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Marché des changes : L'avenir de l'euro | page 2

20 sept. 2008 10:11


Il y a bientôt un an de cela, j'écrivais sur ce forum un article intitulé "comprendre la hausse de l'euro".

A l'inverse du consensus, j'expliquais pourquoi l'euro ne chuterait pas, mais au contraire tirerait parti de la faiblesse du dollar.

En m'appuyant sur l'observation du découplage des économies US et européennes, j'anticipais une divergence de politique des banques centrales dans l'année qui s'annonçait et entrevoyais un upside important pour la devise Européenne.

Toutefois, même si je reconnaissais qu'il y avait découplage, je mettais l'accent sur le fait que l'Europe verrait apparaître des failles en 2008, notamment du fait de l'explosion de la bulle immobilière qui sévissait en Espagne, France et Italie. Je faisais mention par ailleurs du risque inflationniste dans ces pays et du poids insupportable de la dette publique pour les ménages. J'avais donc anticipé un relèvement de taux de la BCE à 4,25% voire 4,50% pour la fin de l'année 2007 ou tout début 2008.

Or, contre toute attente, la BCE a refait les même erreurs que lors de l'éclatement de la bulle internet. Au lieu de réagir promptement afin de faire éclater ces bulles immobilières et de casser la dynamique inflationniste. Elle a préféré maintenir un statu quo inefficace autant que destructeur pour enfin s'avouer vaincue durant l'été 2008 et relever ses taux lorsqu'au contraire, elle aurait du commencer à les baisser.

Autant, la politique de la BCE était juste en octobre 2007, car elle protégeait l'épargne et permettait aux bulles spéculatives de dégonfler, tout en nous protégeant de la hausse du pétrole. Autant, l'inertie et la lenteur de réactivité dont elle a fait preuve a été catastrophique. Comme je l'écrivais l'automne dernier, il fallait remonter les taux jusqu'en février 2008, puis commencer à les détendre afin de se re-phaser avec l'économie US.

Le résultat aujourd'hui est que l'économie Européenne va au devant d'une crise majeure.

Ma compréhension du problème maintenant, est que plus longtemps l'euro restera élevé, pire ça sera pour les économies européennes. je dis LES car en fait, la zone euro regroupe des économies de nature différentes. Comme le démontre si bien l'économiste Jean Pierre Chevalier (voir son blog), les économies européennes sont maintenant en train de diverger à cause de l'euro. Comme il n'y a plus de système de change flottant, l'euro écartèle les économies. L'allemagne profite d'un taux de change plus bas que ce qu'elle aurait eu avec le mark, tandis que l'Italie et la France se retrouvent avec un taux de change plus haut que ce qu'elles auraient eu avec la Lire et le Franc. Résultat : nous nous dirigeons lentement vers une crise Argentine pour les pays du sud de l'Europe (Espagne, France, Italie) alors que les pays du nord s'en sortent bien (Pays bas, Allemagne).
Il ne faut pas se tromper de coupable néanmoins, la faute ne revient pas aux Allemands ou aux Pays bas, la faute revient aux pays qui n'ont pas su se réformer et respecter le pacte de stabilité. Les gains de productivité n'ont pas été faits, la fiscalité est restée pesante pour ces pays, et aujourd'hui, comme le train est en marche, ils ne peuvent plus sortir.
Le problème qui s'annonce est majeur : les pays qui souffrent de l'euro, vont également souffrir de l'éclatement de la bulle immobilière. Tandis que ceux qui profitent de l'euro n'en souffriront pas (l'Allemagne par exemple n'a pas connu le pb de la bulle immo). On se dirige donc vers un éclatement pur et simple de la zone euro.
Que vaudra l'euro alors ?? On reviendra aux monnaies anciennes avec une réévaluation des monnaies par rapport à l'euro. Sur le site de JP Chevalier, il explique très bien ce que le marché anticipe aujourd'hui pour ces valeurs : par exemple, en France, nous avons une dévaluation implicite qui flirte avec 7% par rapport à l'euro actuel, tandis qu'en Italie, la dévaluation implicite est de 20%. Ces calculs sont le résultat de la valeur que le marché accorde aux obligations d'état émises par ces 3 pays. Les taux de rendement entre le Bund et l'OAT par exemple, permettent de calculer cette dévaluation implicite.

En ce qui me concerne, je ne vois pas beaucoup de upside pour l'Europe actuellement. Elle s'enfonce dans un hiver démographique, aggravé par une fiscalité et un système de pension en faillite. La politique d'immigration mise en place dans les années 70-80 s'avère un échec. Les jeunes ne sont pas intégrés et ne se reconnaissent pas dans les différents pays où ils ont été accueillis. La productivité est toujours aussi basse, car les idéologies dominantes se basent peu ou prou, sur le collectivisme. Alors que les pays d'Asie ou anglo-saxons, appliquent parfaitement les préceptes de l'économie moderne.

Je vois un upside important aux USA car ce pays est réactif et proactif. Il attire des millions de gens pour y vivre, travailler ou investir. Je croise des immigrés de toute provenance, et aucun n'a de rancoeur contre son pays d'accueil. Ils sont tous là pour travailler (et n'ont d'ailleurs pas le temps de faire du prosélytisme ou du militantisme, time's money). La démographie est robuste. La productivité augmente, et une fois la crise immobilière et financière résorbée, le pays sera de nouveau sur un taux de croissance de 7 à 8%. Le chômage redescendra sous les 4%. Enfin, et ce n'est pas le moindre des paramètres : les troupes US vont se retirer d'Irak. Un deal se fera avec l'Iran qui permettra de redessiner la carte géopolitique du golfe persique.

Je rappelle que, bien qu'au coeur de cette crise, le chômage américain (au plus haut depuis 7 ans) est à peine à 6,5%, et le dernier PIB connu (Q2) à 3,5%. L'essence à la pompe est à 0,65€ du litre, et la balance commerciale excédentaire (ce qui, depuis un an permet de stopper la planche à billet. Le dollar redevient donc sain)

il se produira à un moment donné (Q1 2009 ou Q2 2009) une inversion des politiques monétaires : la Fed remontera ses taux pour éviter la surchauffe du PIB alors que la BCE fera exactement l'inverse : elle baissera ses taux pour sortir de la récession. Le rapport PIB US/europe sera en faveur des USA, de même le carry trade jouera pour le $.

L'euro reviendra vers 1,20 et peut-être bien plus bas (1$ ?). Nous verrons d'ici 2010.
Je posterai d'autres analyses et d'autres anticipations.
La force d'un bon analyste repose avant tout, dans sa capacité à ajuster et affiner ses prévisions. Nous n'avons pas de boule de cristal, mais plutôt des sextants , qui nous permettent de naviguer tant bien que mal, dans ces océans d'incertitudes.
Cordialement,
Futbot
(ma dernière phrase est presque poétique.. si on m'avait dit qu'un jour je ferais de la prose sur Bourso. Lol)
















62 réponses

  • 01 mars 2009 11:07

    l'agressivité ne traduit en général que la blessure provoquée par les pertes enregistrées.

    Prenez le temps de me lire (vous avez l'historique de mes messages si vous voulez).

    Je rappelle :

    Long euro de mars 2007 à avril 2008
    short euro de juillet à ce jour
    Short pétrole de juillet à janvier

    Neutre indice d'août à octobre

    Long indice mi-octobre 2008 (avec arbitrages sur rebond)
    Long pétrole (50% de position)fin janvier

    Et tout ça, je l'ai annoncé !
    (je vous souhaite pareil ou mieux)


  • 01 mars 2009 11:19

    Tbernard, si vous êtes europhile, c'est que vous manquez étonnamment de culture monétaire (je vous recommande donc un peu de lecture, notamment Milton Friedman pour ne citer que lui). Si vous avez moins de temps, il y a des blogs économiques et wikipédia qui peuvent vous donner les rudiments du monétarisme. Ensuite, vous pourrez aussi trouver des stats intéressantes, publiées par la BCE tous les mois et la FED (ce que je fais avec patience et compile sur des feuilles excel). Restera à savoir si vous pouvez interpréter les chiffres correctement et à en dégager des tendances (voir plus haut pour la culture monétariste)

    Sur le plan psychologique, je vous recommande hautement de laisser tomber le trading. Vous laissez trop de place à l'affect et vous confondez critique et absence d'amour. Bref, comme un enfant qui reproche à sa mère qu'elle ne l'aime pas parce qu'elle vient de le gronder.
    Ce type de raisonnement à conduit le titanic à sa perte. On pouvait aimer le bateau, mais on n'avait pas le droit de le critiquer ou de dire qu'il pouvait se prendre un iceberg et couler (oui car c'était le plus beau et plus grand bateau au monde et il était soi-disant insubmersible)

    Bref, je vous recommande de rester en dehors de ce marché, très dur à comprendre déjà par les pro; et bien entendu absolument opaque pour les amateurs.

    A la question de savoir si je suis pro ou anti quoi que ce soit, je ne suis ni l'un ni l'autre et ce n'est pas le forum pour ce type de débat. Je vous recommande là aussi d'aller sur une forum plus approprié tel que politique ou café du commerce.
    Bien à vous.


  • 01 mars 2009 13:38

    Je demeure toujours très surpris de l'agressivité avec laquelle s'expriment les personnes sur boursorama quand on émet une opinion contraire à leur analyse. Et à ça je m'en tiendrai uniquement à la réponse "espèce de Clown".
    Je développerai plus tard pour une réponse plus construite.
    Bien à vous également


  • 01 mars 2009 18:48

    alors tu nous a brillament expliqué en juin pourquoi
    l'euro baisserait pas, alors qu'il a violemment baissé, et maintenant tu nous explique pourquoi l'europe va exploser LOL

    quand a annoncer des positions sur les monnaies une fois le train passé ça tout le monde sait le faire


    Tu peux nous dire a combien sera l'euro dans 3 mois ?

    Si ça ne t'agresse pas trop


  • 01 mars 2009 22:30

    je peux juste avoir le lien du message où je me suis trompé ?

    Merci par avance


  • 02 mars 2009 09:50

    ci-joint une traduction rapide et incomplête, mais l'essentiel y est !

    ****

    Les difficultés des banques européennes risquent de faire éclater la zone euro »

    Hayman Advisors LP, le cabinet qui a engrangé 500 millions $ en pariant sur l’effondrement des prêt hypothécaires subprimes, a indiqué que l’union monétaire européenne était sur le point de s’effondrer.

    Richard Howard, Directeur des opérations de marché de Hayman Advisors LP, a expliqué que l’Allemagne pourrait opter pour le sauvetage de son économie, plutôt que pour le sauvetage des pays membres de l’union tels que l’Autriche, l’Italie ou l’Espagne. En effet, les banques de ces pays plient sous le poids des engagements douteux qu’elles ont sur leur marché immobilier et sur leurs engagements insolvables en Europe de l’est. Cela pourrait conduire ces banques à la faillite et décider l’Allemagne à renoncer à l’euro.

    « Les gens disaient que les subprimes ne pourraient jamais défaillir, mais cela c’est produit et maintenant ils disent exactement la même chose à propos de l’Eurozone » dit Howard. « Il n’y a pas de moyen de stopper ce qui est maintenant une spirale infernale ».

    Hayman ALP rejoint un nombre croissant d’investisseurs qui voient la possibilité d’un éclatement de la zone euro et de ses 12 trillions d’€, conçue il y a plus de 10 ans pour lutter contre le chômage, réduire l’inflation et créer une alternative au dollar. La société générale a dit cette semaine, que l’Allemagne pourrait refuser de financer le sauvetage des pays membre, alors que s’annonce l’année des élections.

    Les banques de l’eurozone ont prêté à l’Europe de l’est près de 1 300 milliards d’euros, soit 9% du PIB de la zone euro. Maintenant, ces banques risquent des pertes colossales. Les banques irlandaises ont des dettes correspondant à 11 fois le PIB de l’Irlande. Les banques des pays-bas ont des dettes de 7 fois leur PIB national, tandis que les banques belges sont exposées à hauteur de 4 fois le PIB de la Belgique.

    L’effondrement pourrait survenir après que les investisseurs étrangers refusent de continuer à financer les états européens exposés à ces banques. Les investisseurs se méfient en outre de la Grèce, de l’Autriche, de l’Italie et de l’Espagne.

    « Le gouvernement allemand, qui doit être renouvelé lors des élections à venir en septembre, pourrait préférer la dépense de son surplus budgétaire en Allemagne plutôt que pour aider les autres pays en difficulté » indique un rapport du 24 février 2009 émis par la Société Générale. L’Allemagne est en effet le pays de la zone euro, où le PIB s’est le plus fortement contracté depuis le début de la crise.

    Les pressions politiques pour quitter la zone euro, risquent donc de s’intensifier en Allemagne, à mesure que l’échéance électorale approche.



    ***********





    Euro Area Risks Breakup on Bank Woes, Subprime Bear Hayman Says



    By Bo Nielsen



    Feb. 27 (Bloomberg) -- Hayman Advisors LP, the firm that earned $500 million betting on the U.S. subprime mortgage-market collapse, says Europe’s monetary union is about to fall apart.



    Richard Howard, a managing director for global markets at Dallas-based Hayman, said Germany may opt to shore up its own economy, Europe’s biggest, rather than bail out fellow euro nations such as Austria, Italy and Spain as their banks sag under the weight of bad debts. That might lead to defaults and compel Germany to renounce the euro, he said.



    “People said subprime could never blow up but it did and now they’re saying the exact same thing about the eurozone,” said Howard. “There’s no stopping what is now a downward spiral.” He declined to discuss his investments.



    Hayman joins a growing number of investors seeing the possibility of a breakup of the $12 trillion euro bloc, conceived more than 10 years ago to cut unemployment, tame inflation and create a rival to the dollar. Societe Generale SA said this week Germany may refuse a bailout in an election year. ABN Amro Holding NV said Feb. 17 the crisis is “Europe’s subprime.”



    Euro-region bank loans to Eastern Europe topped $1.3 trillion in the third quarter last year, or about 9 percent of the bloc’s gross domestic product, ING Groep NV said Feb. 18, citing Bank for International Settlements data. Now lenders face losses after extending credit to finance everything from industrial development to domestic real estate.



    Irish banks took on debt equivalent to 11 times the nation’s own gross domestic product, Dutch-bank credit reached seven times GDP and Belgium four times, according to BNP Paribas SA.



    Debt-Default Insurance



    As concern intensified that the loans won’t be repaid, the cost to insure against defaults jumped six-fold to records since August. Credit-default swaps on Ireland climbed to a record 395.8 basis points, from less than 50 basis points in September, according to CMA DataVision. Austrian swaps traded at 265 basis points, compared with less than 25 points six months ago.



    The breakup may occur as investors shun all but the safest government bonds, said Hayman, which in 2006 was among the first to bet against Wall Street’s rush to securitize the debt of the least creditworthy U.S. borrowers, correctly predicting a slump in home values that sparked the global credit crisis.



    Investor demand for the lowest-risk securities already drove the difference in yield, or spread, between Greek, Austrian and Spanish 10-year bonds and German bunds, Europe’s benchmark government securities, to the widest since the euro’s debut.



    Steinbrueck, Soros



    German Finance Minister Peer Steinbrueck said Feb. 18 euro countries would “show our ability to act” should countries face difficulties paying debt. Billionaire investor George Soros said Feb. 17 he doesn’t expect a breakup of the region.



    The World Bank, the European Bank for Reconstruction and Development and the European Investment Bank will provide up to 24.5 billion euros ($31 billion) to help central and east European banks and businesses cope with the crisis.



    European Central Bank officials also said solutions can be found that will ensure cohesion of the region. Executive Board Member Lorenzo Bini Smaghi said Feb. 21 that European Union rules permit the EU “as a whole” to aid states in “economic difficulty.” ECB President Jean-Claude Trichet said a day earlier “there is no weak link of the euro area.”



    “The argument that the euro zone will find a solution contains some sense if the assumption is that the situation isn’t that bad,” said Howard. “But the more dire it gets, the less are the consequences of departing from the euro.”



    Shrinking Economies



    German GDP contracted 2.1 percent in the fourth quarter, the biggest decline since 1987, the Federal Statistics Office said on Feb. 25. The economy will shrink by 2.5 percent this year, with France contracting 1.9 percent and the euro-region 2 percent, according to an International Monetary Fund report on Jan. 28.



    European governments, which committed more than 1.2 trillion euros to rescue ailing banks as the recession eroded tax revenue, will require more cash as defaults occur, Howard said. Faced with the prospect of a deepening recession, Germany and France may be reluctant to bail out euro-region members such as Spain and Italy, Howard said.



    The German government, facing elections in September, might refuse requests for help amid political pressure to spend money at home, Societe Generale said in a Feb. 24 report.



    “A bailout of a debtor country from a surplus country like Germany would be like opening the box of Pandora,” former Bundesbank President Karl Otto Poehl said in London yesterday. “It’s a very dangerous course that we will enter” and “I’m very much against it, many people in Germany are against it, but the political pressure will increase,”



    To contact the reporter on this story: Bo Nielsen in Copenhagen at bnielsen4@bloomberg.net



    Last Updated: February 27, 2009 05:36 EST


  • 02 mars 2009 09:52

    Pour un fonds Européen de Stabilisation 26 February 2009

    GestionSuisse.com





    Tous les ingrédients d'une crise majeure en Europe sont à présent en place. En fait, le marché du crédit Allemand et, par extension Européen, s'effondrera comme un vulgaire château de cartes si les établissements bancaires Allemands régionaux très engagés en Europe de l'Est - les fameuses Landesbank - ne sont pas recapitalisés d'urgence. Les CDS Allemands - ces instruments mesurant le risque de défaut de paiement d'une dette souveraine - sont, et pour la toute première fois de leur histoire, sur le point de se dégrader en-dessous du niveau des CDS français!



    Les marchés, qui anticipent le sauvetage de l'Europe de l'Est, sont en effet conscients que c'est l'Allemagne qui en assumera le fardeau de loin le plus important : C'est du reste l'ensemble de la région d'Europe Centrale et de l'Est qui est léthargique, ces nations, selon l'expression de l'agence Standard & Poor's, "croulant sous le poids de leurs dettes extérieures"...Selon S&P, la dette extérieure de l'Estonie serait ainsi de 115% de son P.I.B., celle de la Bulgarie de 103%, celle de la Hongrie de 93%..."toutes bien au-delà de la zone de danger". Pire encore : cette implosion Est Européenne atteint les structures mêmes de l'industrie exportatrice Allemande qui se retrouve subitement sinistrée et, à son tour, en manque de liquidités!



    Ayant choisi délibérément l'inaction à partir de l'automne dernier - à savoir dès lors qu'il était évident que le cancer de la crise du crédit avait métastasé en Europe de l'Est -, l'Allemagne est aujourd'hui dos au mur, contrainte à une action dans de très mauvaises conditions. Le Gouvernement Allemand pensait-il sérieusement être capable de tirer son épingle du jeu et laisser les pays d'Europe de l'Est à leur triste sort? En réalité, Mme Merkel et ses collègues agissent exactement comme la précédente administration Bush avant elle dans la gestion de la crise financière, soit sous la seule pression d'une débâcle imminente...Le Gouvernement Allemand ayant enfin pris conscience que la banqueroute de l'Europe de l'Est affecte sa propre économie et surtout les fondements d'un système bancaire Allemand que l'on croyait insubmersible!



    Les coûts du sauvetage de l'Europe de l'Est seront aujourd'hui gigantesques pour l'Allemagne tandis qu'un plan d'aide conçu de manière systématique et dès la fin de l'année 2008 ( quand tout le monde commençait à évoquer la crise d'Europe de l'Est ) aurait épargné les Banques et industries Allemandes tout en ayant nettement plus de chances de succès! Les riches et stables pays d'Europe de l'Ouest sont aujourd'hui acculés à agir dans l'urgence, non seulement afin de porter secours à une Europe Centrale et de l'Est au bord du coma mais également pour la survie de leurs propres infrastructures bancaires.



    Ces pays sinistrés, qui doivent assainir l'état de leurs finances publiques, devraient pouvoir trouver un financement extérieur au marché monétaire car ce dernier leur impose des taux d'intérêts élevés du fait du risque inhérent contracté par les acheteurs de ces dettes souveraines respectives. C'est pourquoi les pays riches d'Europe de l'Ouest ( y compris la Suisse et la Grande Bretagne ) doivent rapidement constituer un Fonds Européen de stabilisation de l'ordre de 2.5 milliards d'Euros qui soulagera les pays de l'Est en mettant à leur disposition des garanties crédibles autorisant des conditions de refinancement à des prix raisonnables sur les marchés.



    Pour la première fois depuis l'éclatement de cette crise du crédit Européenne, soit depuis l'automne 2008, l'Allemagne a, par la voix de son Ministre des Finances, publiquement évoqué des solutions de soutien aux pays de l'Est Européen mais trop de politiciens et de responsables Européens freinent encore ce processus vital pour l'ensemble du continent. De fait, ce débat sur l'opportunité, sur la nature de ces mesures ainsi que sur leur ampleur aurait dû être entrepris il y a au moins trois mois car les dégâts monétaires et sociaux risquent d'être aujourd'hui irrémédiables. Il est déplorable que des considérations souvent électoralistes ou populistes retardent l'adoption de plans de sauvetage et ce au détriment des classes moyennes et pauvres dont on sait qu'elles seront les seules à subir les conséquences de telles hésitations.



    Nos responsables et Gouvernants savent pertinemment que ces pays d'Europe Centrale et de l'Est devront fatalement être secourus si l'objectif est d'éviter à certains pays d'Europe de l'Ouest de faire appel au F.M.I.!


  • 02 mars 2009 21:46

    Les ricains sont ruinés.

    Plus personne ne souhaite aller vivre chez eux, contrairement à ce que tu écris, et cela d'autant plus qu'avec les millions d'armes qui circulent là-bas, la vie devient très dangereuse. Risque de guerre civile.

    D'autre part, les ricains rêvent tjs de détruire l'Euro, qui est LA monnaie concurrente à la leur. D'où les articles multiples et les sous-entendus pas tjs de bon goût sur les écarts de niveau de vie européen.

    Je te recommande la lecture de LEAP2020.


  • 02 mars 2009 22:31

    Oui, l'€ va disparaître.
    L'Europe est vieille, impuissante, inactive.
    C'est mieux ailleurs, les states sont les meilleurs.

    C'est rigolo ces idées.
    C'est une nouvelle entité qui existe depuis quelques décennies fondées sur 2 millénaires d'Histoire entre différents peuples.
    Cela ne fait que 65 ans que l'Europe vient de sortir de 2 guerres mondiales qui l'a fortement mise à mal.
    Laissons du temps au temps.

    Sinon je pense qu'il est temps que quelqu'un (très bon rédacteur) même tout sur la table, tous les fondamentaux pour qu'on juge.

    Il y a suffisamment de gens intelligents ici pour faire un melting pot de TOUT.


  • 03 mars 2009 18:00

    a eviter (ou plutot reduire) les betises des politiciens voulant tjrs plus de deficit(c magique le deficit pour resoudre des budgets delirants).
    parce que l'euro , c'est environ pour 60% du deutchmark en poids, et en 10ans, l'euro n'a pas bcp bougé en proportions à l'international, il a surtout croissé par l'absorbtion de nouveaux pays rentrant dans l'euroland, la conversion des nciennes monnaies en euros, la croissance de l'endettement en euroland et pays de l'est.
    l'euro$ avait explosé vers 1.6 à cause du $ qui se depreciait à toute vitesse(deficit et guerre) et que l'allemagne continuait à ne pas avoir de deficit; leuro$ s'est effondré ensuite à cause d ela crise qui a quasi arreté l'expansion de la masse monetaire du $ aux US, voir reduit la masse monetaire du $, les pans actuels aux us servent à compenser cette destruction monetaire sur les marchés, nul doute que si les deficits dans les pays d'europe s'accentuent, l'euro va s'affaiblir de lui meme.. pour l'euro$ c'est la course à qui se depreciera le plus vite


  • 03 mars 2009 18:02

    à terme(ses statuts ne changent pas malgré la crise) l'euro pourrait devenir le noyau d'une future monnaie mondiale et remplacer l'or


  • 17 mai 2010 11:07


  • 18 mai 2010 09:38

    dettes long terme france 178 %
    dettes long terme allemagne 158 %,
    dettes long terme USA 96 %.


  • 21 mai 2010 19:45

    il va crasher au cours de l'été


  • 21 mai 2010 19:48


  • 22 mai 2010 05:50


  • 22 mai 2010 15:18

    A noter que mécaniquement 10% de baisse sur l'euro équivaut à 1% de croissance pour certains pays comme Allemagne, France, Italie... (exportateurs)la dévaluation permet de gommer le manque à gagner de croissance crée par les plans de rigueur budgétaire.


  • 22 mai 2010 21:10


  • 04 juin 2010 16:37

    On verra ensuite si la target 1,10 est possible...

    Le gros support sera la zone 1,15-1,17.

    A ce rythme on peut toucher les 1,10 avant la fin de l'été.

    Une grosse banque UE en faillite..

    C'est le scénario qui provoquera la baisse panique qui permettra de revenir sur l'euro...

    J'attends de voir à quel niveau cela se produira...


  • 04 juin 2010 20:32

    toujours en vert sur mon ordi .
    Perso , j'ai toujours pensé que c'est autour de 1.15 - 1.20 que nous sommmes en parité de pouvoir d'achat avec nos amis américains , et qu'il n'y avait que notre Trichet national pour aimer avoir un Euro fort .


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