L'emploi américain fait trébucher les marchés

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Les marchés européens ont subi un décrochage vendredi 3 juin à 14h30 avec la publication des statistiques de l'emploi américain.
Les marchés européens ont subi un décrochage vendredi 3 juin à 14h30 avec la publication des statistiques de l'emploi américain.

Les chiffres de l’emploi américain publiés vendredi à 14h30 ont provoqué un retour du CAC40 dans le rouge alors que le principal indice de la place de Paris évoluait calmement en hausse depuis le début de la séance.

L’économie américaine a créé beaucoup moins d’emplois que prévu le mois dernier, avec un solde de 38.000 nouveaux emplois dans le secteur non agricole en mai, contre une attente moyenne du consensus des analystes située à 164.000 nouveaux postes.

L’économie américaine n’avait plus enregistré un solde aussi faible de création de nouveaux postes en rythme mensuel depuis le mois de mai 2011, où le solde des créations d'emplois avait atteint seulement 25.000 postes.

Dans le secteur manufacturier, à dominante industrielle, les destructions d’emplois dépassent les créations de nouveaux postes, avec un solde de -10.000 postes au mois de mai, contre une attente de -1.000.

Le taux de participation, qui représente le ratio de la population active par rapport à la population en âge de travailler, a régressé à 62,6% contre 62,8% le mois précédent. Le « taux d’inactivité » a donc progressé de 37,2% à 37,4% de la population en âge de travailler.

Malgré ces données mal orientées, le taux de chômage américain parvient à régresser : les inscrits au chômage ne représentent désormais plus que 4,7% de la population active, contre 5,0% il y a un mois. La baisse du chômage, ramenée à l'évolution des statistiques précédentes, signifie avant toute chose que le nombre de personnes ayant abandonné leur recherche d'emploi, faute d'en trouver, a augmenté.

Les commentateurs ont relevé que ces mauvaises statistiques devraient pousser la Fed à la patience avant de poursuivre la remontée de ses taux directeurs. Le spectre d'une hausse des taux en juin s'éloigne plus que jamais. La Fed reste cependant très attachée au suivi du taux de chômage global qui, sous 5,0%, donne a priori un signal fort pour que la Fed ne tarde plus à relever ses taux. La probabilité d'une hausse en juillet reste donc élevée.

Xavier Bargue (redaction@boursorama.fr)

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  • jmlhomme il y a 6 mois

    Quand Bayer veut racheter MonsantoQuand Air liquide va racheter Air GasQuand l'Europe a fait baisser son euro de 20% en 18 moisQuand l'Agro chimie et l'Agroalimentaire américain dépasse toutes les limites de l'acceptableQuand nous Europeens sommes aux interets Négatifs Quand les deux continents jouent sur des dettes abyssalesOu cela va t il mieux ? En Europe ou Aux USA. Le réponse n'est pas évidente.

  • fquiroga il y a 6 mois

    balivernes... juste un vendredi de plus ou les robots vadent en raclant les stops pour mieux se gaver, pour mieux nous plummer.......

  • C.dup.62 il y a 6 mois

    Quelle dépendance avec les ricains tjrs dépendre des autres vla la France

  • BARIL22 il y a 6 mois

    bientôt le brexit, ils trébucheront alors beaucoup plus! vaudrait mieux ne pas avoir d'actions ce jour-là

  • BIPBIP6 il y a 6 mois

    La réalité est autre c'est 23% de la pop qui est sans emploi aux Us (c'est assez grave) !!!

  • pokesden il y a 6 mois

    cac à 3500 me semblerais logique