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BOUYGUES : l'ASIE et la " boite catastrophique"

17 mai 2013 16:53

œil nu, impossible de distinguer le bout du bâtiment. Long de 800 mètres, d'une surface de 150 000 mètres carrés, le nouveau terminal de ferries que Bouygues construit à Hongkong est un monstre de béton.
Démarré mi-2010, ce chantier de 490 millions d'euros doit se terminer fin 2012. Objectif : permettre à l'archipel d'accueillir simultanément, à partir de 2013, deux paquebots de croisière géants, soit 8 000 croisiéristes.

Pour le moment, 1 200 ouvriers s'activent au milieu d'un ballet de dix grues. "Mais cet été, nous serons plus de 2 000", assure Nicolas Borit, directeur général de Dragage, la filiale de Bouygues à Hongkong.

Objectif : permettre à l'archipel d'accueillir simultanément, à partir de 2013, deux paquebots de croisière géants, soit 8000 croisiéristes.

C'est peu dire que l'Asie du Sud-Est réussit au numéro deux français du BTP. Implanté dans la région depuis le milieu des années 1980, Bouygues Construction y réalise 8 % de son activité.

En cinq ans, son chiffre d'affaires y est passé de 377 à 776 millions d'euros. Et ce n'est pas prêt de s'arrêter : l'Asie a représenté (avec le Moyen-Orient) 17 % des 15,3 milliards d'euros de commandes engrangées en 2011.

"HISTOIRE D'AMOUR"

"On vit un peu une histoire d'amour avec cette région, reconnaît Yves Gabriel, PDG de Bouygues Construction. Mais c'est surtout parce que nous réalisons des choses que nos concurrents ne savent pas faire."

Le groupe multiplie les prouesses techniques dans la région. Pour percer deux tunnels sous Hongkong, afin d'y faire passer une nouvelle ligne de métro – un chantier de 200 millions d'euros–, les ingénieurs ont mis au point une technique de congélation du sol qui évite les infiltrations d'eau de la baie durant le percement.

Pour son terminal de ferries, Bouygues a posé des poutres de 56 mètres de long sans aucun pilier pour les soutenir, dégageant d'immenses espaces pour accueillir les croisiéristes. "C'est comme si on empilait trois ponts géants les uns sur les autres: du jamais-vu", s'enthousiasme Olivier-Marie Racine, directeur général de Bouygues International.

Cette course à l'innovation est le seul moyen de résister aux assauts des entreprises de BTP chinoises. Quasi inexistantes il y a quinze ans, elles sont devenues incontournables en Asie. "Pour les immeubles d'habitation d'entrée et de moyenne gamme, leurs prix sont tels qu'on ne peut plus lutter", note M. Racine. A Hongkong, les Chinois ont pris 25 % du marché de la construction.

Heureusement, la région connaît un tel boom que le filon ne semble pas près de se tarir. Ligne de chemin de fer jusqu'à Shenzhen, pont géant pour relier Macao, nouvelle piste à l'aéroport (la troisième !), usine de désalinisation, hôpitaux, palais de justice... Pas moins de 35 milliards d'euros vont être dépensés en cinq ans pour bâtir de nouvelles infrastructures.

"C'est pourquoi les entreprises françaises sont les bienvenues, explique Chi-Sing Wai, secrétaire permanent du gouvernement de Hongkong pour les travaux de développement. Nous avons tellement à faire qu'il y en aura pour tout le monde..."

Cédric Pietralunga

15 réponses

  • 17 mai 2013 18:51

    Sûr qu'un spin off de Bouygues Contruction lui serait favorable, le reste en revanche... :-))


  • 17 mai 2013 22:56

    et COLAS ,c'est du pipeau ? la belle COLAS est une entreprise magnifique et qui s'est bien diversifiée elle aussi ; c'est d'ailleurs un " éTAT " dans l'ETAT en quelque sorte ; l'ancien PDG qui a porté l'entreprise aux nues parlait de l'Ecosse dans l'Empire ; elle est valorisée ce soir 3587 millions par 96,62% ;ça donne 3465 millions; amusons nous un peu avec des chiffres ; la contribution de COLAS au résultat net pour 2012 se monte à 291 millions;celle de B.Construction à 267 millions;donc c'est presque équivalent ;les 2 entités pourraient etre valorisées de façon semblable; mieux pour COLAS qui apporte plus de cashflow et de RN et un plus gros CA; je dirais 3105 millions estimés pour BC.COnstruction; total 6570 millions soit 100 millions de plus pour ces 2 structures saines que la valorisation du GROUPE ce soir à 6470 millions ; donc la participation d'ALO ce soir: 2509 millions net pour les 29,40 % détenus ne compte pas ; et BOUYGUES TELECOMS ne vaut pas un clou et B.IMMO pareil ; je ne compte pas TF1 expres ; il faut quand méme pas exagerer !!!!


  • 17 mai 2013 23:02

    tot ou tard,il est certain que le cours reprendra de la hauteur; à moins que le ciel nous tombe sur la téte !


  • 18 mai 2013 18:55

    "Pour l’instant le groupe reste confiant. Il met en avant la conjoncture, il parle d’un premier trimestre atypique qui ne refléterait pas le vrai potentiel du groupe. Mais la vérité, c’est que si on regarde métier par métier les performances de ce géant, la bouteille semble davantage à moitié vide, qu’à moitié pleine."

    42 millions de perte, avec des milliards d'actifs. Tous ces actifs ne rapportent rien au T1. Et cela ne t'inquiète pas ?

    À quoi bon empiler des milliiards qui rapportent de moins en moins ? Baisse des marges, augmentation de la dette, tous les symptômes du "mal" de la concurrence. À le bon temps de duo pôle de TF1 et France 2...


  • 18 mai 2013 20:34

    oui mais il ne faut pas grand chose pour passer du verre à moitié vide au verre à moitié plein: et le cours à 20 euros intégre déja à mon sens cette considération;c'est aux résultats annuels qu'on jugera


  • 24 mai 2013 14:12

    Kong, Bouygues mise sur sa technicité

    JEUDI, 3 MAI 2012 ADMINISTRATEUR
    Avec 2 200 collaborateurs, Dragages Hong Kong est la tête de pont de Bouygues Construction en Asie. Sur un marché prometteur mais de plus en plus concurrentiel, l’entreprise a choisi le haut-de-gamme.

    «Avec 12 mètres par jour, notre tunnelier avance à bon rythme. Nous avons fait en un mois et demi ce que nos concurrents, à quelques kilomètres d’ici, ont fait en sept» explique Alain Hervio qui dirige à Hong Kong la construction de deux tronçons souterrains de la nouvelle ligne ferroviaire qui reliera l’archipel à Shanghai et Pékin en 2015.

    Loin de se réjouir de la mauvaise fortune de ses concurrents, le patron du chantier pour Dragages Hong Kong – filiale de Bouygues Construction (1) – analyse : «la géologie est capricieuse. Ils ont fait un mauvais choix de machine, ça ne pardonne pas».

    Il faut dire que sur ce projet, le maître d’ouvrage a voulu attirer de nouveaux acteurs, quitte à ce qu’ils soient moins expérimentés que les «locaux». Parmi les grands habitués de Hong Kong, on compte le local Gammon, le chinois China Estate Engineering Corp, l’australien Leighton (filiale d’Hochtief), le japonais Nishimatsu et donc Dragages Hong Kong, filiale de Bouygues Construction.

    Des investissements publics massifs

    Si les autorités hongkongaises cherchent à stimuler la concurrence, c’est qu’elles prévoient la réalisation d’un programme colossal d’infrastructures.

    «En 2007, nous avons démarré un programme de dix grands projets pour un total de 700 milliards de dollars HK (68 milliards d’euros)», détaille Chi-Sing Wai, secrétaire permanent chargé des travaux de développement du gouvernement de Hong Kong. Dès 2013, nous porterons notre effort à 70 milliards de dollars HK par an (6,8 milliards d’euros) et ce jusqu’en 2021 au moins».

    Dans ce contexte, pas étonnant que Dragages Hong Kong aborde l’avenir sereinement. Son chiffre d’affaires 2011 était de 362 millions d’euros, le prévisionnel 2012 est à 500 millions.

    L’intensification de concurrence ? C’est une réalité mais «cela ne modifiera pas notre positionnement, assure Nicolas Borit, responsable de Dragages. Nous continuerons à aller sur des projets à haute valeur ajoutée où notre expertise fait la différence».

    Illustration sur l’extension d’une ligne de métro où l’entreprise utilise une machine unique en son genre qui déconstruit les tunnels. Baptisée «TDM» (en anglais, tunnel dismantling machine), sa conception est 100% française, fruit d’une réflexion commune avec CSM Bessac (filiale de Solétanche Bachy).

    Un peu plus loin en surface, un millier de personnes s’affairent sur le chantier du Cruise Terminal Building, gigantesque terminal portuaire (490 millions d’euros) conçu par les architectes Foster & Partners et Wong Tung & Partners. Un chantier de bâtiment recourant massivement aux méthodes de génie civil.

    Un marché peu propice au dumping social

    Dans la sélection des affaires, le pragmatisme est de rigueur. Ainsi, sur l’appel d’offres en cours pour la réalisation d’un pont reliant Hong Kong à Macao, la filiale de Bouygues Construction a remis une offre pour les deux tronçons les plus proches de l’île.

    «Sur les autres tronçons, ce sont les règlements chinois qui s’appliquent. Nous n’avons aucune chance» tranche Nicolas Borit. Pour les entreprises, les marchés publics hongkongais semblent assez rassurants. Même si la stabilité du cadre juridique et réglementaire se paye par une certaine lourdeur administrative.

    «Globalement, le marché n’est pas très propice au dumping social, estime Vincent Avrillon qui dirige l’activité TP. Ce qui explique pourquoi les entreprises chinoises (qui ne jouent pas à domicile, ndlr) n’ont pas tout raflé. Par exemple, la maîtrise d’ouvrage publique est très pointilleuse sur la sécurité et exige des pièces en rapport dans les appels d’offres. Impossible de tricher. D’ailleurs, un des grands enjeux des prochaines années sera de réussir à former la main d’œuvre nécessaire à tous les grands chantiers».

    Au demeurant, Hong Kong est, avec Singapour, le fer de lance de la stratégie de Bouygues Construction en Asie. Et malgré l’imperméabilité de la Chine continentale, les opportunités restent nombreuses. L’an passé, cette zone représentait 8% du chiffre d’affaires du groupe, soit 776 millions. Pour 2012, Olivier-Marie Racine, directeur général délégué, pense franchir la barre symbolique du milliard d’euros.

    Par Julien Beideler
    Source: LE MONITEUR HEBDO


  • 24 mai 2013 20:39

    es surfe sur la croissance des pays d’Asie du Sud-Est, en particulier sur ses deux marchés phares : Singapour, où il construit des tours résidentielles haut de gamme, et surtout Hong Kong, son principal marché, où sa filiale Dragages Hong Kong (2.200 personnes) constitue l’un des 4 grands acteurs du BTP avec le principal acteur local, Gammon, l’australien Leighton et le chinois China State Engineering Corp. A Hong Kong, Bouygues prévoit d’atteindre cette année les 500 millions (+ 36 % en un an), soit la moitié de son chiffre d’affaires asiatique.

    Car le territoire autonome de 7 millions d’habitants est pris d’une frénésie de construction. Il a décidé en 2007 de lancer 10 projets d’infrastructures majeurs (ponts, trains, hôpitaux etc.) estimés à 68 milliards d’euros. Les appels d’offres correspondants ont commencé en 2009 et vont se poursuivre dans les années à venir. Les dépenses d’investissement s’effectueront à un rythme moyen de 6,8 milliards d’euros chaque année jusqu’en 2021 et au-delà. Elles ont déjà atteint 5,7 milliards l’an dernier. « Avant, un contrat de 200 ou 300 millions d’euros était jugé gros, aujourd’hui les contrats de 500 millions à 1 milliard sont fréquents », explique Nicolas Borit, responsable de Dragages Hong Kong.

    L’année 2012 va être exceptionnellement active pour Dragages, qui remettra, au total, des offres pour plusieurs milliards d’euros. L’une, remise en février, concerne deux tronçons du pont Hong Kong-Macao, estimés à 2,2 milliards. Réponse attendue en juin.

    Le retour de Vinci

    L’année sera active, mais sera-t-elle faste ? Même dans les tunnels, dont Bouygues constitue à Hong Kong l’expert avec Leighton, le français n’est plus à l’abri. Depuis le début des appels d’offres des grands projets en 2009, les autorités cherchent à accroître la concurrence. Pour l’appel d’offres en cours sur les tunnels de la 5 e ligne de métro, elles ont demandé à Vinci et au coréen Samsung de participer. Vinci n’est plus à Hong Kong depuis qu’à la fin des années 1990, sa société, Campenon Bernard, a brusquement plié bagages en raison des difficultés de son chantier Hats. Mais, alléché par les projets actuels, Vinci a décidé depuis deux ans de revenir, surtout dans les tunnels… Il dépose des offres, même s’il n’a encore rien gagné (il a perdu face à Bouygues pour deux tunnels de la ligne de TGV Hong Kong-Canton).

    Cette concurrence exacerbée pourrait justifier une diversification dans de nouveaux pays d’Asie. « Il faudrait aller en Indonésie », estime ainsi Olivier-Marie Racine. Mais ce n’est pas l’Asie du Sud-Est qui est visée. « Nous commençons, depuis Singapour, à regarder l’Australie, pour les usines de traitement d’eau, et l’Inde », indique Yves Gabriel, le patron de Bouygues Construction. Mais ce, sans acquisitions, a priori. Bouygues a peu de cash à mettre dans la croissance externe et a fait d’autres choix. Il devrait annoncer prochainement l’acquisition d’un troisième constructeur dans le Sud de l’Angleterre, pour se renforcer sur le marché résidentiel.


  • 24 mai 2013 20:43

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    L’extension du métro B de Lyon entre dans la dernière ligne...
    Chine
    Dragages Hong Kong, une filiale de Bouygues Construction, s’est vu remettre une récompense dans le cadre des « International Tunneling Awards », organisés chaque année par l’association internationale des tunneliers et par le magazine spécialisé New Civil Engineer. La distinction souligne les efforts entrepris dans le cadre d’un projet modèle, réalisé dans des conditions d’exécution difficiles. Les critères pris en compte vont du design à l’innovation, en passant par l’exécution et le travail d’équipe, l’engagement auprès des riverains et collectivités ou la capacité à aller au-delà des attentes du commanditaire.

    Le projet récompensé est un tunnel de récupération des eaux de pluie, situé à l’ouest de Hong Kong entre Tai Hang et Pokfulam, réalisé en partenariat avec la société japonaise Nishimatsu. Il mesure 10,5 km de long par 6,25 à 7,25 m de diamètre et doit résoudre les problèmes d’inondations saisonnières en drainant les eaux pluviales et en les dirigeant directement vers la mer. Deux tunneliers ont été nécessaires à sa réalisation en terrain dur, de la roche granitique et volcanique. De plus, le chantier a été mené en environnement très urbanisé (sous les quartiers peuplés du centre, de Wanchai ou Sheung Wan) où, grâce à la technique du « raise boring » (permettant de réaliser rapidement des forages de grande profondeur dans des roches dures), 32 puits collecteurs de 40 à 175 mètres de profondeur ont été creusés.

    La réalisation du tunnel, qui a parfois mobilisé jusqu’à 1.000 personnes, s’achèvera au mois de juin 2012. Le groupe français du BTP est présent sur l’île chinoise avec trois filiales : Dragages Hong Kong mais aussi VSL (précontrainte, haubanage de ponts et fondations spéciales) et Byme (mécanique et électrique). Il a déjà réalisé de nombreux ouvrages localement, notamment le tunnel de Lok Ma Chau (2006), le viaduc East Tsing Yi (2008), le parc d’attractions Ocean Park (2009) ou l’hôtel Sky City Marriott (2009). Bouygues livrera prochainement le siège de l’aviation civile (début 2012), un terminal portuaire pour paquebots de croisière (mi-2013) ou l’extension de la ligne de métro West Island (2014).


  • 24 mai 2013 20:58

    es gratte-ciel, le savoir-faire du BTP français n'est pas en reste. Après l'AsiaWorld-Expo et le siège de l'aviation civile, la filiale asiatique de Bouygues Construction, qui creuse aussi ici des tunnels (TGV Hongkong-Canton), livrera l'an prochain un gigantesque terminal de croisières pouvant accueillir en même temps deux paquebots de 4 000 passagers. Dragon, requin, arête de poisson ? Cet ouvrage pharaonique de 490 millions d'euros, conçu par Norman Foster et le cabinet Wong Tung - Partners, se déploie sur 800 mètres : "Ses trois niveaux coiffés d'une toiture-jardin de 4 hectares reposent sur des structures de longue portée, offrant de vastes espaces modulables", détaille Nicolas Borit, DG de Dragages Hongkong. Écologie oblige, quatre puits de lumière éclairent l'édifice labellisé Beam plus platinum qui sera peu climatisé.


  • 24 mai 2013 21:02

    L’épisode chinois dans la guerre mondiale du BTP
    6 décembre, 2010
    La montée en puissance des entreprises de construction chinoises dans le monde n’est plus à démontrer, mais qu’en est-il des entreprises françaises en Chine? D’après la revue américaine, Engineering News Records, qui vient d’établir le classement mondial dans le secteur du bâtiment et travaux publics (BTP), deux entreprises chinoises, China Railway Construction et China Railway Group, ont pris les places de leader aux groupes français Vinci Construction et Bouygues Construction.
    Les entreprises chinoises absorbent de plus en plus de marchés en Europe, même ceux considérés comme « réservés ». Une seule situation était jusqu’alors connue, celle concernant la cimenterie Lafarge, mais de nouveaux cas apparaissent. C’est le cas de la tour Carpe Diem dans le quartier d’affaires de la Défense, ou encore, la création en Pologne, entre Varsovie et Lodz, de deux autoroutes, financées par des fonds européens. Tandis que les états européens ouvrent leurs portes, la Chine reste, quant à elle, toujours rétissante à l’ouverture de son marché. L’Etat chinois qui comprend 1,4 milliard d’habitants avec une forte croissance économique et des travaux d’infrastructures d’ampleur conséquents a mis en place des mesures protectionnistes comme l’implantation d’entreprises étrangères. Luisa Todini, president of the European Construction Industry Federation (FIEC), a déclaré « she did want protectionism but reciprocal “respect of the rules” ».
    Le groupe français, Bouygues Construction, a peut-être trouvé une bonne approche du marché chinois avec l’acquisition en 1986 de Dragages Hong Kong. En effet, la région administrative spéciale bénéficie d’avantages non négligeables, tels qu’une fiscalité favorable, un cadre juridique simple, etc. Cette région pourrait être observée comme le défaut de la cuirasse chinoise et Dragages Hong Kong comme le fer de lance du groupe.
    La filiale de l’industriel français a remporté deux appels d’offres du gouvernement hongkongais : un premier contrat d’une valeur de 490 millions d’euros, pour la construction d’un terminal portuaire accueillant des paquebots de croisière (Cruise terminal building) ; un second pour la construction d’un tunnel, de Hong Kong à Canton, pour un total de 360 millions d’euros. Ces deux projets, qui ne sont pas les premiers dans cette région permettent à Bouygues de préserver ses positions dans la zone asiatique chinoise.
    Clément Cesbr


  • 24 mai 2013 21:13

    Construction édifie des tours haut de gamme à Singapour
    Par Olivier James - Publié le 08 décembre 2011 | L'Usine Nouvelle n° 3265
    Alors que Vinci lorgne le Moyen-Orient, Bouygues Construction privilégie l'Asie du Sud-Est. Implantée depuis près de vingt-cinq ans dans la région, la branche BTP du groupe de Martin Bouygues vient de remporter deux contrats à Singapour. Des projets qui représenteront une belle vitrine du savoir-faire du groupe français dans une zone géographique où il réalise 13 % de son chiffre d'affaires. Dans le cadre d'un premier contrat de 93 millions d'euros, sa filiale Dragages Singapour réalisera un ensemble résidentiel de 90 000 mètres carrés composé de trois bâtiments de 16 à 18 étages. Ce programme de logements bénéficie du soutien financier du gouvernement local pour favoriser l'accès à la propriété des Singapouriens. C'est surtout avec le deuxième contrat, d'environ 64 millions d'euros, que Bouygues compte s'illustrer. Il consiste en une tour résidentielle très haut de gamme de 35 logements avec pour signe particulier la présence de quatre piscines privatives de 15 mètres de longueur en porte-à-faux sur la façade. Pesant chacune une centaine de tonnes une fois remplies et reposant sur des poutres, elles donneront l'impression de tenir dans le vide. Pour relever ce défi, les ingénieurs du groupe ont travaillé pendant des mois afin de s'assurer de la faisabilité technique d'une telle structure. Les deux projets, situés à quelques encablures d'une Chine très fermée aux groupes de BTP étrangers seront livrés en 2014.


  • 24 mai 2013 21:14

    10/04/2013| 19:11Recommander :
    0
    Communiqué de presse Mercredi 10 avril 2013 BOUYGUES CONSTRUCTION SIGNE SON PREMIER CONTRAT AU MYANMAR, D'UN MONTANT DE 74 MILLIONS D'EUROS
    Dragages Singapour, filiale de Bouygues Construction, vient de remporter, en groupement avec SPA Project Management, un contrat de 74 millions d'euros (94,6 millions de dollars américains) auprès de Thanlyin Estate Development pour la conception et la construction de la deuxième phase de Star City, un important complexe résidentiel comprenant 4 980 appartements, des parcs de stationnement et des équipements collectifs. Il est situé le long du fleuve Bago, dans la banlieue de Rangoun, au Myanmar

    (ex-Birmanie).


    La joint-venture conduite par Dragages Singapour combine l'expertise en promotion immobilière et le
    savoir-faire local de SPA Project Management, avec l'expérience des grands projets de construction à l'international de Bouygues Construction. La joint-venture sera en charge de l'ingénierie et de la construction de trois ensembles d'immeubles de huit étages et de deux ensembles d'immeubles de douze étages totalisant une surface de plancher brute de 114 000 m2, ainsi que de l'infrastructure associée.
    Thanlyin Estate Development Ltd et SPA Project Management font partie de Yoma Strategic Holdings, important groupe exerçant dans les secteurs de l'immobilier, de l'agriculture et de la concession automobile au Myanmar, et coté à la Bourse de Singapour (SGX-ST).
    Les travaux devraient commencer fin avril 2013 et le projet devrait être achevé en moins de trois ans (trente-trois mois).
    Plus de 500 personnes, cadres et employés, travailleront à ce projet et seront formées aux techniques de construction modernes. Le transfert de savoir-faire, prévu dans le cadre de l'aide de la joint-venture au développement de ce pays émergent, constituera l'une des clés de la réussite. Le projet est soumis à l'accord définitif du gouvernement du Myanmar.
    C'est le premier contrat de Bouygues Construction au Myanmar depuis l'ouverture du pays et la suspension des
    sanctions économiques internationales (1).
    Ce nouveau contrat illustre la forte croissance de Bouygues Construction dans la région Asie-Pacifique. Le Groupe a progressivement développé ses activités grâce à différentes réalisations dans le bâtiment et les travaux publics, notamment à Hong Kong, Singapour, en Thaïlande, en Australie, en Corée et au Vietnam. Il participe actuellement à plusieurs grands projets de conception et de construction, dont le terminal de croisière Kai Tak et une ligne ferroviaire à grande vitesse à Hong Kong et le complexe sportif Sports Hub à Singapour.

    (1) Le Conseil des affaires étrangères de l'Union européenne a suspendu toutes les mesures restrictives en avril 2012.

    Contacts presse

    Jean-Luc Letouzé 01 30


  • 24 mai 2013 21:15

    NGKOK
    VILLE – Bouygues décroche trois chantiers pour 100 millions € à Ploenchit

    Bouygues Thaï, filiale de Bouygues Construction en Thaïlande, va réaliser trois tours résidentielles présentées comme haut de gamme et un immeuble de bureaux dans le quartier de Ploenchit à Bangkok. Le projet, d'une surface totale de 157.000 m², est constitué de trois tours résidentielles, de respectivement 14, 47 et 52 étages qui pourront accueillir près de 1.450 logements, du studio aux 3 pièces, précise un communiqué publié sur le site Internet de Bouygues Construction. L'immeuble de bureaux comptera quant à lui trois étages. La construction, qui mobilisera 1.800 travailleurs, devrait durer près de trois ans et demi à partir du troisième trimestre 2012. Le contrat signé avec le promoteur local spécialisé dans les projets résidentiels Noble Development Plc, dont ce sera la quatrième collaboration avec le groupe français, a une valeur de près de 100 millions d'euros. Présent depuis 1990 en Thaïlande, Bouygues a déjà construit plusieurs immeubles d'appartements et travaillé sur des grands projets d'infrastructures notamment le pont du Roi Taksin, sur le fleuve Chao Phraya, l’Impact Arena, enceinte accueillant de nombreux événements tels des concerts et des compétitions sportives, et l’Impact Exhibition Center à Muang Thong Thani. D’après le communiqué de la société, elle réalise également actuellement quatre autres tours de logement en Thaïlande, dont l'une aura une hauteur de 260 mètres.
    (http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) jeudi 26 avril 2012


  • 24 mai 2013 21:18

    uygues Construction fait du haut de gamme en Asie
    Par Jean-Yves Guerin | Publié le 01/04/2012 à 18:05 | Mise à jour le 01/04/2012 à 18:05 | Réactions (0)

    Le TGV reliant Hongkong à Canton passera à partir de fin 2015 dans ce tunnel que Bouygyes réalise actuellement
    Le groupe de BTP réalise 8 % de son activité en Asie du Sud-Est sans aller dans les pays low-cost comme la Chine.
    L’escalator qui mène à l’auditorium de 200 places est déjà en état de marche. Et les salles informatiques avec une climatisation dernier cri sont prêtes pour accueillir des nuées de serveurs. En juin, Bouygues aura terminé le nouveau siège de l’aviation civile à Hongkong. Trois bâtiments de cinq à six étages bourrés de technologie construits pour 200 millions d’euros.

    Des chantiers de ce type, le deuxième groupe français de BTP, filiale du groupe Bouygues, en mène plusieurs dans ce territoire timbre-poste: il construit notamment pour 500 millions d’euros sept kilomètres de tunnel dans lequel le TGV reliant Hongkong à Canton passera à partir de fin 2015. Et il espère gagner d’autres affaires «par exemple la construction de deux hôpitaux d’un montant supérieur à un milliard pour lequel le prestataire sera désigné début 2013», illustre Nicolas Borit, directeur général de Dragages Hongkong, la filiale du groupe.

    Une montée en puissance de Bouygues Construction à Hongkong à l’image de sa progression en Asie du Sud-Est. Il y a six ans, il réalisait seulement 5 % de son chiffre d’affaires (377 millions) dans cette région, contre 776 millions en 2011, soit 8 % de ses ventes. Cette année, il compte y faire un milliard, c’est-à-dire 10 % de son chiffre d’affaires prévisionnel. Et l’ascension devrait se poursuivre à moyen terme, car la croissance en Asie reste beaucoup plus forte qu’en Occident. Ces chiffres n’ont rien de très impressionnant si on les compare avec ceux d’un géant du luxe comme LVMH qui réalise 35 % de ses ventes en Asie.

    Mais le contexte est plus compliqué dans le BTP. «Dans le luxe, ils vendent le “made in France” alors que nous, nous faisons tout sur place», explique Olivier-Marie Racine, directeur général délégué, en charge de l’international chez Bouygues Construction. Résultat, sur la zone, la société doit affronter la concurrence de gros acteurs asiatiques (le japonais Nishimatsu, le chinois China State, le hongkongais Gammon…), mais aussi des leaders occidentaux comme l’allemand Hochtief présent avec sa filiale australienne Leighton. Pour tracer sa route malgré tout, Bouygues s’est fixé une règle: se positionner sur des ouvrages haut de gamme où son savoir-faire lui permet de faire la différence.

    Région du monde très dynamique

    Par exemple, le groupe français construit à Singapour pour 770 millions le Sports Hub, un ensemble sportif avec stade de 55.000 places et centre commercial qu’il exploitera en partenariat public-privé pendant vingt-cinq ans. À Bangkok, en Thaïlande, il bâtit pour 60 millions deux tours résidentielles dont la plus haute comprendra 73 étages. «Avec ce positionnement, notre marge en Asie est supérieure à celle que le groupe dégage en moyenne, soit 3,6 %», souligne Olivier-Marie Racine.

    Mais, du coup, Bouygues est absent de certains grands pays pour cause de prix trop bas, de corruption ou de protectionnisme (Chine, Taïwan, Philippines, Japon…). «Il y a quelques années, nous avons construit un tunnel à Shanghaï et notre rémunération n’a pas été à la hauteur de nos efforts», glisse Yves Gabriel, PDG de Bouygues Construction. Cela a donc dégoûté le groupe de s’y aventurer. Mais, dans cette région très dynamique, la situation n’est pas figée. Ainsi, Bouygues qui s’était retiré d’Indonésie en 1997 au plus fort de la crise asiatique se demande s’il n’est pas temps de s’y réimplanter.


  • 07 juillet 2013 15:57

    Bouygues peut compter sur l'Asie
    03/09/2010 | 10:00Recommander :
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    En Asie, Martin Bouygues est un peu comme chez lui. Les signatures de contrats se succèdent. Alors que certains pointeront du doigt une dépendance croissante vis-à-vis de l'Asie, d'autres mettront en exergue sa capacité à saisir les opportunités de marché dans un contexte de crise. Au Turkménistan, à Singapour et à Hong Kong, le groupe de BTP a des positions fortes, contrairement à la Chine, qui n'a besoin de personne pour se développer...
    Biographie
    MARTIN BOUYGUES
    Entré à 22 ans dans le Groupe Bouygues comme conducteur de travaux, Martin Bouygues est l'un des plus jeunes patrons du CAC 40. Il est,...
    >> Lire la suite
    « L'Europe va prendre conscience, dans les mois à venir, de l'incroyable position de l'Asie en termes de concurrence, de concentration, de monnaie... ». Ces propos de Martin Bouygues illustrent l'importance que commence à prendre ce continent pour son groupe. L'Asie représente déjà 25% des commandes internationales de Bouygues Construction (3,2 milliards d'euros au 1er semestre au total) et cette proportion montera encore en 2011 et 2012. Les meilleures années, l'Asie peut compter jusqu'à 40% des commandes à l'international.

    Mais les chiffres parlent mieux quand ils s'appliquent à des contrats. Et celui remporté à Singapour pour la construction du Sports Hub, un immense complexe sportif, a de quoi tirer des larmes de joie aux commerciaux du groupe : 770 millions d'euros, soit le plus gros contrat jamais gagné par Bouygues Construction.

    Le Turkménistan n'est pas en reste, ayant représenté certaines années jusqu'à 20% du total des commandes à l'international du groupe de Martin Bouygues. Il faut dire que l'amitié entre François Mitterrand et le président turkmène de l'époque n'est pas pour rien dans ce rapport privilégié.

    Autre bastion de Bouygues Construction : Hong Kong. Sa filiale à 100%, Dragages, est ainsi chargée du chantier « le plus emblématique, le terminal de croisières de Kai Tak, qu'elle construit sur le site de l'ancien aéroport... jadis construit par elle », souligne Olivier-Marie Racine, directeur général de Bouygues Bâtiment International interviewé par les Echos.

    La bête noire est chinoise
    Deux bémols toutefois. Le premier est que Bouygues est quasiment absent de la construction résidentielle en Asie, un secteur où les groupes locaux, notamment chinois, sont plus compétitifs. En fait, le groupe de Martin Bouygues rivalise (et gagne) quand il faut de la valeur ajoutée technique, le haut de gamme lui convenant définitivement mieux que le bête parpaing empilé.


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