Face aux prix élevés persistants des carburants, le gouvernement a annoncé une aide de trois millions d'euros visant les "travailleurs modestes grands rouleurs", et un soutien accru aux pêcheurs et agriculteurs. Le président du Sénat pointe lui l'absence de "marge de manoeuvre" supplémentaire.
(illustration) ( AFP / LOIC VENANCE )
Le président LR du Sénat Gérard Larcher a estimé mercredi 22 avril que la France "n'a pas les moyens d'amortir les crises" au lendemain de la présentation par le Premier ministre Sébastien Lecornu d'un "dispositif d'accompagnement" pour les "grands rouleurs" touchés par la hausse du prix du carburant.
"On paie le quoi qu'il en coûte"
"Nous n'avons pas les moyens d'amortir les crises et de faire face dans un pays qui est déjà surendetté et surfiscalisé", a jugé Gérard Larcher, à l'antenne de BFMTV . "Cette réalité-là, elle ne donne pas au gouvernement d'autres marges de manœuvre que de faire ce qu'il est possible de faire en direction de certaines catégories" , a expliqué le président du Sénat, écartant une baisse de la TVA comme le demande le RN.
Le présidence de la Chambre haute a tenu Emmanuel Macron pour responsable de cette situation: "On paye le quoi qu'il en coûte, on paye un ensemble d'engagements où on n'a pas réduit la dépense publique, on n'a pas réformé l'État", a-t-il expliqué. "C'est quelque part le bilan de deux quinquennats d'Emmanuel Macron", a-t-il souligné, estimant que le chef de l'Etat a laissé la France en situation "d'hypoxie".
Après les annonces de Sébastien Lecornu sur les aides aux carburants, le ministre de l'Economie a précisé les contours du dispositif visant les "travailleurs modestes grands rouleurs". Le gouvernement a d'abord décidé de réserver cette aide aux Français ayant un revenu imposable inférieur à la médiane de leur catégorie, c'est-à-dire à la moitié des foyers les moins aisés. Le seuil se situe à 17.000 euros pour une personne seule ou encore à 50.000 euros pour un couple avec deux enfants, a détaillé Roland Lescure, auprès de France 2 .
Le ministre a également évoqué un nombre minimum de kilomètres à parcourir: au moins 15 kilomètres de distance entre le domicile et le lieu de travail, ou 8.000 kilomètres par an pour des professionnels tels que les infirmières ou les aide-soignants. "On va faire ça de manière très simple (...) sous un mode déclaratif", via un espace dédié sur le site impots.gouv.fr, a précisé M. Lescure. Ce dispositif devrait être disponible d'ici la fin du mois de mai, espère le ministre
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