais cette semaine, la ministre de l'Economie Katherina Reiche a tempéré les attentes, abaissant la prévision de croissance du gouvernement de 1,3% à 1%.
"Ce n’est pas encore un boom économique, mais c’est un début, et les signaux sont encourageants", a martelé vendredi la conservatrice au pupitre du Bundestag.
Pour relancer une industrie en crise et se protéger des droits de douane américains, les patrons réclament au gouvernement Merz d'accélérer sur les réformes.
La crise se traduit aussi sur le marché de l'emploi: le nombre de personnes au chômage a franchi en janvier la barre des trois millions comme au mois d'août, selon des chiffres officiels publiés vendredi.
En données brutes, 3,084 millions de personnes étaient sans emploi dans la première économie européenne, soit 177.000 de plus qu'un mois auparavant.
Constatant que "rien ne bouge sur le marché du travail", la présidente de l'Agence fédérale pour l'emploi Andrea Nahles s'attend à ce que ce niveau se maintienne encore un ou deux mois.
Le taux de chômage, calculé en données corrigées des variations saisonnières (CVS), est resté stable à 6,3%.
0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer