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Matières premières : Le système bancaire est mort !!!

23 mai 2009 18:47

d'après Jacques Attali.

Regardez son
intervention:
http://www.dailymotion.com/video/x99fg2_intervention-de-m-attali_ webcam

Pour moi, la solution la plus sage pour les particuliers est la suivante :

- retirer au moins 30 % de ses avoirs des banques
- acheter de l'or PHYSIQUE chez un numismate.

La situation est bien plus grave qu'on ne le dit.
L'or est le support idéal dans ces cas là afin de préserver ses avoirs. Achetez de l'or physique, pas de l'or papier qui risque de s'avérer sans valeur à terme ou saisi par les autorités comme en 1933.

2 réponses

  • 28 août 2009 20:00


  • 21 octobre 2009 10:55

    La crise bancaire n’est pas terminée, par Paul Krugman

    Nous vivons une époque formidable qui est la pire de toutes. OK, ce n’est peut-être pas littéralement la pire, mais elle est très dure. Et le contraste entre le bonheur immense de quelques-uns et les souffrances que continuent de subir beaucoup trop de gens augure mal de l’avenir.

    Je parle bien évidemment de la situation des banques.

    Si quelques chanceux ont fait les gros titres, le plus grand nombre a ressenti de la fureur devant le spectacle des bénéfices records et des énormes bonus de Goldman Sachs, au moment même où l’hémorragie d’emplois se poursuit dans le reste de l’Amérique, victime d’une crise provoquée par Wall Street.

    Mais l’histoire ne se résume pas uniquement à celle de banques florissantes face à des travailleurs en difficulté : les banques dont le métier est le crédit - par opposition aux banques d’affaires - sont toujours en difficulté. En particulier, Citigroup et Bank of America, qui avaient pourtant réduit au silence les partisans de leur nationalisation au début de l’année en affirmant qu’elles avaient renoué avec la rentabilité, affichent à présent - vous l’aviez deviné - de nouvelles pertes.

    Si vous interrogez les gens de Goldman, ils vous diront que leurs salaires ne regardent personne en dehors d’eux. Pourtant, comme un critique l’a exprimé récemment : « il n’existe aujourd’hui aucun établissement financier qui ne soit le bénéficiaire direct ou indirect des milliers de milliards alloués par les contribuables pour soutenir le système financier. » C’est bien le cas. Goldman a gagné beaucoup d’argent dans ses activités de courtage, mais elle n’a pu rester dans la partie que grâce aux politiques qui ont risqué énormément d’argent public dans des interventions allant du plan de sauvetage d’AIG aux garanties octroyées sur un grand nombre d’obligations émises par Goldman.

    Au fait, qui donc était ce tonitruant critique des banques ? Rien moins que Lawrence Summers, économiste en chef de l’administration Obama - l’un des architectes des politiques bancaires de l’administration - qui était jusqu’à présent plutôt conciliant avec les établissements financiers, et espérait qu’ils se rétablissent.

    Pourquoi ce changement de ton ? Les membres de l’administration sont furieux de la façon dont le secteur financier, quelques mois seulement après avoir bénéficié d’un plan de sauvetage gigantesque aux frais du contribuable, déploie un lobbying intense contre toute réforme sérieuse. On peut se demander à quoi ils s’attendaient. Ils ont choisi d’adopter une politique toute en douceur, en octroyant une aide en échange de bien peu de contreparties, lorsque tout Wall Street risquait de s’effondrer. Ce qui ne leur a laissé que très peu d’influence sur des entreprises comme Goldman qui gagnent à nouveau beaucoup d’argent.

    Mais il y a plus important. Alors que les opérations de courtage des établissements financiers sont de nouveau extrêmement rentables, l’activité bancaire qui compte vraiment - les crédits qui soutiennent l’investissement et la création d’emplois - ne l’est pas. Les principales banques restent dans une situation financière précaire, et cette faiblesse nuit à l’économie dans son ensemble.

    Vous vous rappelez peut-être qu’au début de l’année se tenait un grand débat sur la façon de relancer l’activité de crédit des banques. Certains analystes, dont moi-même, affirmaient qu’au minimum quelques grandes banques avaient besoin d’un apport de capitaux publics, et que la seule façon de procéder était de nationaliser temporairement les banques les plus en difficulté. Ce débat a tourné court après que Citigroup et Bank of America- les maillons faibles du système bancaire - aient annoncé des profits inattendus. Tout allait bien, nous a-t-on dit. Désormais, les banques étaient à nouveau rentables.

    Il s’est pourtant passé quelque chose d’étrange sur ce trajet de retour vers un système bancaire solide : la semaine dernière, Citigroup et Bank of America ont toutes deux annoncé des pertes au troisième trimestre. Qu’est-il arrivé ?

    Une partie de la réponse tient à ce que ces bénéfices antérieurs étaient en partie le fruit de l’inventivité des comptables. Mais en fait, nous assistons surtout à un retour de bâton de l’économie réelle. Durant la première phase de la crise, Main Street a subi le contrecoup des méfaits de Wall Street. Désormais, c’est l’ampleur des difficultés économiques, en particulier la persistance d’un chômage élevé, qui provoque de lourdes pertes sur les prêts hypothécaires et les cartes de crédit.

    Le point clé est celui-ci : La faiblesse persistante de nombreuses banques contribue à prolonger ces difficultés économiques. Les banques restent réticentes à octroyer des prêts, et ce resserrement du crédit, dont souffrent en particulier les petites entreprises, se dresse sur le chemin de la reprise économique vigoureuse nous avons besoin.

    Et maintenant ? M. Summers proclame encore que l’administration a fait les bons choix : relever la capitalisation avec des fonds publics, dit-il, n’aurait pas été « une stratégie permettant de résoudre les problèmes. » Quoi qu’il en soit, au plan politique le moment opportun pour une action radicale sur les banques est d’évidence passé.

    L’essentiel, pour le moment, est sans doute de faire autant qu’il est possible pour soutenir la création d’emplois. Avec un peu de chance, cela enclenchera un cercle vertueux dans lequel l’amélioration du climat économique renforcera les banques, qui seront alors plus disposées à octroyer des prêts.

    Ensuite, il faudra absolument mettre en oeuvre une réforme efficace de la finance. Si tel n’est pas le cas, les banquiers prendront bientôt des risques encore plus grands qu’ils ne le faisaient avant cette crise. Après tout, la leçon de ces derniers mois est très claire : Quand les banquiers parient avec l’argent des autres, face ils gagnent, pile nous perdons.
    Publication originale New York Times, traduction Contre Info


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