BULLETIN DU MATIN: 11 mai 2011 11/05/2011 07:57
L'appétit pour le risque de retour
DJ Eurostoxx 50 2.939,02 points +1,26%
CAC 40 4.052,51 points +1,13%
DAX 30 7.501,52 points +1,23%
FTSE 100 6.018,89 points +1,28%
SMI 6.526,16 points +0,76%
AEX 361,05 points +1,44%
BEL 20 2.732,67 points +1,41%
IBEX 35 10.474,40 points +0,75%
DJIA 12.760,36 points +0,60%
Nasdaq 2.871,89 points +1,01%
S&P 500 1.357,16 points +0,81%
Nikkei 225 9.852,46 points +0,34% (en séance)
Cours de change à 06h50
Variation par rapport au cours à 23h50
USD/JPY 80,87 +0,05%
EUR/USD 1,4391 -0,13%
EUR/JPY 116,37 -0,09%
ACTIONS
Les valeurs européennes pourraient ouvrir en hausse mercredi, soutenues par l'appétit pour le risque des investisseurs malgré les problèmes persistants de dette dans la zone euro.
IG Markets prévoit que le FTSE 100 s'adjugera 10 points à l'ouverture, à 6.029 points, tandis que le DAX avancerait de 27 points à 7.529 points. Le CAC est attendu en progression de 6 points, à 4.059 points.
"Après plusieurs jours de prudence, il y a un appétit de nouveau perceptible pour les actifs à risque. Les matières premières et les actions commencent à se redresser", observe Lex van Dam, gérant de fonds chez Hampstead Capital.
Les contrats à terme de Wall Street progressent légèrement mercredi. Les indices américains ont gagné du terrain mardi, les investisseurs ayant été encouragés par l'offre d'achat de 8,5 milliards de dollars de Microsoft sur Skype Technologies, et par des signes de vigueur de l'économie mondiale.
Les actions ont été dopées par la publication de stocks de gros en augmentation en mars aux Etats-Unis, du fait d'une progression des ventes, ce qui tend à montrer que la situation s'améliore peu à peu. Les statistiques d'avril sur la balance commerciale chinoise - fortement excédentaire - suggèrent également que la croissance du pays reste intacte.
OBLIGATIONS
Les Bunds et les gilts pourraient commencer la séance en demi-teinte mercredi, alors que le marché surveille les nouveaux développements en ce qui concerne la situation des pays dits "périphériques" de la zone euro.
Le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn a déclaré mardi qu'il prévoyait une baisse des taux d'intérêt demandés à l'Irlande sur l'aide internationale qui lui a été octroyée, une mesure réclamée depuis des mois par Dublin.
La Commission européenne a approuvé mardi le plan de sauvetage du Portugal, qui doit encore être validé par les 27 membres de l'Union européenne. Selon Olli Rehn, les ministres des Finances de l'UE devraient donner leur feu vert au programme lors d'une réunion à Bruxelles lundi et mardi prochains.
Au Royaume-Uni, l'attention se tourne vers la publication mercredi du rapport trimestriel de la Banque d'Angleterre sur l'inflation. Selon John Hydeskov, de Danske Markets, la banque centrale britannique pourrait confirmer les attentes du marché, qui ne prévoit pas de relèvement des taux en 2011.
Les prix des emprunts du Trésor américain fléchissent mercredi. Les prix des obligations à long terme ont poursuivi leur baisse mardi, après l'émission plutôt bien accueillie de 32 milliards de dollars de titres à trois ans, la première des trois adjudications prévues cette semaine.
"Les rendements obligataires mondiaux restent stables car il apparaît que les banquiers centraux ont peut-être raison au sujet de l'inflation - c'est-à-dire que la hausse des prix de l'énergie n'est que momentanée", note Andrew Wilkinson chez Interactive Brokers. "Et il y a suffisamment de demande pour maintenir une pression à la baisse sur les rendements."
Le marché attend maintenant les deux autres émissions de dette américaine prévues cette semaine, la première mercredi de 21 milliards de dollars sous forme de titres à 10 ans, et la seconde jeudi de 16 milliards de dollars de titres à 30 ans.
CHANGES
L'euro s'inscrit en léger repli sur fond d'incertitudes liées à la crise de la dette dans la région.
Une information de presse indiquant que la Grèce pourrait obtenir un nouveau programme d'aide a donné un coup de pouce à la devise, mais les investisseurs ont rapidement recommencé à s'inquiéter au sujet d'une possible restructuration de la dette du pays, ou des dangers d'un défaut, ce qui a plafonné la progression de la monnaie unique.
"Beaucoup de questions demeurent autour de la viabilité de la situation budgétaire de la Grèce, ce qui devrait limiter le potentiel de hausse de la monnaie unique à court terme", note Joe Manimbo, analyste chez Travelex Global Business Payments à Washington.
La livre sterling, qui évolue actuellement sur une note contrastée, devrait amorcer une consolidation avant la publication des chiffres de la balance commerciale britannique et du rapport sur l'inflation de la Banque d'Angleterre.
PETROLE
Les prix du brut ont encore gagné un peu de terrain mercredi pendant la séance en Asie, en raison des craintes que la production des raffineries américaines le long du Mississippi soit affectée par les inondations provoquées par la crue du fleuve.
Vers 07h00, le contrat de référence de New York, sur le brut léger doux pour livraison en juin, gagnait 22 cents à 104,10 dollars le baril. A 06h00, le contrat sur le Brent de la mer du Nord pour livraison en juin progressait de 23 cents, à 117,86 dollars le baril.
"Le pétrole a fini en hausse aux Etats-Unis hier et a monté un peu [en Asie] à la suite des inondations venant du Mississippi," note Shailaja Nair, analyste pétrole du service d'informations sur l'énergie Platts.
"Il y a des raffineries le long du Mississippi. Une réduction de leur capacité opérationnelle sera un facteur important pour les prix du pétrole".
Elle ajoute que le Mississippi, qui connaît sa plus forte crue depuis 1925, est également un axe de transport majeur pour la Louisiane, qui compte au moins deux raffineries et des centaines de puits de pétrole et de gaz.
"Les inondations dans la vallée en aval du Mississippi, où 11 raffineries traitent jusqu'à 2,5 millions de barils par jour, posent problème au marché américain du pétrole et des produits pétroliers. Certaines raffineries pourraient devoir fermer temporairement, et le transport de brut et de produits raffinés pourrait être aussi affecté", explique Nic Brown, analyste de Natixis.