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Matières premières : Pourquoi le supercycle haussier des mat

14 août 2008 13:03

ières premières n'est pas terminé
Olivier Cros

Cher Investisseur,

Des myopes et des astigmates...
Les journalistes financiers qui font preuve d'une bonne vue sur les marchés ne sont pas légion sur la toile. A lire les articles des uns ou des autres sur les sites de presse en ligne, je me demande parfois s'ils cherchent vraiment à informer leurs lecteurs.

Je lis ici et là que "la fièvre tombe sur le marché des matières premières", ou encore que "les matières premières se replient". En lisant plus avant, on s'aperçoit qu'ils sont nombreux à penser que la tendance haussière des ressources naturelles est bel et bien terminée -- c'est aller un peu vite en besogne à mon avis.

Pire encore, c'est vous faire prendre des risques.

Le marché des matières premières respire
Certes, les arbres ne montent pas jusqu'au ciel et le super cycle haussier des matières premières ne battra pas des records ad vitam aeternam. Mais de là à prendre la première correction venue pour un repli durable... je crois qu'on manque un peu de recul.

Je vous rappelle au passage ce que disait le célèbre Jim Rogers durant le séminaire des Publications Agora US, à Vancouver : pour lui, la tendance haussière des matières premières devrait durer au moins jusqu'en 2014.

Alors que se passe-t-il sur les marchés ? Pourquoi de telles turbulences en ce moment ?

Depuis un mois le pétrole reflue, l'or et l'argent consolident, les métaux industriels comme le nickel ou le plomb chutent également, les céréales itou... bref, après plusieurs mois de surchauffe les matières respirent un peu -- et c'est tant mieux.

Beaucoup d'observateurs voudraient voir dans cette période les prémices d'un retour au calme durable. Ils se jettent même sur le CAC 40, qui a repris quelques couleurs ces derniers temps, pour preuve du retour de la hausse !

CAC 40 : les investisseurs veulent y croire...
La cause des remous actuels est justement à chercher du côté des propos inquiets de Jean-Claude Trichet quant à la situation économique de la Zone euro : "Nous avions identifié certains risques pour la croissance. [...] Certains se matérialisent", a-t-il annoncé.

Aussitôt dit, aussitôt fait : les investisseurs ont commencé à vendre des euros, craignant que la zone européenne ne sombre dans une dépression impitoyable. Phénomène intéressant mais néanmoins troublant : ils n'ont pas délaissé le marché actions pour autant.

Pendant ce temps, le pétrole a lui aussi dévissé d'une trentaine de dollars ; il faut dire que la spéculation allait bon train depuis le début de l'année sur l'or noir et que le dégonflement de la bulle était attendu. Du coup, les sociétés ont pu reprendre un peu d'oxygène -- notamment les compagnies aériennes qui ont tiré le CAC 40 à la hausse.

L'or et l'argent ont donc subi les conséquences du désengouement de l'or noir pour battre en retraite. Ces deux métaux précieux jouent en effet le rôle d'assurance tous risques face aux pressions inflationnistes qui, pour l'instant, sont mises en stand by par une production importante de pétrole.

Cette parenthèse a également permis au CAC 40 de reprendre quelques points depuis la mi-juillet -- une hausse dont on ne sait pas exactement si elle se comptera en jours, en semaines ou en mois...

Mais avec une inflation de 3,6% en France, les inquiétudes de la BCE, la menace toujours présentent de Fannie Mae et un système économique global fragilisé... les bears, les baissiers, peuvent attendre leur heure : ils seront à mon avis largement servis.

Ne pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué
Ne vous fiez pas aux apparences : le CAC 40 est peut-être en forme depuis 3 semaines... mais il n'est pas pour autant très guilleret.

Nombreux sont les secteurs qui n'ont pas les ressources pour tirer le marché vers le haut -- et plus nombreux encore sont ceux qui vont flancher davantage dans les mois à venir. Il faut dire que la situation économique en France et en Zone euro n'est pas des plus pétillantes.

Le brut reste ultra-sensible et réactif aux moindres sursauts de l'actualité : Géorgie-Russie... Iran... toutes les occasions seront bonnes pour faire flamber le pétrole au delà des 150 $.

L'économie américaine est toujours aussi fragile ; les pourparlers avec l'Iran ainsi que les prochaines élections présidentielles pourraient être déterminants pour la suite.

L'activité économique mondiale peut être soutenue un temps par la Chine mais dès la fin des JO, gare au retour de bâton : la fin d'année s'annonce des plus passionnantes !

L'espérance est le pire des maux parce qu'elle prolonge les tortures des hommes
Je pense souvent à Nietzsche en période baissière : les marchés ont quelque chose d'humain, trop humain peut-être. Je ne vois pas d'autre raison valable qu'un retournement psychologique pour expliquer l'enthousiasme des investisseurs.

Les plus bas de la mi-juillet semblent n'être plus qu'un lointain souvenir... et pourtant, graphiquement, la reprise actuelle m'a tout l'air d'un bon vieux rebond, comme en atteste n'importe quel chart du CAC 40 sur plusieurs années.

Ce type de configuration est connu : les marchés vont accumuler quelques gains encore jusqu'à ce que patatras... l'inexorable advienne sur les marchés : une nouvelle chute du dollar, une nouvelle banque en faillite, des résultats économiques décevants et voilà que la tendance à la baisse rappellera à tous l'importance de garder les pieds sur terre.

Pour moi la situation est claire, et je suis tout à fait en accord avec ma collègue Isabelle Mouilleseaux quand elle affirme que "la crise est devant nous".

Si les marchés actions sombrent à nouveau, l'or et l'argent repartiront de plus belle, le pétrole également, et les matières premières devraient retrouver les faveurs des investisseurs -- bref, la purge se poursuivra et les grandes tendances s'inverseront à nouveau.

Comment agir en investisseur avisé ?
Vous le savez, à l'Edito Matières Premières, nous aimons donner notre avis sur tout... et si possible un avis profitable. Peu nous importe d'être en désaccord avec le consensus, bien au contraire, c'est parfois un gage d'avant-gardisme !

Vous pourriez profiter de la décrue passagère des ressources naturelles pour vous positionner à très bon compte sur des tendances solides si vous agissez maintenant.

Mon collègue Sylvain Mathon peut vous y aider -- il n'a pas son pareil pour déceler les opportunités de ce secteur et vous les livrer au meilleur moment.

Il suit l'actualité des marchés au jour le jour, et vous dévoilera les valeurs à acquérir pour profiter de la consolidation... et surtout de la reprise de la hausse des matières premières.

N'attendez pas pour découvrir ses analyses et recommandations ultra-détaillées : grâce à lui, vous aurez cette longueur d'avance qui fait les meilleurs investissements.

Bien à vous,

Olivier Cros
Chargé de recherches
L'Edito Matières Premières

1 réponse

  • 14 août 2008 16:16

    J'ai toujours aimer ce genre de personnage.
    Ils se prétende bon sur l'analyse des marchés,malgrès cela ils ont quand même besoin de vendre des abonnements pour boucler les fins de mois.
    Dure la vie!!!


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