La dette française est la troisième plus élevée de la zone euro, derrière la Grèce et l'Italie.
( AFP / SEBASTIEN DUPUY )
Après un léger répit à la fin de l'année 2025, la dette publique de la France a de nouveau progressé à 3.536,1 milliards d'euros à la fin du premier trimestre 2026, pour s'établir à 117,5% du Produit intérieur brut (PIB), a annoncé jeudi 25 juin l'Insee.
C'est une augmentation de 75,6 milliards d'euros par rapport au quatrième trimestre 2025, où le ratio de dette publique était de 115,7% du PIB, a précisé l'Institut national de la statistique. La dette avait reculé de 23,6 milliards d'euros au quatrième trimestre 2025.
Ce chiffre est publié alors que le gouvernement français, en quête d'un budget pour 2027, réunira prochainement un comité d'alerte des finances publiques pour faire le point sur la situation.
Deuxième économie de la zone euro derrière l'Allemagne, la France en est l'un des cancres budgétaires. Elle affiche le deuxième déficit le plus élevé, à 5,1% du PIB en 2025 , derrière la Belgique (5,2%). Un niveau trop important pour lui permettre de stabiliser sa dette, la troisième plus élevée (par rapport au PIB) après celles de la Grèce et de l'Italie.
Objectif 3% en 2026 pour le déficit
Le gouvernement veut afficher une trajectoire vertueuse : il s'est fixé comme objectif un déficit à 5% en 2026 , avec une dette à 118,4% du PIB, avant de ramener son déficit sous 3% en 2029, avec une dette stabilisée à 118% du PIB.
Le redressement des finances publiques est d'autant plus complexe que le gouvernement a promis d'éviter les hausses d'impôts dans le budget 2027. Il a missionné quatre économistes pour réfléchir à des scénarios de redressement des finances publiques dès 2027, qui devraient rendre leurs conclusions début juillet.
Dans le détail, au premier trimestre 2026, la contribution de l'État à la dette publique a augmenté de 66,3 milliards d'euros , après une baisse de 22,6 milliards d'euros au trimestre précédent.
La contribution des divers organismes d'administration centrale à la dette a crû de 300 millions d'euros, après avoir reculé de 200 millions d'euros au trimestre précédent.
La dette des administrations publiques locales a augmenté également (+800 millions), mais moins fortement qu'au trimestre précédent où elle avait crû de 12,2 milliards d'euros.
La dette des administrations de sécurité sociale a elle aussi augmenté, de 8,2 milliards d'euros, contre une baisse de 13 milliards d'euros au trimestre précédent.
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