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Prêt à taux zéro : cette condition de revenus peut faire basculer votre dossier

information fournie par Maison&Travaux 27/09/2026 à 17:00

L’éligibilité au PTZ dépend du montant le plus élevé entre les revenus fiscaux du foyer et le coût du projet divisé par neuf ( Shutterstock )

L’éligibilité au PTZ dépend du montant le plus élevé entre les revenus fiscaux du foyer et le coût du projet divisé par neuf ( Shutterstock )

Avant d’intégrer un PTZ à votre plan de financement, mieux vaut vérifier plusieurs données qui peuvent peser directement sur votre dossier.

Le prêt à taux zéro peut alléger sensiblement le financement d’un achat immobilier, mais son attribution ne dépend pas uniquement du revenu affiché sur l’avis d’imposition. Pour déterminer si un ménage respecte les plafonds de ressources, un second montant entre en jeu et peut modifier complètement le résultat d’une simulation. L’administration compare en effet les revenus fiscaux du foyer à une fraction du coût du projet immobilier. Selon le prix du logement, un emprunteur dont les revenus semblent pourtant suffisamment faibles peut ainsi découvrir qu’il dépasse finalement la limite prévue pour bénéficier du PTZ.

Le montant pris en compte pour le PTZ n’est pas toujours votre revenu fiscal

Pour une offre de prêt émise en 2026, le premier montant examiné correspond à la somme des revenus fiscaux de référence de 2024, soit l’année N-2, des personnes destinées à occuper le futur logement. Mais ce chiffre n’est pas systématiquement celui qui sert à vérifier l’éligibilité. Il doit être comparé au coût total de l’opération divisé par neuf. C’est le plus élevé de ces deux résultats qui est retenu. Cette règle peut donc pénaliser les projets relativement coûteux au regard des revenus déclarés.

Un exemple permet de mieux comprendre son effet. Pour un achat dont le coût total atteint 270 000 euros, la division par neuf donne 30 000 euros. Si le ménage affiche un revenu fiscal de référence de 26 000 euros, il ne pourra pas utiliser ce dernier montant pour vérifier son éligibilité : ce sont les 30 000 euros correspondant au coût du projet qui seront pris en compte. Avec un revenu fiscal de 35 000 euros, la logique s’inverse puisque celui-ci devient le montant le plus élevé. Dans les deux cas, c’est ce résultat qui sera ensuite confronté au plafond applicable.

Des plafonds de ressources qui changent selon la zone et la composition du foyer

Or ces plafonds varient fortement selon l’adresse du futur logement et le nombre de personnes appelées à l’occuper. Pour une personne seule, le seuil atteint actuellement 49 000 euros en zone A, 34 500 euros en zone B1, 31 500 euros en zone B2 et 28 500 euros en zone C. Pour deux occupants, ils passent respectivement à 73 500 euros, 51 750 euros, 47 250 euros et 42 750 euros. Un même niveau de ressources peut donc permettre d’obtenir un PTZ dans une commune et dépasser le plafond dans une autre.

Cette vérification est d’autant plus importante que le champ du PTZ s’est considérablement élargi. Depuis le 1er avril 2025 et jusqu’au 31 décembre 2027, le dispositif peut notamment financer l’acquisition ou la construction d’un logement neuf, appartement comme maison individuelle, partout en France. L’ancien reste soumis à des conditions différentes : il doit notamment être situé en zone B2 ou C et faire l’objet de travaux répondant aux critères prévus. Le logement financé doit par ailleurs devenir la résidence principale de l’emprunteur.

Les bons calculs à faire avant d’intégrer le PTZ à votre financement

Le respect des plafonds de ressources ne suffit toutefois pas à garantir l’obtention du prêt. Le PTZ s’adresse en principe aux personnes qui n’ont pas été propriétaires de leur résidence principale au cours des deux années précédant l’offre, sauf exceptions prévues notamment pour certaines situations de handicap ou après une catastrophe ayant rendu un logement inhabitable. Il ne finance pas non plus la totalité de l’achat : il doit être complété par un autre crédit immobilier. Son montant dépend ensuite du type de bien, de sa localisation, du nombre d’occupants et du coût retenu pour l’opération.

Avant de construire son plan de financement, mieux vaut donc ne pas s’arrêter au seul revenu fiscal inscrit sur son avis d’imposition. Pour un dossier présenté en 2026, il faut réunir les RFR 2024 des futurs occupants, connaître précisément le coût de l’opération et identifier la zone dans laquelle se trouve le bien. La comparaison avec le montant obtenu en divisant le projet par neuf permet alors de déterminer la ressource à retenir, avant de la confronter au plafond correspondant. Une étape simple en apparence, mais qui peut suffire à faire basculer l’éligibilité au prêt à taux zéro.

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