Tout le monde sait comment ce jonglage entre crise des dettes des Etats et impression à tout va dargent papier va se terminer. Tout le monde sait que la Fed nest pas, comme James Mackintosh le souligne dans le Financial Times, « à labri des lois de loffre et la demande ». Plus vous créez de la monnaie, plus la valeur de chaque billet baisse.
Lassouplissement monétaire na probablement pas fait grand-chose pour sortir de la crise sociale mondiale (chômage, pouvoir dachat, consommation
) mais il a en revanche bouleversé lassise du dollar, réveillé linflation et surtout créé les conditions pour que cette dernière sembrase.
Les gens ne veulent pas savoir comment linflation va se développer : ils veulent connaitre ses conséquences. Cest ce dont il est question dans le livre dAdam : comment linflation ronge lépargne, détruit les moyens dexistence et la stabilité politique.
Quaurait fait Adam sil avait eu le pouvoir dagir pendant la crise. sil en avait eu le pouvoir. Voici sa réponse. Il naurait jamais permis à la Fed davoir un double mandat. Il lui aurait enlevé toute responsabilité de la croissance et de lemploi et laurait chargée de se concentrer exclusivement sur la protection du dollar et la lutte contre linflation dautant plus que le dollar est la monnaie de réserve mondiale.
En conclusion : les Etats-Unis ont désespérément besoin démettre de la dette et de trouver quelquun pour lacheter. A lheure actuelle, le Japon et la Chine se disputent le titre de plus gros possesseurs de bons du Trésor américain au monde. Mais cela va peut-être changer.
Après le séisme, il y a forte probabilité que le Japon vende ses bons du Trésor pour pouvoir financer sa reconstruction. Très mauvais signe pour les Etats-Unis. ! Les conséquences risquent de se propager comme une onde de choc à léconomie mondiale. Les Etats-Unis seront-ils les prochains à faire faillite ?
Moneyweek
Le cataclysme qui frappe le Japon coûtera au moins un point de PIB à l'échelle de la planète, estime Karine Berger, responsable des études économiques d'Euler Hermes SFAC. Un retour en récession de l'économie mondiale est cependant exclu, sauf en cas d'accident nucléaire majeur.
L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a plongé de 6,18% en clôture lundi 14 mars, victime d'ordres de "vente panique". La place financière a connu un volume de transactions historique avec plus de 4,88 milliards de titres échangés sur le premier marché, soit plus de 2,5 fois la quantité moyenne habituelle.
Quel sera l'impact de la catastrophe naturelle sur l'économie japonaise?
Deux scénarios sont possibles: un scénario gris, dans lequel le Japon parvient à maîtriser le risque nucléaire, et un scénario noir dans lequel se produit une catastrophe nucléaire. Dans les deux cas, l'effet sur l'économie japonaise sera négatif. Car la situation financière du pays est bien plus dégradée qu'il y a quinze ans lors du précédent tremblement de terre de Kobe. La catastrophe actuelle pourrait coûter entre 2 et 7 points de PIB au Japon. Le pire, c'est que l'économie japonaise est structurellement, donc durablement affaiblie, car les fondements de sa production électrique sont totalement remis en cause
Quelles répercussions peut-on craindre sur les marchés mondiaux?
Le Japon, troisième consommateur mondial d'or noir, doit trouver des sources d'énergie pour suppléer sa production d'électricité nucléaire partiellement à l'arrêt. Cela va créer à court terme un choc additionnel sur la demande mondiale d'énergie et faire grimper les prix du pétrole et du gaz. Les flux financiers pourraient aussi transmettre la secousse à l'économie mondiale. Les Bourse mondiales devraient également subir de fortes pressions à la baisse: les Japonais, pour les besoins de la reconstruction, vont rapatrier des fonds investis à l'étranger. Il y a un vrai risque de panique boursière.
Ce cataclysme va-t-il peser sur la croissance mondiale en général?
Le Japon est la troisième économie dans le monde. Il représente 20% de la richesse produite. L'Archipel joue en outre un rôle déterminant en Asie. Au final, cette catastrophe devrait coûter au moins un point de PIB à la croissance mondiale. Les pays les plus impactés seront la Chine, partenaire commercial privilégié du Japon depuis deux ans, et les Etats-Unis, partenaire commercial historique. Le japon est le premier producteur de voitures aux Etats-Unis. Les secteurs qui vont le plus souffrir du ralentissement de la production manufacturière japonaise sont l'automobile, les machines outils et l'électronique.
L'économie mondiale peut-elle retomber en récession?
Non, en l'état actuel des choses, ce qui se passe au Japon ne va pas bloquer le dynamisme de la croissance chinoise ni le redémarrage de l'économie américaine. Mais si par malheur une catastrophe nucléaire se produit, alors oui l'économie mondiale va plonger. Car il est probable dans ce cas que tous les pays opteront pour un arrêt de leur production nucléaire. Or le nucléaire représente un tiers de la production énergétique mondiale. Cela entraînerait un énorme choc pétrolier.
L'expansion
Après le tremblement de terre, le tsunami, laccident nucléaire, le Japon pourrait connaître un choc économique. Comme les centrales nucléaires, plusieurs usines ont été les cibles de la catastrophe. Pour faire face aux effets économiques, la Banque du Japon a pris des mesures exceptionnelles.
Les grands constructeurs automobiles, Toyota, Nissan, Honda, ont annoncé la suspension de lensemble de leur production au Japon, les usines nétant plus approvisionnées. Dès samedi, le 12 mars, Toyota a été le premier constructeur à annoncer la fermeture de ses douze sites pour assurer la sécurité du personnel. Chez Nissan, on a également suspendu lactivité de quatre sites, dans le nord-est, la région très touchée par le tremblement de terre et le tsunami qui sen est suivi le vendredi 11 mars 2011.
Honda a pris la même décision pour quatre usines. Ces trois constructeurs automobiles ont aussi perdu une part importante de leurs productions dans la catastrophe. Plusieurs milliers de véhicules neufs ont été emportés par le tsunami. Plusieurs groupes délectronique, Sharp, Sanyo et Panasonic ont également été affectés. Avec six usines touchées, Sony est le fabricant délectronique qui paie le plus lourd tribut. Ces arrêts de chaînes de production concernent non seulement les usines situées dans les zones touchées par le séisme mais aussi les autres sites de larchipel. Les entreprises fonctionnent en effet en flux tendu et une rupture dapprovisionnement de la part dun fournisseur peut empêcher une usine de montage de fonctionner
Des entreprises à larrêt, lélectricité coupée
Patrice Geoffron, professeur à l'université Paris Dauphine et dirige le Centre de géopolitique de l'énergie et des matières premières.
Il faut trouver des énergies de substitution qui aient les mêmes qualités.
Lautomobile, lélectronique, mais aussi la métallurgie et le nucléaire, aucun secteur nest épargné. Lélectricité est coupée dans une bonne partie du Nord du pays. La Tepco, la compagnie d'électricité qui couvre la région de Tokyo, a subi une baisse importante de production en raison de l'arrêt des centrales. La filière nucléaire qui produit entre 25% et 30% de lélectricité a vu ses capacités entamées. Au total, 11 des 50 réacteurs nucléaires, situés dans les zones les plus touchées, ont été arrêtés.
Le ministre de lIndustrie a appelé les entreprises et les particuliers à réduire leur consommation au strict minimum afin déconomiser les ressources. Le Japon a demandé à la Russie de lui fournir davantage de gaz naturel liquéfié. Les infrastructures ont également beaucoup souffert. Lensemble des ports de la côte ainsi que certains aéroports ont été engloutis par les eaux du tsunami. De même, les transports ferroviaires et routiers ont été fermés dans une grande partie de l'archipel, en particulier dans Tokyo et sa région.
Rapatriement de capitaux
Cette catastrophe arrive alors que le Japon est en proie à de sérieuses difficultés économiques. La dette publique qui atteint les 200% du produit intérieur brut (PIB), pourrait être affectée. Il est donc probable que la prévision du Fonds monétaire international de janvier dernier, dune croissance de 1,6% pour 2011 sera revue à la baisse. Bank of America Merrill Lynch estime que le séisme coûtera au moins entre 0,2 et 0,3 point de pourcentage à la croissance japonaise. La banque considère que les régions les plus touchées celle du Nord-Est contribuaient pour 8% du PIB nippon.
Pour rassurer les marchés financiers, le gouvernement a pris des mesures exceptionnelles. La Banque du Japon a décidé de maintenir son taux directeur quasiment à zéro afin de faciliter les financements. La Banque centrale a également injecté 131 milliards deuros sur les marchés. Cette intervention massive a permis denrayer la hausse du yen. Les investisseurs sattendent en effet à ce que les Japonais, pour les besoins de la reconstruction, rapatrient des fonds investis à létranger, ce qui peut déclencher une forte appréciation du yen. Le ministre des Finances japonais a dailleurs déclaré que le niveau du yen était sous surveillance.