L'achat de systèmes russes S-400 avait valu à la Turquie d'être exclue du programme américain de chasseurs F-35 en 2019, la privant d'appareils déjà payés, et d'être soumise à des sanctions américaines.
Un système de défense aérienne S-400. ( AFP / NATALIA KOLESNIKOVA )
Moscou a indiqué mercredi 30 septembre travailler avec la Turquie au sujet du transfert possible par Ankara de systèmes de défense antimissiles russes à un pays "amical", l'achat de ces derniers en 2017 ayant bloqué un achat turc de F-35 notamment.
Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a déclaré samedi que Moscou pourrait éventuellement donner son accord à la revente des systèmes S-400 à un pays "responsable et lié par des relations amicales" avec la Russie , sans plus de détails.
"Ce sujet est à l'ordre du jour. Un travail approprié et des contacts appropriés sont en cours", a déclaré mercredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en répondant à une question de l' AFP lors de son point presse quotidien.
Sanctions américaines
La Turquie avait acheté ces systèmes de défense antiaérien en 2017, à une époque où les relations étaient tendues entre Washington et Ankara. Ils n'ont jamais été activés à d'autres fins que pour des tests.
Cet achat avait valu à la Turquie d'être exclue du programme américain de chasseurs F-35 en 2019, la privant d'appareils déjà payés, et d'être soumise l'année suivante à des sanctions américaines. La livraison de moteurs F110 pour le chasseur turc KAAN a été également entravée.
Ankara cherche depuis longtemps à résoudre le contentieux sur les F-35 et les systèmes S-400. Mais le consentement de la Russie est nécessaire pour leur revente, la Turquie ne disposant pas de licence de ré-exportation.
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