Comment évoluent les placements des français depuis 1998 ?

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Le patrimoine des ménages français en 2015.
Le patrimoine des ménages français en 2015.

Une étude de l’Insee publiée jeudi 5 novembre montre que les Français restent toujours particulièrement demandeurs de placements peu risqués, et restent frileux face aux placements à rendement variable pour investir leur épargne.

L’assurance-vie est plébiscitée et les livrets résistent malgré la baisse des taux

Les chiffres de l’Insee confirment que l’assurance-vie reste l’un des placements les plus dynamiques de ces dernières années en France.

Les ouvertures de livrets d’épargne traditionnels (notamment Livret A et Livret de Développement Durable) semblent peu évoluer depuis 17 ans. 85,9% des ménages français en possèdent ce type de compte en 2015, contre déjà 83,5% en 1998. Les chiffres agrégés cachent la dynamique particulièrement bonne des ouvertures de Livrets A au cours des cinq dernières années, et ce malgré la chute de la rémunération de ce placement : le Livret A est ainsi passé d’un taux d’intérêt de 3% en 1998 à 0,75% en 2015.

Désamour pour les actions et obligations

Le PEL (Plan épargne logement) et le CEL (Compte épargne logement) ont en revanche connu un désamour au cours de la dernière décennie. À noter que ces dernières année, le PEL a néanmoins retrouvé davantage d’attrait grâce à un taux de rémunération net qui reste significativement supérieur à celui de l’inflation en France.

Les « valeurs mobilières », qui désignent les actions et les obligations, ont quant à elles connu un désamour régulier ces dernières années, peu surprenant suite aux crises de 2008 (subprimes / Lehman) puis de 2011 (dettes souveraines européennes). Alors que 24,2% des ménages français avaient un patrimoine investi dans ces types d’actifs en 2004, le chiffre est tombé à 16,5% en 2015.

« Entre 2010 et 2015, les ménages ont délaissé les valeurs mobilières au profit de placements financiers peu risqués » commente l’Insee.

L’épargne salariale, constituée de comptes sur lesquels sont versés des primes pour les salariés de certaines entreprises (intéressement et participation aux résultats), connaît une diminution relative de sa présence dans les foyers français.

X. Bargue (redaction@boursorama.fr)

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  • gourbi le vendredi 6 nov 2015 à 10:56

    Le recul des placements en valeurs mobilières (type actions) est une catastrophe pour l'économie française et les retraites des français. D'une part, la France reste engluée dans la vieille économie (il suffit de voir que les grosses boîtes du CAC40 existaient déjà il y a 40 ans). Et d'autre part, les fonds de pension étrangers (américains) détiennent des parts d'actions françaises à la grande joie des seniors US. Ils investissent également dans l'économie numériques chez eux (Facebook, Google.

  • M4405433 le vendredi 6 nov 2015 à 10:38

    Je trouve que ce tableau est peu rejouissant...il faut redonner aux français le gout de l'investissement en actions. Etre massivement investi sur des actifs qui ne rapportent rien c'est un non sens économique surtout que dans la plupart du temps ils n'en ont pas besoin avant plusieurs années. Ils vont sans doute attendre encore 2 ans que les marchés soient au plus haut pour acheter des actions et se prendre de nouveau une porte de saloon ...

  • turtloo le vendredi 6 nov 2015 à 10:34

    Ils ont bien raisons, comme cela leur fric n'est pas englouti par les hedge Funds style FED ou BCE.