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Produits de Bourse et ETF : attention au retour de bâton ?

15 avr. 2011 17:25

Bourse : attention au retour de bâton ? 15/04/2011 17:14


Attention, cet article est une "Rumeur". Il se veut l'écho des informations qui circulent dans les salles de marché. Cette rumeur ne pouvant être vérifiée, elle doit donc être considérée avec précaution.

Attention à la fermeture du robinet des liquidités ! C'est le message de certains analystes qui estiment qu'un des principaux moteurs de la progression récente des marchés actions a été l'injection massive de liquidités orchestrée par les banques centrales et, en particulier, par la banque du Japon en réponse à la catastrophe causée par le tremblement de terre du 11 mars dernier. Pour ces stratégistes, un des risques importants du deuxième trimestre 2011 sera donc le retrait de ces liquidités, qui pourrait pénaliser les marchés.
L'incertitude principale concerne donc la politique de la Banque du Japon durant les prochaines semaines, celle-ci ayant fortement augmenté les dépôts des comptes courants, jusqu'à plus de 40.000 Milliards de Yens. Cela équivaut à 485 Milliards de dollars, soit environ 26% de la masse monétaire M1 aux Etats-Unis ! Pendant ce temps, la BCE a déjà commencé à resserrer le robinet monétaire en amorçant un cycle de relèvement de ses taux directeurs. Reste à connaître l'attitude de la Fed qui continue de souffler le chaud et le froid au gré des publications statistiques outre-Atlantique, comme l'ont encore démontré les dernières "minutes" particulièrement discutées de la banque centrale américaine...

8 réponses

  • 15 avril 2011 19:38

    cette semaine sur BFM, que la hausse du pétrole & des matières premières s'arrêtera en même temps que le QE2, les liquidités étant massivement investies dans ces secteurs.

    La hausse n'est de toute façon pas en phase avec la demande réelle.

    Voyons donc ce qui se passera en juin.


  • 15 avril 2011 22:27

    La bulle bernankienne est gonflée à bloc
    Elle a propulsé les cours des matières premières aux niveaux record de 2008, et les actions au top (+50% de hausse depuis les points bas de 2009 pour le S&P 500, Dow et CAC).

    Partout, les compteurs s'affolent. Les investisseurs hésitent.

    Bill Gross, le gérant du plus gros fonds obligataire du monde a vendu ses obligations d'Etat américaines (Treasuries) et tire la sonnette d'alarme "contre sa propre maison". C'est dire son niveau de conviction.

    Soros, l'un des plus grands spéculateurs de devises de tous les temps, annonce la fin du dollar en tant que monnaie de réserve.

    Goldman Sachs retourne sa veste sur les matières premières et recommande à ses clients de sortir de la classe d'actifs.

    Les lignes bougent. Nous entrons en "zone rouge"...

    Vous êtes cash ? Restez cash
    A moins que vous n'ayez l'intention de vous lancer dans le trading de très court terme, ce n'est clairement pas le moment de rentrer sur le marché surtout si vous avez brillé par votre absence ces deux dernières années.

    N'écoutez pas votre cerveau reptilien alléché par les incroyables performances enregistrées par les marchés ces 24 derniers mois. Vous arrivez trop tard. Mieux vaut s'abstenir.

    Et pour les autres ?

    Je résume notre situation
    Nous sommes tous investis en actions, matières premières, obligations, devises, voire en immobilier.
    Nous savons que la menace est là. Elle rôde...
    Mais ni vous, ni moi, ni personne n'est capable de dire QUAND l'orage éclatera.

    Anticiper les choses, c'est bien. Mais agir, c'est mieux. Et c'est précisément pour cela qu'il faut à mon avis rester investi.

    Mais pas n'importe comment...

    Appuyez sur l'accélérateur en tenant bien le frein à main !
    1 - Restons investis et profitons des marchés "tant que ça tient".

    2 - Surveillons nos actifs "comme le lait sur le feu".
    Installons des stops sur nos positions, et remontons les au fur et à mesure si besoin, pour verrouiller nos plus-values latentes.

    3 - Prenons partiellement nos bénéfices sur les lignes bénéficiaires
    Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras...

    4 - Et préparons consciencieusement notre parachute.
    Les marchés sont comme un avion lancé à 400 km/h dont le moteur peut lâcher à tout instant. Autant être prêt à sauter.

    Un homme averti en vaut deux
    Prévoyez aujourd'hui "une stratégie de sortie", de manière à pouvoir la déployer immédiatement quand l'orage éclatera. Avec deux axes clés : quelles décisions dois-je mettre en oeuvre et comment me protéger.

    Car n'oubliez pas : l'investisseur qui s'en sort le mieux en Bourse in fine est toujours celui qui sait se protéger des retournements. Pas celui qui fait des coups brillants et qui rapportent beaucoup.

    Par Isabelle Mouilleseaux, pour l'Edito Matières Premières & Devises


  • 15 avril 2011 23:43

    je me permettrai juste de corriger : le SP500 a fait +100% (et non +50%) depuis + bas 2009


  • 16 avril 2011 12:41


  • 17 avril 2011 10:05

    interview en date du 8/04

    http://video.cnbc.com/gallery/?video=3000015563

    en anglais mais c est sous titré
    inflation et fed
    miser sur les actifs tangibles
    jouer la rareté


  • 18 avril 2011 20:44

    Carton plein pour l'or, l'argent et l'étain. Brut, softs et métaux consolident...
    Par Isabelle Mouilleseaux, pour l'Edito Matières
    Premières & Devises

    L'inflation roule à toute allure. La monoplace vient d'être flashée au rythme effréné de 9% en Inde et de 5,4% en Chine. Bien au-delà des vitesses autorisées...

    En Europe, nous enregistrons un excès de vitesse à 2,7% et le bolide allemand voit ses prix à l'importation "tracer" à la vitesse de 11,9%. Pénal direct ! Avec une hausse du taux directeur de 0,25% !

    En Chine aussi, la sanction est tombée immédiatement. Ce week-end, elle annonce une septième hausse des réserves obligatoires de ses banques en six mois. Après avoir déjà remonté son taux directeur quatre fois depuis l'automne...

    Pas de doute, cette inflation à la peau dure !

    Pendant ce temps :
    Chuuut... écoutez le doux son de la planche à billets tourner...

    Aux Etats-Unis, l'inflation est passée de 1,1% en novembre à 2,7%. Soit une hausse de... 145% en quatre mois. Si ce n'est pas galopant ça !

    Pourtant, personne ne bouge...
    Ou plutôt si ! Il y en a un qui se "rebiffe" au coeur même des hautes sphères monétaires américaines : "Je vois un risque que nous ne parvenions pas à maintenir l'inflation sous contrôle", écrit l'un des membres de la Fed, Richard Fisher, dans le très sérieux Handelsblatt (l'équivalent allemand du Financial Times).

    Implosions en série...
    Les effets inflationnistes de l'émission papier bernankienne ont déjà fait imploser le Proche-Orient et déstabilisent tout le Moyen-Orient.

    Va-t-elle faire sauter la fragile paix sociale chinoise tenue d'une main de fer ?

    Va-t-elle jusqu'à aller semer le trouble social au coeur même des Etats-Unis ?

    Nous sommes à la croisée des chemins...

    Pendant que les politiques se creusent la tête, les financiers font le plein de plus-values :
    "L'annonce fracassante" de Goldman Sachs, qui recommande à ses clients de s'alléger sur les matières pour trois à six mois, a dû lui rapporter une petite fortune étant donné l'importance de ses positions shorts sur les commos, et le décrochage des matières qui a suivi l'annonce.

    Manipulation et conflit d'intérêt dans toute leur grandeur...

    Mais comme les "hautes sphères monétaires américaines" sont truffées d'ex de chez Goldman...

    Chape de plomb...

    1. Le pétrole reflue
    Merci Goldman.

    Les investisseurs vont-ils ouvrir les yeux ?

    A 125 $ le baril de Brent, on commence à se dire qu'il faut faire des économies ! Réduire sa consommation.

    A 125 $ le baril, il serait bon de se dire aussi qu'on est en train de casser la croissance. Qui cassera elle-même la demande de brut...

    Je persiste et signe. Nous nous noyons dans le brut. Les stocks sont pleins. Trop d'offre sur le marché. Tant que le statu quo se maintient au Moyen-Orient, le niveau de cours actuel me paraît élevé.

    Mais pour l'instant, la Libye fait la une. Et cela suffit à brouiller les pistes...

    Un petit mot de l'uranium... Etant donné la chute des cours des minières uranium de quelque 50% après le tsunami au Japon, je vous conseille vivement de garder un oeil sur ces minières (visez les productrices uniquement).

    2. Métaux de base écorchés vif
    Les très forts taux de croissance et d'activité industrielle chinois (respectivement +9,7% et +14,4% sur le premier trimestre) rassurent, et angoissent en même temps.

    Actuellement, l'angoisse a pris le dessus et les cours se replient.

    A noter que l'INSG anticipe pour le nickel un marché excédentaire de 60 000 tonnes contre un marché déficitaire de 30 000 tonnes l'an dernier.

    Attention : pas mal de production va émerger dans les prochains mois. C'est tout bon pour ArcelorMittal, mais pas pour Eramet.

    Et étant donné le niveau élevé du cours du nickel, il doit y avoir quelque chose à faire sur ce métal. Assurez-vous que la courbe des prix va dans votre sens avant de vous lancer.

    Une exception : l'étain, qui a pulvérisé son sommet historique, avec un cours à 33 600 $. Je vous en ai déjà parlé, cette situation est due aux inondations des mines.

    Les exportations commencent à reprendre (ce pays est le plus gros producteur/exportateur mondial d'étain, de loin). Donc les cours pourraient un peu s'assagir. Mais l'offre reste structurellement étroite, et la demande vigoureuse.

    Le cours se maintiendra probablement à des niveaux élevés.

    Même constat pour le cours du fer, pour les mêmes raisons que l'étain : demande forte, offre contrainte.


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    Quelles conséquences les événements du PROCHE-ORIENT ont-t-ils sur le secteur du pétrole ?

    Découvrez immédiatement le message spécial d'Isabelle Mouilleseaux pour prendre les bonnes décisions au regard des révolutions arabes : tout est expliqué ici-même...

    3. Softs et céréales : consolidation
    Le sucre se replie devant les belles perspectives de production brésilienne et thaïlandaise (les deux plus gros exportateurs de sucre).

    L'étau se lève. Les arrivages vont lever la pression sur les cours.

    Le maïs marque une pause salutaire. Il faut dire que le boisseau de maïs avait atteint à 7,83 $, un niveau de cours jamais vu. Or on sait que pour les semis en cours, jamais on ne devrait planter autant de maïs que depuis 1944. Alors certes, les stocks sont critiques, mais à moins d'un nouvel incident climatique (possible, La Niña n'est pas encore tout à fait partie), les cours devraient consolider un peu.

    Suite à l'arrivée de la pluie tant attendue sur les grandes plaines productrices des Etats-Unis, le cours du blé a baissé. Voilà qui est bon pour le rendement.

    Le soja est freiné dans son élan par le ralentissement de la demande chinoise et les bonnes récoltes sud-américaines.

    4. Carton plein pour l'or et l'argent !
    L'or et l'argent pulvérisent record sur record.

    Au moment où je vous écris, l'or flirte avec les 1 490 $ et l'argent est au-dessus de 43 $.

    Le ratio or/argent chute à... 34 !

    Pourquoi ?

    Parce que partout l'inflation fait rage, dans des proportions bien supérieures à celles attendues. Et malgré des chiffres manipulés à la baisse.

    Parce que la crise de la dette souveraine européenne revient en force, avec des taux irlandais et grec à 10 ans qui caracolent à 10% et 14%. Intenable... la restructuration sera inévitable.

    Parce que les nationalistes gagnent du terrain en Europe. Cette fois, ce sont les élections finlandaises qui sonnent le glas.

    Cocktail explosif pour les précieux.

    En synthèse :
    Risque de resserrement monétaire, de remontée du dollar, de fin du QE2, de secousses souveraines en Europe... vont peser sur les cours des matières et des actions.

    A partir de là, plusieurs stratégies possibles :

    S'alléger en matières et attendre un bon repli avant de reprendre positions sur quelques matières premières fondamentalement porteuses comme le cuivre, l'étain, ou le maïs.

    Se positionner vendeur sur les plus fragiles d'entre elles, comme le nickel ou l'argent. A condition que la courbe des prix ne joue pas contre vous.

    Et pourquoi ne pas partir sur un long short dollar/matière ?


  • 19 avril 2011 15:08

    J'avais entendu la semaine dernière sur BFM que GS conseillait de larguer tous les actifs pétrole et MP pour cause de bulle.

    Et bien une semaine après, ils conseillent de les racheter...

    Après avoir fait quelques belles plus values sans doute...


  • 19 avril 2011 22:24

    AFP le 19/04/2011 à 21:43
    Un abaissement de la note de la dette des USA apporterait des changements radicaux :


    L'avertissement lancé par l'agence de notation Standard and Poor's, qui a sérieusement évoqué pour la première fois l'idée que les Etats-Unis puissent perdre leur note de meilleur emprunteur possible, pourrait annoncer des changements radicaux pour l'économie mondiale, selon les experts.

    Dans le monde des marchés de crédit, le "triple A" est synonyme de laissez-passer. Les pays et entreprises qui l'ont obtenu peuvent emprunter à des taux très intéressants, contrairement aux autres.

    Alors quand l'agence Standard and Poor's a averti lundi que les Etats-Unis étaient désormais sous la menace de perdre leur note "AAA" -- une chance sur trois dans les deux prochaines années --, l'annonce a provoqué une certaine stupeur, notamment sur les marchés financiers.

    Mais l'impact le plus important a peut-être été de rendre l'impensable, un abaissement de la note des Etats-Unis, non seulement imaginable mais probable.

    "Si dans deux ans nous n'avons non seulement rien fait, mais accumulé en plus 2.500 milliards de dollars de dette supplémentaire, ce ne sera plus une chance sur trois", prévient Steven Ricchiuto, économiste pour Mizuho Securities.

    "Les probabilités que cela arrive sont grandissantes", ajoute-t-il, pointant du doigt directement les différentes forces politiques à Washington qui se sont déchirées sur les moyens de réduire le déficit budgétaire américain.

    L'avertissement lancé par Standard and Poor's pourrait avoir des répercussions profondes pour l'économie américaine.

    "Cela endommagerait sérieusement le statut de monnaie de réserve" du dollar, explique Steven Ricchiuto, laissant entrevoir un monde où le billet vert ne serait plus la référence.

    Décrit par certains comme un "privilège exorbitant", le statut du dollar rapporte aux Etats-Unis 40 à 70 milliards de dollars chaque année, selon une étude du cabinet McKinsey datant de 2009.

    Les actifs américains sont plus attractifs pour les investisseurs étrangers car ils sont libellés dans une monnaie stable et toujours recherchée. Cette forte demande se traduit par des facilités d'emprunts abordables pour le gouvernement américain, mais aussi les ménages et les entreprises.

    Pour les ménages, un abaissement de la note provoquerait une hausse des taux hypothécaires, enfonçant un marché de l'immobilier déjà morose, précise Inna Mufteeva, de la banque Natixis.

    Les sociétés de leur côté "verraient les coûts de financement augmenter, ce qui pénaliserait les investissements productifs", ajoute l'économiste.

    La relation entre les Etats-Unis et leurs principaux créanciers, la Chine, le Japon et l'Europe, pourrait aussi être transformée.

    Perdre la note "AAA" risque en outre de rendre plus difficile la tâche de réduction du déficit, parce que cela risque d'augmenter les taux d'intérêt des emprunts d'Etat de façon spectaculaire, comme l'ont montré les exemples de l'Irlande et du Portugal.

    Certains espèrent que l'avertissement de Standard and Poor's va pousser l'administration du président Barack Obama et l'opposition républicaine à trouver un terrain d'entente sur une réduction du déficit budgétaire.

    "C'est un vrai coup de semonce pour les politiques de tous bords, soulignant la nécessité de se mettre d'accord avant la prochaine élection présidentielle", prévue dans deux ans, note Alan Ruskin, économiste à la Deutsche Bank.

    Mais l'échéance risque de pousser démocrates et républicains à s'arcbouter sur leurs positions.

    "Les deux parties du débat sont susceptibles d'utiliser cet avertissement pour justifier leur propre approche, très différentes l'une de l'autre", expliquent David Resler et Aichi Amemiya, de la banque Nomura.


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