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RENAULT RENAULT TP EUR : Titres participatifs : de bellesopportu

23 déc. 2008 17:35

Titres participatifs : de bellesopportunités à saisir !
DOSSiER RéALiSé PAR RAPHAEL PRUNiER
Nés de la loi du 3 janvier 1983 pour permettre aux entreprises publiques de lever des fonds sur les marchés financiers sans remettre en cause le dogme du contrôle de l’Etat, les titres participatifs (TP) sont tombés en désuétude ces dernières années. Les privatisations ont en effet signé leur arrêt de mort, mais ces valeurs mobilières, placées sous le régime juridique et fiscal des obligations, n’ont cependant pas encore complètement disparu de la cote...
NYSE Euronext recense encore ainsi 18 titres participatifs cotés, tous issus d’anciennes sociétés publiques (BNP Paribas, Thomson ou encore Saint-Gobain).
Sans échéance
L’originalité des ces produits tientessentiellement à leur nature hybride assimilable à des obligations perpétuelles dans le sens où l’émetteur n’est pas tenu d’en rembourser le capital, car les TP sont
privés d’échéance... Considérés comme des quasi-fonds propres, ces titres ne donnent aucun droit de vote, mais assurent en contrepartie
un rendement garanti auquel s’ajoute une rémunération indexée sur les performances économiques de l’entreprise. Comme les emprunts classiques, ils fluctuent donc en fonction de l’évolution des
taux d’intérêt, mais également, dans une moindre mesure, comme
le cours de l’action sous-jacente.
Un coupon à double composante
Du point de vue des investisseurs,la rémunération des titres participatifs est sur le long terme nettement plus attrayante que celle des obligations classiques. En effet, ces obligations perpétuelles possèdent une double composante : La première partie de la rémunération
dite "fixe", qui doit représenter au moins 60% de la valeur nominale de chaque titre, revêt la forme d’un intérêt constant (pourcentage du nominal), ou variable indexé sur le TEC 10 (c'est-à-dire le taux moyen des emprunts d’Etat à 10 ans qui a remplacé le TMO ou taux moyen des obligations) ou sur le taux annuel monétaire. La seconde partie de la rémunération dite "variable" dépend des performances économiques de la
société puisqu’elle est indexée sur un paramètre représentatif de son
activité (chiffre d’affaires, marge brute, résultat net, etc...), ce qui justifie le qualitatif de "participatif".
Les banques encadrées
Du coup, si la société se porte bien, la rémunération du TP peut s’apprécier sensiblement. Pour éviter une envolée de la partie variable
du coupon, la plupart des émetteurs ont cependant inséré dans
le contrat d’émission une clause prévoyant un plafond à la rémunération
globale de leurs TP (cela constituait même une obligation pour les titres bancaires). En contrepartie, les investisseurs bénéficient d’un rendement annuel minimal qui peut servir d’amortisseur à la baisse du TP si la société se porte mal. Crise de crédit oblige, les TP offrant actuellement les plus gros rendements sont ceux émis par les banques : TP BNP (8,25 %) et Natixis (7,23 %). Le TP Renault figure aussi sur le haut du podium (8,64 %) avec son établissement de crédit la Diac
(7,80%). Dans une optique de rendement le TP BNP 84,87 nous
semble de loin le plus intéressant, car la banque dirigée par Michel
Pébereau s’est avérée à ce jour l’une des plus résistante à la crise.
Un aspect spéculatif de taille
Au-delà de son rendement, le TP a également un autre intérêt lié à
la perspective de son remboursement, et donc d’un retrait de la cote
à bon compte. Car les TP coûtent souvent plus chers aux entreprises
que les obligations qu’elles émettent. Par ailleurs, depuis l’entrée
en vigueur des normes comptables iFRS, les entreprises qui ont émis
des TP doivent les faire figurer au passif à valeur de marché et non
plus à leur valeur historique. Une situation qui ne favorise pas, à titre d’exemple, la société Aventis dont les deux titres participatifs émis cotent trois fois plus que leur valeurnominale ! Ayant connu leur heure de gloire à l’époque des nationalisations, les titres participatifs sont passés de mode, en raison de leur complexité et de leur manque de liquidité. il en subsiste à peine dix-huit encore cotés à la Bourse de Paris ! Classe d’actifs atypiques dans l’univers des produits financiers, ces valeurs mobilières "perpétuelles" offrent
une rémunération souvent élevée et un aspect spéculatif indéniable lié à un remboursement éventuel par l’émetteur. Suivez le guide !
Natixis exposé
Les banques sont également en première ligne, car ces titres, qui
ne sont pas assimilés à des obligations de premier rang n’entrent pas dans le calcul du ratio Cooke, qui est le critère de solvabilité du
secteur. Les TP bancaires n’ontdonc pas vocation à rester indéfiniment
cotés... Et c’est en analysant les clauses de remboursement anticipé que les investisseurs peuvent dénicher la bonne affaire. Certaines clauses sont en effet particulièrement favorables. C’est par exemple le cas des TP Natixis, car le contrat d’émission prévoit un remboursement en cas de liquidation à 120% de sa valeur nominale (914 euros), soit plus du double du dernier cours coté ! Nous conseillons malgré tout de rester à l’écart de ce dernier, compte tenu des grandes difficultés actuelles de l’établissement.
Règles du jeu
Les émetteurs, pour éviter de débourser des sommes astronomiques, ne respectent pas toujours les règles et proposent des conditions de remboursement alternatives à celles prévues à l’origine. Rhone-Poulenc, devenu Aventis depuis sa fusion avec le laboratoire allemand Hoechst, avait ainsi lancé en 1998 une offre publique d’échange sur ses propres titres participatifs pour éviter de payer le prix fort. Le contrat d’émission prévoyait en effet un remboursement anticipé à chaque échéance du 1er octobre 1995 au 1er octobre 2003 au prix initial hors coupon de 457,34 euros majoré de 38,11 euros par année supplémentaire,
soit 762,24 euros au 1er octobre 2003. Le laboratoire pharmaceutique
s’est ainsi contenté de proposer aux porteurs de TP 1983 et 1987 d’échanger leurs titres contre des actions Rhône-Poulenc à émettre selon la parité de onze actions ordinaires pour un titre participatif
présenté. Compte tenu du faible nombre de titres en circulation,
il est fort probable qu’Aventis finira par lancer une nouvelle opération financière, et probablement au prix prévu dans le contrat d’émission en cas de liquidation, soit 762,25 euros. Ce dossier peut
donc figurer en portefeuille à titre spéculatif, même si son taux coupon est proche de 5%. En effet, il reste seulement 126.934 titres participatifs 1983 (code FR0000140022) et 19.744 titres participatifs 1987 (code FR0000047656).
Décantation
Renault a également tenté sachance en 2004 en offrant 450euros par TP, soit un niveau bien inférieurs aux conditions du contrat d’émission qui prévoyait en cas de liquidation un remboursement au prix de 686 euros (depuis le 24 octobre 1998), auxquels s’ajoutent 152,45 euros par an avec un maximum de 2.210,5 euros. Les rumeurs portant sur un retrait de
la cote du TP Thomson (inscrit à la cote sous le nom de TSA TP 83)
sont aussi récurrentes. La société holding TSA, détenue à 100% par
l’Etat, possède en réalité 26,56% du capital de Thales. L’avenir boursier du TP est donc suspendu à un éventuel désengagement de
l’Etat dans le capital du fabricant d’équipements et de systèmes
électroniques destinés au secteur aéronautique qui est en train de
se décanter. Le TP pourra ainsi être mis en portefeuille au-dessous
de 120 euros pour son rendement annuel élevé proche de 6% et son
attrait spéculatif.
Achevé de rédiger le mardi 16 décembre
5
Notre Conseil
Compte tenu de leur caractèreperpétuel, l’achat de titres participatifs
ne peut se concevoir que dans une optique long terme Les titres participatifs Renault(FR00001400030), Diac(FR0000047821) et BNP
(FR0000140063) peuvent être misen portefeuille pour leur rendement.
Nous conseillons à l’achat le TPThomson (FR0000140048) au-dessous
de 120 euros et restons à l’écartdu TP Natixis (FR00000047722).
Les deux TP Aventis méritent égalementde figurer en portefeuille
dans une optique spéculative (FR0000140022 et FR0000047656)

6 réponses

  • 23 décembre 2008 18:30

    Très bon rappel des caractéristiques des TP. Pour RNL le coupon n'est pas de 8.64 % mais de 9 % minimum , décomposé comme suit : 6.75% pour la partie fixe et 2.25% minimun pour la partie variable soit en francs 67.50 +22.50 = 90 Fr par rapport au nominal de 1000 Francs de la souscription du 24/10/1983.


  • 23 décembre 2008 18:49

    moins spéculatif ,mais plus sûr que reno quand même.
    si j'ai le temps je regarde + en détail.


  • 23 décembre 2008 21:11

    qd il écrivait dans le JDF,
    aujourd'hui on a l'impression que les TP sont des attrapes K


  • 24 décembre 2008 12:55

    J'ai pu vérifier ainsi le prix de remboursement des TP Natixis à 914 EUR.
    Je pense que la garantie des Caisses d'Epargne et des Banques Populaires reste intéressante pour les obligations et TP décotés de Natixis.

    Je suis également intéressé par le GDF et le TP Thomson SA, dont on risque de parler prochainement avec la mise en place du fond souverain. Si l'état absorbe la holding THOMSON SA, le TP sera remboursé.

    Enfin Raphael aurait pu ajouter que la Commission de Bruxelles a demande le retrait de ce type de titre hybride, ce qui ajoute un intérêt spéculatif supplémentaire aux 18 titres.


  • 24 décembre 2008 13:03

    sur les TP
    c'est vrai qu'une modif sensible de capital, oblige à solutionner ces TP qui gène un rapprochement


  • 29 décembre 2008 12:21


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