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Accord de principe au G7 pour utiliser les intérêts des actifs russes pour l'Ukraine
information fournie par Reuters 13/06/2024 à 15:26

(Actualisé tout du long avec accord de principe)

par Crispian Balmer et Angelo Amante

Les dirigeants des pays membres du Groupe des Sept (G7) sont arrivés jeudi en Italie pour leur sommet annuel lors duquel ils chercheront à renforcer leur soutien à l'Ukraine et présenter un front uni face aux ambitions politiques et économiques de la Chine.

En amont de deux jours de discussions, des diplomates ont indiqué qu'un accord de principe avait été conclu sur le projet d'octroi d'un prêt de 50 milliards de dollars à Kyiv en utilisant les intérêts des actifs souverains russes gelés juste après l'invasion de l'Ukraine en 2022.

"Je pense que nous aurons décidé des grands axes de ce projet, mais que certains détails devront être réglés par des experts selon un calendrier précis", a déclaré Jake Sullivan, conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche.

Un haut fonctionnaire européen a confirmé l'existence d'un accord de principe.

"Je pense que c'est fait", a-t-il dit. "Tout devrait bien se passer. Je ne m'attends pas à ce que les dirigeants disent ... (quoi que ce soit contre)".

Selon une personne proche des discussions, l'objectif est de s'assurer que l'accord puisse fonctionner pendant des années indépendamment de la personne au pouvoir dans chaque État du G7. Une façon de répondre aux préoccupations liées à un éventuel retour au pouvoir de Donald Trump, jugé moins favorable à Kyiv.

"Il y a beaucoup de travail à faire, mais je suis sûre qu'au cours de ces deux jours, nous pourrons avoir des discussions qui déboucheront sur des résultats concrets et mesurables", a déclaré la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, à ses invités du G7 au début de leurs discussions dans un hôtel de luxe de la région des Pouilles, dans le sud de l'Italie.

Tandis que Giorgia Meloni est portée par son succès lors des élections législatives européennes, la plupart des dirigeants des pays membres du G7 sont confrontés à des difficultés dans leurs pays.

Le président américain Joe Biden affronte une bataille difficile face à Donald Trump pour une réélection en novembre, le Premier ministre britannique Rishi Sunak semble certain de perdre le pouvoir lors des élections nationales du 4 juillet et en France, le président Emmanuel Macron fait face au séisme politique provoqué par sa décision de dissoudre l'Assemblée nationale.

Les dirigeants du G7 devraient également exprimer leur inquiétude quant aux niveaux de production élevés de la Chine, qui, selon eux, perturbent les chaînes d'approvisionnement mondiales et la stabilité du marché.

Washington a étendu mercredi les sanctions prises à l'encontre Moscou en raison de la guerre en Ukraine, notamment en visant les entreprises basées en Chine qui vendent des semi-conducteurs à Moscou.

Joe Biden espère probablement que ces annonces, faites à la veille du sommet du G7, inciteront les alliés occidentaux à faire preuve de davantage de détermination pour confronter Pékin, notamment sur son soutien à la Russie.

Le président ukrainien Volodimir Zelensky participera pour la deuxième année consécutive au sommet du G7, lors duquel il devrait signer un nouvel accord de sécurité de long terme avec Joe Biden.

Les dirigeants de pays ne faisant pas partie du G7 - comme l'Inde, le Brésil, l'Argentine, la Turquie, l'Algérie ou le Kenya - ont été conviés au sommet. Le pape François devrait s'exprimer vendredi sur les risques posés par l'intelligence artificielle et le potentiel qu'elle représente.

(Avec la contribution de Andrew Gray, Andrea Shalal et John Irish, rédigé par Crispian Balmer et Keith Weir; version française Camille Raynaud et Blandine Hénault, édité par Zhifan Liu)

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