Brexit : krach boursier, chute de la livre, chute du pétrole, l'or bondit

le , mis à jour à 09:25
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Le Brexit, complètement inattendu par les investisseurs, provoque un krach boursier.
Le Brexit, complètement inattendu par les investisseurs, provoque un krach boursier.

C’est le chaos sur les marchés ce vendredi 24 juin. Les investisseurs avaient largement anticipé depuis le début de la semaine une victoire du « maintien » du Royaume-Uni dans l’UE. Mais le « Brexit » aura bien lieu.

L’indice Nikkei japonais a clôturé vendredi matin sur une chute de 7,92%. En début de séance, correspondant à 2h du matin heure française, l’indice de la bourse de Tokyo restait pourtant en territoire positif, les investisseurs restant alors persuadés que le « Brexit » n’aurait pas lieu.

Sur le marché des changes, qui cote en continu, la livre s’effondrait de 7,66% face au dollar vers 8h30 par rapport à son niveau de la veille, et de 5,77% face à l’euro. L’euro perdait 2,68% face au dollar à la même heure, la monnaie unique étant également impactée par le choc du Brexit, même si le Royaume-Uni n’était pas membre de la zone euro.

Le choc impacte tous les marchés, y compris celui du pétrole. À 8h45, le Brent européen perdait 4,75% à 48,7 dollars/baril. Le WTI américain perdait pour sa part 4,91% à 47,9 dollars/baril à la même heure.

« Aujourd’hui, la valeur-refuge est le sauve-qui-peut » avaient déclaré certains commentateurs des marchés lors du krach boursier du 24 août 2015. La phrase pourrait être reprise telle quelle ce vendredi 24 juin.

L’or, valeur-refuge par excellence, était très recherchée et s’appréciait de 6,53% à quelques minutes de l’ouverture des marchés européens.

Le CAC40 a ouvert à -7,10%. Le FTSE 100 britannique, très regardé, chutait également de 7,47% quelques minutes après l’ouverture. Le Dax 30 allemand perdait 9,78% à 9h04. Les indices boursiers, qui ont eu du mal à coter en début de séance à cause de blocages de cotations, ont accru sa chute dans les premiers échanges au fur et à mesure que les valeurs les plus impactées par la baisse ont débuté leur cotation. À 9h30, le CAC40 perdait plus de 10%.

Au sein du CAC40, Société Générale s'effondre de 21,73%, Peugeot de 20,44%, Renault de 18,41%, BNP de 16,52%, Crédit Agricole de 15,90%, Axa de 14,83%, Accor de 12,45%, Schneider Electric de 11,03%, Saint-Gobain de 0,63% et Carrefour de 9,94% en ce qui concerne le palmarès des plus fortes baisses.

Xavier Bargue (redaction@boursorama.fr)

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  • kpm745 le samedi 25 juin 2016 à 09:18

    Il n'y a aucune raison pour un Krach. Dans quelques jours la bourse retrouvera le même niveau

  • ccoudra2 le vendredi 24 juin 2016 à 12:05

    Le CAC40 va se trouver à l’équilibre pour cette semaine... le CAC40 a monté de plus de 6% sur les 4 premières séances de la semaine où le marché a anticipé une GB restante dans l'UE. Donc pas d'effet majeur de Brexit sur le CAC 40. Et moi personnellement, même si j'ai perdu virtuellement 10 000 euros ce matin (j'en ai profité pour acheter), je dis bon débarras pour la GB, qu’elle n'a jamais était vraiment européenne mais plutôt américaine, et maintenant c'est clair.

  • M9214798 le vendredi 24 juin 2016 à 11:58

    FRANXIT !!!! FRANXIT!!!! FRANXIT!!!!!

  • vazi le vendredi 24 juin 2016 à 11:20

    A maure le Godeslut golumé

  • vazi le vendredi 24 juin 2016 à 11:19

    les banques vont devenir un placement idéale, de gros bénéf en perspectives !!!!

  • M1945416 le vendredi 24 juin 2016 à 10:34

    on va voir ce que provoque la sorti de l'Europe , grandeur nature, avant nos élections

  • Mig737 le vendredi 24 juin 2016 à 10:13

    +1 : M580

  • M5805986 le vendredi 24 juin 2016 à 10:04

    Les anglais avaient un status particulier qui leur permettaient de profiter de l'union sans en supporter les inconvénients, ils n'ont pas compris, tant pis pour eux et tant mieux pour les autres. D'autant plus que toute la campagne du brexit était axée sur la xénophobie, hélas sortir de l'UE ne changera rien au problème. En tout cas, il faut espérer que pour la finance, les places européennes récupèrent la main (10% du PIB UK quant même !)

  • M140210 le vendredi 24 juin 2016 à 09:56

    Les teneurs de marché de produits dérivés, incapables de faire leur boulot, mais pour prendre du pognon, ils sont toujours la.

  • pouvillo le vendredi 24 juin 2016 à 09:56

    Alors petit Macron et Vals, comme vous avez promis, on va virer les migrants en GB ! On va voir si vous allez tenir parole ! Je vous donne l'autorisation de partir avec...et bon débarras !